14.12.2008

RESPONSABILITE DES EVANGELISTES DANS LES PERSECUTIONS ANTICHRETIENNES

Pour un musulman................ chretien = evangelique = U.S.A.

donc, pour un musulman ........ catholique ou orthodoxe = U.S.A.

conséquences ....persécutions aveugles.

 

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IRAK

Irak: la prolifération des sectes évangéliques met les chrétiens irakiens en danger Version imprimable Suggérer par mail
11-12-2008

La prolifération des sectes évangéliques étrangères  met les chrétiens irakiens dans un grand danger, affirme l'évêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, Mgr Shlemon Warduni. Les chrétiens locaux sont  injustement accusés de prosélytisme.

Dans une interview accordée à l'agence de presse catholique italienne SIR, Mgr Warduni relève que les chrétiens locaux sont injustement accusés de prosélytisme par les musulmans.

«Depuis longtemps, nous sommes, avec les autres confessions chrétiennes présentes dans le pays, engagés dans le dialogue œcuménique», défend l'évêque auxiliaire.

La chute de Saddam Hussein a ouvert les portes à un important afflux de groupes et mouvements chrétiens venus de l'extérieur.

Ces groupes, dont beaucoup proviennent des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, «ont de l'argent et des véhicules qu'ils utilisent pour attirer les enfants et les jeunes, en leur offrant de la nourriture et de l'argent», a-t-il révélé.

Ces mouvements attirent également les chrétiens locaux, en les baptisant une seconde fois.

Noël fêté de jour

Ces activités très visibles mettent en danger la minorité chrétienne irakienne, relève-t-il, même si un grand progrès est visible quant à la diminution de la violence en Irak. Malgré tout, «la sécurité et la stabilité font toujours défaut, les gens ont peur», selon l'évêque irakien.

Ainsi, les festivités de Noël - notamment la messe de minuit et les principales célébrations liturgiques - se tiendront durant la journée pour des motifs de sécurité.

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POUR LIRE LA VIDEO, CLIQUER SUR L'IMAGE
(pour mémoire, chrétiens sionistes = évangéliques)

 

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LE DESSOUS DES CARTES Evangéliste Pro IsraeliensLE DESSOUS DES CARTES Evangélistes Pro Israeliens anti-Islam

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ALGERIE


Les inquiétudes de la communauté catholique d'Algérie


LE MONDE | 25.02.08

Apprise avec retard, la condamnation le 30 janvier d'un prêtre français, Pierre Wallez, à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia, ville frontalière avec le Maroc, a bouleversé la petite communauté catholique d'Algérie. Elle s'estime poussée à quitter le pays. Le père Wallez avait animé, à Noël, dans un bidonville de Maghnia, un culte auprès de migrants subsahariens. Un médecin bénévole algérien, qui administrait des soins à ces émigrés clandestins, a, dans le même procès, été condamné à deux ans de prison ferme, accusé d'avoir subtilisé des médicaments au centre de santé de Maghnia. L'évêque d'Oran a exprimé, dans un communiqué, "l'incompréhension" de la communauté catholique d'Algérie.

La condamnation du père Wallez intervient dans un climat difficile où, selon Mgr Henri Teissier, l'archevêque d'Alger, "certains groupes cherchent à réduire la présence de l'église catholique et lui créent des difficultés". La communauté catholique se considère depuis deux ans "sous une pression", à la limite de la persécution. Un sentiment qui s'est accentué en mai 2007, lorsque les autorités locales des quarante-huit wilayas (départements) du pays, en application d'une directive venue d'Alger, ont invité les catholiques à quitter le pays en raison de menaces d'Al-Qaida au Maghreb.

La mise en œuvre de cette mesure aurait entraîné une quasi-disparition de l'Eglise catholique en Algérie, ce qui a été toujours évité y compris pendant la décennie sanglante des années 1990. En raison de leur volonté de rester en Algérie, 19 membres de l'Eglise, prêtres, religieux et religieuses, dont l'évêque d'Oran, Pierre Claverie, ont perdu la vie entre le 8 mai 1994 et le 1er août 1996. Les responsables de l'Eglise ont dû saisir les plus hautes autorités algériennes pour annuler une mesure aussi extrême. Un an plus tôt, une trentaine d'étudiants sub-sahariens, qui avaient participé à un week-end d'études bibliques à Tizi-Ouzou, s'étaient vu signifier leur expulsion d'Algérie. Là aussi, il a fallu l'intervention des ambassadeurs, dont celui du Sénégal, pour annuler la mesure.

En novembre 2007, des religieux catholiques brésiliens de la communauté Salam, dont les papiers étaient en règle, ont été sommés de quitter le pays sous quinzaine, sans explication. Après intervention de l'ambassadeur brésilien, l'oukase ne fut pas exécuté.

Des membres de la Mission de France, dont l'engagement pour l'indépendance de l'Algérie est honoré aujourd'hui encore par de nombreux Algériens – comme ce fut le cas pour l'abbé Robert Davezies, récemment décédé – ont essuyé des refus de visas.

Ce durcissement remonte, en fait, à une loi votée le 28 février 2006, qui restreint les conditions de la pratique des cultes non musulmans. Ellet prévoit des peines de 2 à 5ans de prison et des amendes de 5000 à 10000euros contre toute personne qui "incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion". La loi interdit l'exercice d'un culte autre que musulman en "dehors des édifices prévus à cet effet et subordonne l'affectation des édifices pour l'exercice du culte à l'obtention d'une autorisation préalable". Le père Wallez, qui a fait appel du jugement, a été condamné en vertu de cette loi de 2006..


Ces dernières années, la presse algérienne, arabophone surtout, mène campagne contre le prosélytisme évangélique en Algérie, notamment en Kabylie. Elle le fait en recourant à l'amalgame : les articles contre les mouvements évangéliques sont systématiquement illustrés par des photos de la basilique Notre-Dame d'Afrique et de Mgr Henri Tessier, alors que les catholiques ne pratiquent aucune forme de prosélytisme.

Pour sa part, Mustapha Krim, président de l'Eglise protestante d'Algérie, a déclaré au journal El Watan ne pas comprendre en quoi "32 petites communautés chrétiennes peuvent faire trembler 32 000 mosquées". Pour lui, "le prosélytisme en Algérie est surtout islamiste ! Et s'il existe du côté des chrétiens, il ne représente qu'un très faible pourcentage".

Reste que l'activisme des évangéliques est réel et inquiète la population, parfois choquée de ces conversions qui se produisent dans de petits villages où tout le monde se connaît. Les Algériens ont "le sentiment que la digue que représente l'islam est attaquée", explique un médecin qui déplore néanmoins que le phénomène soit considérablement exagéré par la presse..

Le ministère des affaires religieuses et l'Association des Oulémas voient, quant à eux, un complot des "chrétiens sionistes" américains ciblant l'Algérie. Ils affirment que les responsables évangéliques promettent 5 000 euros à qui parvient à convertir un musulman. Le ministre des affaires religieuses, M. Ghlamallah, accuse les évangéliques de vouloir se constituer en "minorité", prétexte à une ingérence étrangère.

Les catholiques, victimes collatérales d'une campagne contre les évangéliques ? Beaucoup peinent à croire que les autorités algériennes soient incapables de faire la différence
. Mais ce qui inquiète le plus les catholiques, dont le rôle social est hautement apprécié par les Algériens, est que cette campagne, parfois virulente, sape ce qui a fait la qualité des rapports entre musulmans et chrétiens : la confiance.

Amir Akef


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JORDANIE

20/02/2008 18:03
AMMAN, 20 fév 2008 (AFP) - Jordanie: des étrangers expulsés pour prosélytisme (ministre)

La Jordanie a annoncé mercredi avoir expulsé plusieurs expatriés chrétiens pour "prosélytisme, sous couvert d'activités caritatives".


"Certains étrangers sont entrés sur le territoire sous couvert d'activités caritatives, mais ils ont violé la loi et se sont livrés au prosélytisme", a indiqué le ministre d'Etat pour l'Information Nasser Jawdeh, cité par l'agence officielle Petra.

"Le gouvernement suivait depuis quelques temps leurs activités illégales et a pris la décision de les expulser", a ajouté le ministre qui s'exprimait devant le parlement. Il n'a cependant pas précisé leur nombre, leur nationalité et la date de leur expulsion.

Le prosélytisme est interdit en Jordanie, un pays musulman qui compte une minorité chrétienne.

Le Conseil des églises de Jordanie (CEJ), qui regroupe toutes les communautés chrétiennes, a mis en garde la semaine dernière contre 40 sectes soupçonnées de prêcher dans le royaume sous couvert d'activités caritatives.

"La présence des sectes en Jordanie a augmenté et aujourd'hui 40 sectes ont mandaté des groupes de prédicateurs qui agissent sous couvert d'activités caritatives sociales et culturelles", avait indiqué le CEJ dans un communiqué.

Il a qualifié de "dangereuses pour la sécurité du pays" l'action de ces sectes qui "sèment la zizanie au sein de la communauté chrétienne et entre chrétiens et musulman
s". Le communiqué n'identifie pas ces sectes.


La communauté chrétienne de Jordanie est estimée à 4% de la population (5,8 millions d'habitants) et elle est formée essentiellement d'orthodoxes, de catholiques, d'arméniens catholiques et de latins.

LA CROIX

 

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PALESTINE - GAZA palestine

 


Vendredi 22 juin 2007

La fin des chrétiens de Gaza?

BANDE DE GAZA •  "Les chrétiens doivent accepter la loi islamique"

i75070ChretiensGaza.jpgLa petite communauté chrétienne de Gaza a des raisons de s'inquiéter. En effet, dans un entretien publié par le quotidien israélien Yediot Ahoronot, un chef islamiste fait savoir que les missionnaires seront "traités sans pitié".

Les chrétiens ne pourront continuer à vivre en toute sécurité dans la bande de Gaza que s'ils acceptent la loi islamique, qui prévoit d'interdire l'alcool et d'imposer levoile aux femmes dans la rue. C'est ce qui ressort des propos tenus lundi 18 juin par cheikh Abou Saqer, chef de file de la Djihadia Salafiya (Combat salafiste), lors d'un entretien exclusif. Ila ajouté que les chrétiens qui, à Gaza, se livreraient à des "activités missionnaires" seraient "traités sans pitié".

Ces menaces sont proférées deux jours après des attaques perpétrées contre une église et une école chrétienne après la prise de contrôle du territoire par le Hamas. "J'attends de nos voisins chrétiens qu'ils comprennent que le nouveau pouvoir du Hamas sera synonyme de véritables changements. Ils doivent être prêts à accepter la loi islamique s'ils veulent vivre en paix à Gaza", a lancé le responsable de la Djihadia Salafiya, mouvement islamique influent qui a récemment annoncé la création d'une "branche militaire" pour imposer la loi musulmane à Gaza.

La Djihadia Salafiya est soupçonnée d'avoir attaqué une école des Nations unies à Gaza le mois dernier, l'établissement ayant autorisé garçons et filles à prendre part à un même événement sportif. Une personne avait été tuée dans l'incident. "La situation a désormais changé du tout au tout à Gaza", affirme Abou Saqer. "La Djihadia Salafiya et d'autres mouvements islamiques veilleront à ce que les écoles et les institutions chrétiennes affichent publiquement ce qu'elles enseignent, afin de garantir qu'elles ne se livrent pas à des activités missionnaires. Plus d'alcool dans les rues. Toutes les femmes, y compris les non-musulmanes, doivent comprendre qu'il leur faut être toujours couvertes en public. De plus, cybercafés, salles de billard et bars doivent cesser toute activité", a-t-il dit. "Si cela continue, nous les attaquerons impitoyablement."

Abou Saqer a accusé les dirigeants de la communauté chrétienne de Gaza de faire preuve de "prosélytisme" et de "chercher à convertir les musulmans à l'aide de fonds versés par les évangéliques américains. Cette activité missionnaire met en danger l'ensemble de la communauté chrétienne de Gaza", a-t-il affirmé, prétendant que les chrétiens du territoire n'avaient "pas besoin" de conserver un grand nombre d'institutions. Quelque 2 000 chrétiens vivent dans la bande de Gaza, qui abrite près de 1,5 million d'habitants.

hamas-leaders.jpg D'après Abou Saqer, le Hamas "doit s'efforcer d'imposer la loi islamique, sous peine de perdre son autorité et l'appui du peuple". Le cheikh intervient alors que, dimanche dernier, des hommes armés ont attaqué l'Ecole latine de Gaza et l'école adjacente des sœurs du Rosaire. Ils auraient détruit des croix, des bibles, des portraits de Jésus, des meubles et du matériel. Ils auraient également dérobé plusieurs ordinateurs. Il s'agissait de la première action contre des institutions chrétiennes depuis que le Hamas a déclenché [le 14 juin] un coup d'Etat contre son rival, le Fatah de Mahmoud Abbas, président de l'"Autorité palestinienne". Le mouvement s'est emparé de toutes les positions et installations de sécurité du Fatah, prenant en fait le contrôle total de la bande de Gaza.

A Gaza, des responsables du Hamas ont affirmé que le Fatah était à l'origine de l'attaque de dimanche contre l'église. Elle a été imputée au mouvement islamiste afin de le discréditer aux yeux de la communauté internationale. Abou Saqer dit disposer d'"informations sérieuses" prouvant que l'attaque était en réalité un cambriolage visant le parc informatique des écoles, même si des bibles et des objets sacrés ont été détruits.

LUMIERES DU MONDE

JUIFS DE FRANCE ET D'AILLEURS______________

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IRAK

Citation:
Iraq
Prosélytisme protestant
Un an après le début de la guerre, le prosélytisme de sectes, souvent américaines, et les menaces des islamistes ("wahhabites", sunnites fondamentalistes) pèsent sur l'avenir des Églises chrétiennes d'Irak, a estimé jeudi l'archevêque de l'Église catholique chaldéenne d'Erbil au Nord de l'Irak.


FILIGRANES

Citation:
Tandis qu’en Suisse, l’islam, via le lancement d’une initiative fédérale pour interdire les minarets, est désigné par la droite dure comme une déclaration de guerre au monde chrétien, on trouve une rhétorique similaire dans le monde arabo-musulman. La cible, par un effet de miroir, est cette fois le « prosélytisme chrétien », considéré comme l’agent spirituel de l’impérialisme occidental. Ce discours, qui justifie des restrictions de liberté pour les minorités religieuses, se traduit parfois dans le sang.



Citation:
Les Églises chrétiennes s’inquiètent par ailleurs de l’action menée par les communautés évangéliques, souvent d’origine américaine, arrivées en Irak après l’invasion du pays, à la richesse ostentatoire, et dont le prosélytisme sincère mais parfois tapageur gène aussi bien musulmans que chrétiens. Cette présence protestante, nouvelle en Irak à l’exception de quelques petites communautés épiscopaliennes comme nous l’a rappelé en marge de la conférence de presse le pasteur Didier Crouzet, brouille le paysage et contribue à une nouvelle division des chrétiens.


FRANCE CATHOLIQUE

Citation:
« Nos ancêtres habitaient cette terre avant l’islam. Aujourd’hui, nos filles et nos femmes sont obligées de se voiler dans les villes où les musulmans sont majoritaires. À Mossoul, nous vivons sous le régime de la charia. Pourquoi ? Notre religion est confondue avec celle des troupes américaines : pour les extrémistes, nous sommes des cafards dont il faut débarrasser l’Irak. »

LA CROIX

EVANGELISTES EN IRAKEVANGELISTES EN IRAK

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Exellente analyse de Charles Saint-Prot, datée d'octobre 2005 et qui s'est avéré exacte et s'est soldée par les persécutions que l'on connait :

Ce qui est moins connu c’est le rôle des évangélistes dans la politique états-uniennes dans le monde arabe. Il est notoire que la Maison-Blanche, le Congrès et la CIA suivent et gèrent avec un grand intérêt l’expansion des Eglises évangéliques. La haine professée par cette secte contre l’Islam, mais aussi leur mépris à l’égard des Arabes chrétiens, en fait un instrument privilégié de la politique états-unienne visant à briser le monde arabe pour mieux organiser un grand Moyen Orient tout entier soumis à l‘influence de Washington et de ses alliés israéliens.

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Dans le monde arabe, l’action de la secte évangéliste se présente sous un triple aspect:

- La propagande anti-musulmane qui dispose de moyens considérables et vise à accuser les musulmans de tous les maux de la terre. C’est ainsi que les évangélistes sont les premiers à organiser, en liaison avec les néoconservateurs américains dont on connaît les engagements pro-israéliens, des campagnes visant à assimiler l’Islam au terrorisme, donc à « l’axe du mal ». L’un de leurs objectifs favoris est l’Arabie saoudite contre laquelle ils poursuivent une propagande inlassable tout en encourageant certaines confréries de façon à semer la division religieuse au sein du royaume.

- L’instrumentalisation des communautés chrétiennes arabes est en action au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak. Au Liban, chaque été des missionnaires évangélistes parcourent le pays, selon un itinéraire préparé en liaison avec l’ambassade des Etats-Unis. Des groupes de jeunes organisent des concerts, des festivals, des rencontres sur les plages avant d’en venir à des réunions plus précises visant à convaincre les jeunes chrétiens, notamment les maronites, d’adhérer à la secte évangéliste en leur faisant miroiter la prise en charge de leurs études, des visas pour les Etats-Unis et toutes sortes d’autres avantages. Ces activités s’accompagnent d’un fort prosélytisme anti-musulman qui n’est pas pour rien dans la montée en puissance du confessionnalisme que l’on peut déplorer au pays du Cèdre. Les évangélistes déploient les mêmes méthodes en Syrie, mais d’une manière beaucoup plus discrète en raison de la vigilance des pouvoirs publics. En Irak les missionnaires des sectes évangélistes sont arrivés dans les fourgons de l’armée américaine et ont désormais pignon sur rue. A coup de dollars, ils s’emploient à rallier les chrétiens d’Irak et les détourner de leur christianisme traditionnel, oriental et arabe, pour les conduire à créer des communautés séparatistes. Les arguments sont toujours les mêmes, il s’agit d’inviter les chrétiens arabes à quitter leur religion traditionnelle en échange d’un emploi, d’allocations pour leurs enfants, d’une promesse de visa. Outre le Vatican, les Eglises traditionnelles irakiennes ne cessent de dénoncer le danger des évangélistes états-uniens dont certains ont déjà été exécutés par la Résistance. Selon le curé du village chrétien de Ain-kawa, près de Mossoul, : «Lors de cérémonies religieuses, nous expliquons aux fidèles que ces missionnaires sont en réalité des agents américains qui cherchent à soudoyer les Irakiens avec leur argent. Des étrangers qui veulent anéantir notre histoire et créer des conflits confessionnels en Irak Nous répétons aux fidèles qu'il faut interdire à ces gens l'accès à leurs résidences et aux lieux de rassemblement de leurs enfants». Les Irakiens chrétiens affirment que ces évangélistes « ne risquent pas seulement de causer la dispersion des fidèles, mais de créer un climat de conflit confessionnel qui n'existait pas auparavant en Irak. Ces étrangers visent à perturber nos bonnes relations avec les musulmans et un climat d’entente millénaire ». C’est exactement le même processus que l’on constate en Palestine occupée où des efforts considérables sont déployés par les évangélistes pour rallier des fidèles et les inciter ensuite à quitter le pays.

Enfin, l’effort de conversion des musulmans constitue l’aspect le plus spectaculaire de l’acticité des évangélistes. La stratégie américaine d’évangélisation ciblant les peuples musulmans s’appuie sur des acteurs organisés en réseau, mais aussi sur l’élaboration d’un message évangélique adapté au message coranique. Cette évangélisation vise en particulier certaines communautés musulmanes dont les origines ethniques pourraient être utilisées pour des projets sécessionnistes et anti-arabes : c’est le cas avec les minorités kurdes d’Irak et de Syrie, mais aussi avec les Kabyles et les Berbères au Maghreb.

Selon le quotidien algérien al Watan , l’évangélisation en Kabylie est « le résultat d’un prosélytisme organisé et financé par une stratégie d’évangélisation des peuples musulmans. En Algérie, les évangélistes investissent le terrain de l’humanitaire et choisissent leurs cibles parmi les personnes les plus démunies ; des personnes se convertissant aux christianisme contre une somme d’argent (2000 dinars, l’équivalent de 20 euros), des promesses de soins médicaux ou de visas pour l’étranger : les chancelleries européennes accordent plus facilement des visas d’entrée à l’espace Schengen à tout demandeur algérien qui se proclame comme chrétien « persécuté ». Plus de 74% des personnes allant à la messe le font essentiellement pour profiter des aides financières des missionnaires» . L’une des actions récentes de l’église protestante à Constantine a visé des lycéens, « elle leur a proposé un soutien scolaire gratuit. En plus des cours proposés, les élèves ont reçu des CD, des livres et d’autres documents de propagande évangéliste ; ce même scénario rôdé s’est répété à Tiaret et dans d’autres villes ». Selon nos informations, les « diplomates » de l’ambassade des Etats-Unis en Algérie multiplient les visites dans les territoires kabyles et favorisent le prosélytisme évangéliste.

Au Maroc, une multitude d’organisations évangélistes, surtout américaines, opère plus ou moins secrètement dans les régions déshéritées ainsi que dans les grandes villes. Une organisation comme Arab World Ministries, société missionnaire évangéliste internationale, a pour objet officiel « l'annonce de la bonne Nouvelle d'un Sauveur aux musulmans du monde arabe ». Les agents clandestins de cette secte dont le nombre a plus que triplé depuis 2002, seraient plus de 800. Ils se présentent sous diverses couvertures : médecins, infirmiers, militants humanitaires, enseignants, ingénieurs ou encore entrepreneurs . En janvier 2005, à l’occasion de la visite au Maroc du télé-évangéliste Josh McDowell, représentant le mouvement Crusade for Christ International (7000 volontaires dans le monde), Le Journal-hebdo écrivait « Le Maroc assailli par les néo-protestants US » .

L’action des évangélistes états-uniens est relayées par de nombreuses radios et télévisions bénéficiant du soutien des Etats-Unis, notamment du congrès et de la Cia : Radio El Mahabba émettant en continu sur le canal son du satellite Eutelsat Hotbird 3, la chaîne CNA-Channel North Africa, Arabvision, Life-TV, Miracle Channel etc, sans compter la chaîne de propagande américaine en arabe Al Hurra. La propagande évangéliste est également insérée dans des projets de programmes de développement d'Internet, tel le programme de développement de l`usage d`Internet (GIPI, Global Internet Policy Initiative) engagé par le Département d’Etat américain, dans le cadre de l`Initiative de Partenariat du Moyen-Orient (MEPI), qui touche déjà l'Algérie, la Tunisie, le Maroc, l'Egypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie, l'Irak, l'Arabie saoudite, Barheïn, le Koweït, Oman, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Yémen et la Palestine.
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Bien entendu, cette action de prétendue évangélisation encouragée, financée et protégée par le gouvernement de Washington, n’est animée d’aucun sentiment religieux sincère. Son but est de créer des foyers de discorde au sein des pays arabes afin de les déstabiliser et de les affaiblir. Elle a pour effet d’attiser artificiellement le choc des civilisations et s’inscrit dans le projet développé depuis le 11 septembre de diaboliser l’Islam. Elle s’inscrit tout simplement dans le cadre de la politique des Etats Unis visant à remodeler le Grand Moyen Orient et d’y étendre l’hégémonie américaine.

OBSERVATOIRE D'ETUDES GEOPOLITIQUES

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25.10.2008

CONDAMNATION DU SIONISME CHRETIEN

Synode : critiques d’une utilisation idéologique de la Bible en Israël

vendredi 17 octobre 2008, par admin

CITE DU VATICAN, 13 oct 2008 (AFP) - Un prélat libanais a dénoncé lundi devant le synode des évêques au Vatican une
utilisation idéologique de la Bible en Israël qui conduit selon lui à justifier les annexions de terres et à nier les droits des Palestiniens.

"Pour les juifs en général, et surtout pour certains religieux intégristes, la Bible se présente comme une sorte de cadastre délimitant les frontières d’Israël", a déclaré Mgr Guy-Paul Noujaim, vicaire du patriarche maronite de Sarba (environ 15 km au nord de Beyrouth, Liban), selon le texte intégral de son intervention dont les journalistes ont eu connaissance.

Le résumé diffusé aux médias évoquait en termes plus généraux "une exégèse idéologique et politique de l’Ecriture Sainte, en particulier la question de la terre promise à Israël par Dieu dans la Bible", ajoutant que "certains prennent à la lettre cette promesse pour encore aujourd’hui".

Dans le texte intégral, Mgr Noujaim a souligné que " de nombreux chrétiens, et même des catholiques, que l’on appelle "sionistes chrétiens", adhérent à ce courant" .
"Certains d’entre eux proclament que le peuple palestinien n’a aucun droit de posséder une terre en Palestine", a-t-il relevé.

Le synode des évêques (assemblée consultative) est réuni à huis clos du 5 octobre au 25 octobre sur le thème de "la parole de Dieu".

Un autre prélat du Proche-Orient, le patriarche latin de Jérusalem Fouad Twal, avait évoqué le 10 octobre
l’utilisation de la Bible dans le conflit israélo-palestinien.

"Le conflit israélo-palestinien provoque des difficultés de lecture et de compréhension de certains passages de la Bible", avait-il dit. "Les chrétiens arabes en général ont souvent du mal à lire l’Ancien Testament, non à cause de la Parole de Dieu elle-même, mais à cause de ses interprétations politiques et idéologiques", avait-il précisé.

Chrétiens et juifs ont en commun certains textes sacrés de la Bible rassemblés notamment dans ce que les chrétiens appellent l’Ancien Testament et les juifs la Torah.
V.I.V.

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(pour mémoire, chrétiens sionistes = évangéliques)

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vatican

Le Vatican s’inquiète de l’influence des sectes chrétiennes

vendredi 27 juin 2008

CITE DU VATICAN, 12 juin 2008 (AFP) - Le Vatican s’inquiète de l’influencecroissante des sectes chrétiennes accusées de brouiller le message de la Bible, dans le document préparatoire à un prochain synode (assemblée) des évêques publié jeudi.


Plus largement, le Vatican dénonce les ravages du "fondamentalisme" chrétien dans "l’interprétation du monde et de la vie humaine", compliquant le rapport déjà "délicat" entre religion et science, une allusion au débat particulièrement vif aux Etats-Unis sur le darwinisme entre créationnisme et évolutionnisme.

Il réitère ses critiques envers la théologie de la libération toujours vivante en Amérique latine, dénonçant les "lectures idéologiques" de la Bible et appelant les théologiens à éviter de la "manipuler".

Le texte intitulé "la parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise" souligne l’importance des textes bibliques pour le christianisme. Il doit servir d’instrument de travail ("instrumentum laboris") aux évêques du monde entier en préparation du synode d’octobre 2008.

Les évêques sont appelés à accorder "une attention particulière aux nombreuses sectes, actives dans plusieurs continents, qui se servent de la Bible pour des objectifs déviants avec des méthodes étrangères à l’Eglise".

Ils doivent aussi être attentifs au "risque du fondamentalisme" qui procède à une lecture littérale de la Bible "et refuse de tenir compte de la dimension historique de la révélation biblique".

"Ce genre de lecture trouve de plus en plus d’adhérents même parmi les catholiques", relève le document. Il évoque aussi "l’émergence de formes gnostiques et ésotériques dans l’interprétation des Saintes Ecritures".

Mais pour le Vatican, les dangers d’une mauvaise compréhension de la Bible viennent aussi d’une lecture déconnectée de la foi religieuse, dans un contexte marqué par "le sécularisme consumériste", le "relativisme", "l’indifférence religieuse".

Il évoque également les "conflits douloureux" auxquels sont parfois confrontés "les minorités chrétiennes dans un milieu non chrétien à propos de l’emploi de la Bible", allusion aux tracasseries dont font l’objet les petites communautés chrétiennes dans certains pays musulmans.

Une chrétienne convertie, Habiba Kouider, est actuellement poursuivie par la justice algérienne pour "pratique illégale d’un culte non-musulman" après avoir été interpellée en possession de plusieurs exemplaire de la Bible.

Le document souligne cependant le rayonnement de la Bible dans le monde après avoir imprégné les cultures des siècles passés "au point d’inspirer les différents domaines du savoir philosophique, pédagogique, scientifique, artistique, littéraire".

Elle est aujourd’hui au coeur d’un "dialogue parfois dialectique mais riche en potentialités" et "riche en demandes de significations", relève-t-il.

V.I.V.

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Condamnation du sionisme chrétien

vendredi 25 août 2006.

 

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Bill Bowder, journaliste à l’hebdomadaire anglican Church Times du 25 août 2006

Le sionisme chrétien vient d’être condamné mardi dernier par une déclaration commune des dirigeants des quatre principales Église chrétiennes du Moyen-Orient, comme étant raciste, violent, contraire à l’Évangile d’amour et menaçant la sécurité commune.

La déclaration est signée par Mgr Michel Sabbah, patriarche catholique de rite latin, par l’archevêque Swerios Malki Mourad de l’Église orthodoxe syrienne, par le très Rev. Riah Abu El-Assal, évêque anglican de Jérusalem et par le très Rev. Munib Younan évêque luthérien.

« Nous refusons l’alliance qu’établissent actuellement les responsables sionistes chrétiens avec des membres des gouvernements d’Israël et des États-Unis. Ils décident unilatéralement et à l’avance du pouvoir la Palestine et de ses frontières, ce qui provoque inévitablement un cycle ininterrompu de violence qui menace la sécurité de tous les peuples du Moyen-Orient et du monde entier. »

Les quatre dirigeants appellent au rejet des « vues étroites du sionisme chrétien qui identifient l’Évangile avec les idéologies impérialiste, colonialiste et militariste. Dans sa forme radicale, le sionisme met l’accent sur les événements apocalyptiques de la fin de l’histoire alors qu’il convient de vivre aujourd’hui l’amour du Christ et la justice. » Cette position a été soutenue le lendemain mercredi par l’évêque d’Exeter, le très Rev. Michael Langrish, qui est très concerné par la situation en Palestine. « Les gens n’osaient pas, dit-il, s’attaquer au problème du sionisme tant dans sa forme juive que dans sa forme chrétienne, car ils craignaient d’être accusés d’antisémitisme. »

Traduction Gilles Castelnau

churchtimes.co.uk

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En tant que patriarche latin de Jérusalem, quel est votre rôle ?

medium_image003.jpgNotre rôle, à nous chefs religieux chrétiens, est de rappeler la vérité. D’un côté, les Israéliens disent faire la guerre pour être reconnus et acceptés en tant que peuple dans cette région. Les Palestiniens disent lutter contre l’occupation. Selon nous, Israël doit être reconnu en tant que peuple et doit pouvoir vivre en sécurité. De même, les Palestiniens ont droit à un Etat au sein duquel ils pourront vivre en paix. Or, Israël a réussi à convaincre le monde qu’il luttait contre le terrorisme. Ce qui est faux, car le peuple palestinien se bat pour sa liberté.

RJLIBAN.COM

 

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Jerusalem patriarch reminds Christians

of their responsibilities

 

The Latin patriarch of Jerusalem Michel Sabbah is traveling to different countries to remind Christians of their responsibility toward brothers in the faith in the Holy Land. The patriarch said he hopes "to attract the attention of emigrated Christians, to remind them that they have a responsibility in regard to the Holy Land. They  must also raise their voice to invoke peace and justice."

Patriarch Sabbah recalled "the Palestinian question is not resolved with weapons and by denying dignity, rights and justice to these peoples."

 

He stressed that most Christians in the Holy Land live among the Palestinians. Many emigrate "because of the difficult conditions of life; others stay, manifesting their conscience and will to witness their faith here, in the Holy Land," he said.

 

Christian solidarity is needed to stem the exodus of the faithful from the region, the patriarch added.

 

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ZENIT

Le Diocèse épiscopal de Jérusalem réagit à l’estime de certains chrétiens pour Israël Déclaration de Jérusalem sur le Sionisme chrétien

 

05/09/2006

Texte original anglais sur le site du Diocèse épiscopal de Jérusalem

Traduction française : Menahem Macina


Communiqué du patriarche et de dignitaires d’Eglises locales à Jérusalem

"Bénis soient les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu (Mt 5, 9).

 

Le Sionisme chrétien est un mouvement théologique et politique qui fait siennes les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, au point de nuire à une paix juste en Palestine et en Israël. Le programme sioniste chrétien propose une conception du monde dans laquelle l’Evangile s’identifie avec l’idéologie impérialiste, colonialiste et militariste. Dans sa forme la plus extrême, il met l’accent sur des événements eschatologiques qui mènent à la fin de l’histoire plutôt qu’à l’amour et à la justice vivants du Christ.

 

4 VIDEOS :Palestine Israel Les Chretiens Sionistes

La question que je pose: Comment se fait-il que des Chrétiens soutiennent Israël dans leur  entreprise   dévastatrice

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ALTERINFO.NET

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Nous rejetons catégoriquement les doctrines du sionisme chrétien comme constituant un enseignement erroné qui pervertit le message biblique d’amour, de justice et de réconciliation.

Nous rejetons encore davantage l’alliance actuelle entre les dirigeants sionistes chrétiens et des organisations dont font partie des membres du gouvernement d’Israël et des Etats-Unis, qui imposent à présent, de manière unilatérale et anticipée, leurs frontières et leur domination sur la Palestine. Cela mène inévitablement à des cycles sans fin de violence qui ébranlent la sécurité des peuples du Moyen-Orient et du monde entier.

Nous rejetons les enseignements du sionisme chrétien qui facilite et soutient ces politiques tout en faisant progresser l’exclusivisme racial et la guerre perpétuelle plutôt que l’évangile de l’amour, de la rédemption et de la réconciliation universels, enseigné par Jésus-Christ. Plutôt que de condamner le monde funeste d’Armageddon, nous appelons chacun à se libérer des idéologies du militarisme et de l’occupation. Qu’ils aspirent plutôt à la guérison des nations !

Nous appelons les chrétiens des Eglises de tous les continents à prier pour les peuples palestinien et israélien, qui souffrent tous les deux d’être victimes de l’occupation et du militarisme. Ces actes de discrimination transforment la Palestine en ghettos de pauvreté entourés par des implantations exclusivement israéliennes. La création d’implantations illégales et la construction du Mur de Séparation sur une terre palestinienne confisquée, ébranlent la viabilité de l’Etat palestinien ainsi que la paix et la sécurité de toute la région.

Nous appelons toutes les Eglises qui restent silencieuses, à sortir de leur silence et à plaider pour la réconciliation et la justice en Terre Sainte.

C’est pourquoi nous nous fixons les principes suivants comme une voie alternative :

Nous affirmons que tous les hommes sont créés à l’image de Dieu. Cela implique qu’ils sont appelés à honorer la dignité de tout être humain et de respecter ses droits inaliénables.

Nous affirmons qu’Israéliens et Palestiniens sont capables de vivre ensemble dans la paix, la justice et la sécurité.

Nous affirmons que les Palestiniens, musulmans comme chrétiens, sont un seul peuple. Nous rejetons toute tentative de subvertir et de briser leur unité.

Nous appelons tous les gens à rejeter le point de vue étroit du sionisme chrétien et d’autres idéologies qui privilégient un peuple aux dépens des autres.

Nous nous engageons dans une résistance non violente comme étant le moyen le plus efficace de mettre fin à une occupation illégale, afin de parvenir à une paix juste et durable.

Nous avertissons, de toute urgence, que le sionisme chrétien et ses alliances justifient la colonisation, l’apartheid et l’édification d’un empire.

Dieu demande que justice soit faite. Aucune paix, sécurité, ou réconciliation durables ne sont possibles, si elles ne sont pas fondées sur la justice. Les exigences de justice ne disparaîtront pas. Le combat pour la justice doit être poursuivi avec diligence et persistance, mais sans violence.

"Qu’exige de toi le Seigneur, d’agir avec justice, d’aimer la clémence et de marcher humblement avec ton Dieu." (Michée 6, 8).

medium_Munib_Younan.3.jpgTelle est la position que nous prenons. Nous défendons la justice. Nous ne pouvons rien fairemedium_Mgr_Swerios_Malki_Mourad.jpg d’autre. Seule la justice garantit une paix qui mènera à la réconciliation et à une vie de sécurité et de prospérité pour tous les peuples de notre Terre. En prenant le parti de la justice, nous nous ouvrons au travail de paix, et œuvrer à la paix fait de nous des enfants de Dieu.

"Dieu se réconciliait le monde dans le Christ, ne tenant plus compte contre eux des fautes des hommes. Et il nous a confié le message de réconciliation." (2 Corinthiens 5, 19).

Sa Béatitude le Patriarche Michel Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem. Archevêque Swerios Malki Mourad, Patriarche orthodoxe syrien de Jérusalem. Monseigneur Riah Abu El-Assal, Eglise épiscopalienne de Jérusalem et du Moyen-Orient. Monseigneur Munib Younan, Eglise évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre sainte.

UPJF

 


« Nous refusons l'alliance qu'établissent actuellement les responsables sionistes chrétiens avec des membres des gouvernements d'Israël et des États-Unis. Ils décident unilatéralement et à l'avance du pouvoir la Palestine et de ses frontières, ce qui provoque inévitablement un cycle ininterrompu de violence qui menace la sécurité de tous les peuples du Moyen-Orient et du monde entier. »

Les quatre dirigeants appellent au rejet des « vues étroites du sionisme chrétien qui identifient l'Évangile avec les idéologies impérialiste, colonialiste et militariste. Dans sa forme radicale, le sionisme met l'accent sur les événements apocalyptiques de la fin de l'histoire alors qu'il convient de vivre aujourd'hui l'amour du Christ et la justice. »

Cette position a été soutenue le lendemain mercredi par l'évêque d'Exeter, le très Rev. Michael Langrish, qui est très concerné par la situation en Palestine. « Les gens n'osaient pas, dit-il, s'attaquer au problème du sionisme tant dans sa forme juive que dans sa forme chrétienne, car ils craignaient d'être accusés d'antisémitisme. »

PROTESTANTS DANS LA VILLE

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The Washington Post, 31 août 2006

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Le Vatican critique les sionistes chrétiens


L'envoyé du Vatican en Terre sainte et les archevêques de trois autres églises ont lancé une attaque conjointe (suffisamment rare pour devoir être signalée) contre le mouvement sioniste chrétien, en l'accusant notamment de « promouvoir l'exclusivisme raciste et la guerre perpétuelle. »

Matthew Tostevin Traduit par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice


Les sionistes chrétiens représentent une part croissante du lobby pro-israélien USA, le principal allié de l'Etat juif. Ils sont persuadés que le retour [sic] des juifs en Terre sainte et la création de l'État d'Israël seraient des preuves des promesses faites par Dieu aux patriarches de la Bible.

Les Églises du Moyen-Orient apparaissent souvent comme plutôt proches des Palestiniens, dont la minorité chrétienne constitue une part substantielle de leur clergé dans cette région du monde.

La « Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien » a été signée par le patriarche latin catholique Michel Sabbah (un Palestinien) et par des évêques des Eglises épiscopalienne, luthérienne évangélique et syrienne orthodoxe de Jérusalem.

La plupart des sionistes chrétiens sont des protestants évangéliques, et cette déclaration est le signe d'une conflictualité croissante entre ces obédiences opposées.

« L'agenda sioniste chrétien campe une vision du monde dans laquelle l'Évangile est identifié à l'idéologie impériale, au colonialisme et au militarisme », affirme la déclaration, qui accuse les sionistes chrétiens de porter atteinte aux fragiles espoirs de paix au Moyen-Orient.

« Nous rejetons les enseignements du sionisme chrétien, qui facilitent et soutiennent cette politique, en mettant en avant l'exclusivisme racial et la guerre perpétuelle », ajoute cette déclaration.

Les trois principales organisations sionistes chrétiennes de Jérusalem ont répliqué, dans un communiqué, qu'elles étaient inquiètes du « ton alarmiste » de la déclaration, qu'elles ont jugé très éloignée de la « Vérité ».

Les sionistes chrétiens insistent sur les racines juives du christianisme. Certains parmi eux soutiennent le mouvement de colonisation de la Cisjordanie, berceau de la civilisation juive [resic], que les Palestiniens revendiquent pour y établir une partie de leur État indépendant

Alarmisme

« Nous prions pour la paix. Mais nous notons, à notre grand regret, que le gouvernement palestinien actuel est entièrement voué à la destruction d'Israël », ont déclaré les sionistes chrétiens dans leur communiqué, faisant allusion au Hamas, une formation islamiste actuellement au gouvernement.

La perspective de pourparlers de paix, au Moyen-Orient, n'a jamais été aussi improbable que depuis la victoire du Hamas aux élections législatives du mois de janvier de cette année. Cette formation est [en effet] formellement vouée à la destruction d'Israël.

« Le problème, dans cette région du monde, n'est pas aussi simple que la Déclaration de Jérusalem veut bien le suggérer », poursuit le communiqué des sionistes chrétiens.

Certains sionistes chrétiens sont persuadés que le retour [sic série bis] des juifs en Terre sainte entraînera la fin du monde et la seconde levée de Jésus Christ. Certains pensent aussi que les juifs eux-mêmes devront soit se convertir au christianisme, soit crever.

Les organisations sionistes chrétiennes de Jérusalem ont indiqué n'avoir aucune « aspiration à l'Armageddon », et ne pas fonder leur position théologique sur une « prophétie de fin des temps. » Elles ont appelé au dialogue avec les religieux [signataires de la Déclaration de Jérusalem], en passant outre cette déclaration qui les condamne.

Le sionisme chrétien est particulièrement puissant aux USA, où le soutien à Israël, dans ses conflits [permanents, NDT] (avec les Palestiniens, ou lors de sa dernière guerre, contre les guérilleros du Hezbollah, au Liban) est bien plus appuyé qu'en Europe ou dans les autres parties du monde [« non civilisé », ndt].

James Rudin, premier conseiller en matières de relations inter-religieuses auprès du Comité juif américain [AJC – American Jewish Committee] sis à New York, a déclaré qu'il y a « des millions et des millions de chrétiens américains » qui soutiennent Israël, mais qui ne se considèrent pas eux-mêmes comme sionistes. [Des milliers de chrétiens américains, dénommés Jourdain, faisant du sionisme sans s'en rendre compte, en quelque sorte… NDT].

Il a ajouté que [ces « chrétiens »] représentent un noyau de soutien à Israël beaucoup plus important encore que celui des personnes fondant sur la Bible leur soutien à Israël. [Eh bien, tant mieux : Israël risque d'en avoir bien besoin !… NDT]
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Site de l'émission Le Jour du Seigneur, messe télévisée le dimanche sur France 2


VIDEO :

"LE JOUR DU SEIGNEUR" - FRANCE 2 "Sectes évangéliques au Brésil"

 


JDS Infos du dimanche 06 mai 2007


Magazine d’information sur l’actualité de l’Église, réalisé en association avec le quotidien La Croix.

Un grand entretien

Le voyage du Pape Benoît XVI au Brésil est maintenant commencé. Pour en comprendre les enjeux, le JDS Infos reçoit l’anthropologue Marion Aubrée, spécialiste des religions en Amérique latine.

Elle répond aux questions de Jean-Marie Guénois et se penche sur la situation actuelle de l’Eglise catholique au Brésil. Elle aborde notamment  la question épineuse des mouvements pentecôtistes. Sont-ils dangereux ?

Qu'en pensez-vous ? Quels sont les défis qui attendent Benoît XVI ? Les pentecôtistes sont-ils un danger pour l'Eglise ?

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13.03.2008

FINANCEMENT COLONIES EN CIS-JORDANIE I

 

Union des Patrons et Professionnels Juifs de France


Benjamin Netanyahu :

« Les évangéliques sont nos meilleurs amis »

Etgar Lefkovits

 

07/04/08

 

The Jerusalem Post

 

 

Original anglais : "Bibi: Christian Zionists our top friends".


Traduction française : Menahem Macina


Israël n’a pas de meilleurs amis au monde que les Sionistes chrétiens, a affirmé, dimanche, le chef de la formation d’opposition du Likoud, Benjamin Netanyahu.

« C’est une amitié qui vient du cœur, une amitié basée sur des racines communes, et une amitié qui a une civilisation en commun »,

a déclaré Netanyahu, lors d’une conférence d’évangéliques américains à Jérusalem.

L’événement, organisé par l’Union des Chrétiens pour Israël, de San Antonio (Texas), a attiré un millier de partisans d’Israël, menés par le Pasteur évangélique conservateur, John Hagee, qui a été un fidèle soutien d’Israël durant les dernière décennies.

Hagee a annoncé dimanche des dons d’un montant de six millions de dollars pour plusieurs causes israéliennes, et déclaré qu’Israël doit conserver le contrôle de l’intégralité de Jérusalem. Selon lui :

« Abandonner aux Palestiniens une partie de Jérusalem ou sa totalité reviendrait à l’abandonner aux Taliban »

Parmi les 16 causes auxquelles Hagee apporte le soutien des contributions annoncées, il y a le Magen David Adom [Croix-Rouge israélienne] et un centre de conférences de l’implantation d’Ariel, en Cisjordanie.

Hagee a fédéré les supporters chrétiens d’Israël sous la bannière d’une seule organisation, surnommée l’AIPAC [1] chrétienne, qui se concentre uniquement sur le soutien à Israël et ne le fait pas pour convertir des Juifs au christianisme.

Les remarques de Netanayahu interviennent quelques jours à peine après que le rabbin Eric Yoffie, responsable américain du Mouvement Juif Réformé américain, qui penche à gauche, ait déclaré qu’Israël ne devait pas traiter avec des Sionistes chrétiens comme Hagee, qualifié par lui d’ « extrémiste », lequel rejette tout compromis territorial avec les Palestiniens et tient des propos hostiles aux catholiques [2].

Hagee a démenti avec véhémence être anti-catholique et a affirmé que ses propos avaient été déformés et étaient basés sur des affirmations « entièrement fausses ». Le député Benny Elon (du parti pour l’Union Nationale Religieuse), président du groupe des "Alliés chrétiens", à la Knesset, fer de lance des relations d’Israël avec le monde chrétien évangélique et dont l’influence ne cesse de croître, a qualifié de « honteux » les propos à caractère politique de Yoffie, et a décrit Hagee comme un « visionnaire courageux » et un « éminent dirigeant spirituel ».

« Vous êtes l’homme qu’il faut, au bon endroit et au bon moment »,

a dit Elon, vendredi, à l’occasion du lancement du livre de Hagee, In defense of Israel [A la Défense d’Israël], qui vient d’être traduit en hébreu. 

Le Grand Rabbin d’Efrat, Shlomo Riskin, a parlé des liens florissants entre Israël et le monde évangélique chrétien comme étant

« l’une des choses les plus importantes, après quelque 2000 ans de persécution hostile et de pogroms ».

Et d’affirmer :

« Ce qu’il nous faut comprendre, c’est que le christianisme de la persécution et de l’intolérance, et de la haine des Juifs, n’est pas le christianisme du Pasteur Hagee ni de la majorité des évangéliques d’aujourd’hui »

Il a appelé le rapprochement entre chrétiens et juifs « l’un des miracles » du XXe siècle.
 

 
Etgar Lefkovits UPJF

© The Jerusalem Post avec AP

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 Guysen International News

Chrétiens et Sionistes

 Par Laurent Levy pour Guysen Israël News

 Lundi 5 mars 2007 à 15:57

Aux États-Unis, les églises protestantes qui appartiennent au mouvement évangélique comptent plus de 50 millions de fidèles. L'interprétation de la Bible qui a cours dans un grand nombre de ces églises conduit leurs adeptes à honorer le peuple juif et l'État d’Israël.

 

 

Comme le rappelle le politologue Frédéric Encel, longtemps avant l’émergence de ce courant, des chrétiens européens (et dans une moindre mesure nord-américains), catholiques, anglicans ou protestants, avaient déjà soutenu par leurs discours et écrits le sionisme politique puis la création de l’État juif moderne : "Ces encouragements ne demeurèrent pas seulement discursifs ou théoriques ; ainsi en Palestine mandataire britannique, au cours des années 1930-1940, des chrétiens se battirent, en tant que tels et les armes à la main, aux côtés des combattants sionistes." (in ENCEL Frédéric, "Le sionisme chrétien : paroles de romantiques, épées de combattants, influence d’évangélistes", in Hérodote, n°119, 2005, vol. 4).

La relation forte qui existe entre l’Eglise évangélique et l’Etat d’Israël remonte donc avant la création de l’Etat juif en 1948. Pour les Evangélistes du monde entier, le retour des Juifs sur leur terre semblait réaliser une prophétie d'Ezéchiel, qui avait annoncé dans l'Ancien Testament le retour des Juifs après un exode de 2000 ans. La reprise de la ville sainte de Jérusalem par les Israéliens, lors de la Guerre des Six Jours de 1967, remplissait une autre condition.

D’après la doctrine des Evangélistes, plusieurs autres événements doivent encore se réaliser pour que la prophétie s’accomplisse. Et c’est la victoire du Bien contre le Mal, et donc l’accomplissement de la paix, qui permettrait selon les Evangélistes le retour du Messie sur Terre.

Ed McAteer, évangéliste baptiste bien connu, a créé la Table ronde religieuse, une coalition qui devait jouer un grand rôle dans l'élection de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis. Personnage politique influent, Ed McAteer est aujourd’hui retraité à Memphis, mais il poursuit inlassablement son travail d'entremetteur entre Juifs et chrétiens. Opposé fermement à la "Feuille de route", il déclarait notamment : "Chaque grain de sable sur ce petit bout de territoire entre la mer Méditerranée, la Mer morte et le Jourdain, appartient aux Juifs. Dieu le leur a donné. Il n'appartient pas aux États-Unis, ni aux Palestiniens. Il n'appartient à personne, sauf au peuple juif…"

Les Evangélistes soutiennent aussi Israël sur le plan économique et financier. Le rabbin Yechiel Eckstein dirige une des principales agences de collecte de fonds pour Israël auprès des évangélistes américains. Yechiel Eckstein, fondateur de l’"International Fellowship of Christians and Jews", avait recruté Ralph Reed, ancien président de la Coalition chrétienne, pour encourager 250 000 Chrétiens qui ont ainsi envoyé à Israël plus de 60 millions de dollars. De même, l’organisation "Christians for Israel" a financé l’immigration de 65 000 juifs, afin de réaliser, au dire de son président, le révérend James Hutchens, "l’appel de Dieu qui consiste à aider le peuple juif à revenir et restaurer la terre d’Israël." (Jeffery L. Sheler "Evangelicals Support Israel, but Some Jews Are Skeptical", in U.S. News and world Report, 12 août 2002.)

Les dons des Evangélistes servent à lutter contre la pauvreté, à acheter des autobus scolaires blindés, - contre les terroristes - ou encore à aider des Juifs de Russie ou d'Ukraine à immigrer en Israël. Les collectivités locales et de nombreuses associations bénéficient des aides des Evangélistes.

Le soutien des Evangélistes à Israël fait pourtant couler beaucoup d’encre. Certaines voix s’élèvent même en Israël contre les dons qui viennent principalement des Etats-Unis, pour condamner une sorte d’ingérence politique, comme le fit l’écrivain pacifiste israélien Uri Avnery qui confond volontiers influence politique et solidarité, et qui reproche à l’administration de George Bush, malgré la "Feuille de route", de ne pas aider Israël dans le chemin de la paix avec ses voisins. Selon une vision partagée par quelques journalistes, les Evangélistes exerceraient même une pression pour radicaliser les conflits au Moyen Orient…

La générosité des Evangélistes est donc souvent mal perçue ou mal comprise. Les débats et polémiques ne font pas œuvre utile, contrairement aux dons qui aident concrètement des personnes en grande difficulté, depuis le début de la deuxième Intifada notamment. Israël n’a jamais compté autant de pauvres et de personnes en détresse matérielle et psychologique. Le regain d’un terrorisme dévastateur, qu’il s’agisse d’attentas ou de missiles "Qassam" lancés sur Israël depuis la bande de Gaza ou de "Katuysha" lancés depuis le Liban jusqu’à l’été 2006, ne met pas seulement la vie de trop nombreux Israéliens en danger : le terrorisme ruine certaines régions sur le plan économique. Le terrorisme ne fait pas que tuer et mettre la vie des Israéliens en danger, il appauvrit aussi !

Et les missions de solidarité des Evangélistes ne peuvent qu’être appréciées à l’heure où le monde occidental fait abstraction d’immenses difficultés rencontrées par le gouvernement israélien à répondre aux conséquences économiques et sociales de la guerre et de la terreur.

 
Oui, les Evangélistes donnent à Israël et compte tenu des difficultés que nous rencontrons, les multiples gestes de solidarité sont appréciables ; certains les considèrent même comme indispensables. Pour montrer l’utilité de cette solidarité bienvenue, sans doute faudrait-il distinguer la part de ces dons sur le total des dons faits à Israël et produire la liste des organismes et collectivités locales effectivement subventionnées par les Evangélistes.

La Thora nous enseigne qu’il faut mettre à l’honneur celui qui donne...

 

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News: Israël CHRETIENS -

Les Evangéliques américains veulent

le retour des Juifs iraniens en Israël.

 

Par D.A. IsraelValley
Rubrique: Religion
Publié le 23 octobre 2007 à 11:06

D’après Ynet news les chrétiens Evangéliques aux USA ont tenté ces derniers mois de convaincre des douzaines de Juifs iraniens de retourner en Israël en offrant une somme d’argent pour les y aider arguant que la minuscule communauté juive d’Iran est menacée.

« The International Fellowship of Christians and Jews », une organisation de charité qui investit des millions de dollars de donations envers Israël de la part des Evangéliques chaque année, promet 10 000 dollars à chaque Juif iranien désireux de quitter l’Iran pour Israël, a déclaré le directeur de cette association, Rabbi Yechiel Eckstein. Eckstein a, pour expliquer cette décision, signalé les propos du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur l’élimination d’ Israël, ainsi que le programme nucléaire de l’Iran, même si par ailleurs la constitution du pays protège la communauté juive iranienne.

Rappelons que certains Israéliens, entre autres, considèrent les Evangéliques comme un groupe religieux extrémiste et leur reprochent de vouloir, au final, convertir les Juifs au christianisme. Les Evangéliques quant à eux rejettent ces accusations

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John Mearsheimer et Stephen Walt Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (Éditions La Découverte).

 

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine porte sur un sujet profondément tabou aux Etats-Unis, celui de l'influence des groupes de pression israéliens sur la politique étrangère américaine au Proche-Orient et dans les pays arabes. Il est l'oeuvre de deux éminents universitaires américains: John J. Mearsheimer, professeur éminents universitaires américains: John J. Mearsheimer, professeur émérite de Sciences Politiques à l'université de Chicago (auteur entre autres de The Tragedy of Great Power Politics) et Stephen M. Walt, directeur des études et professeur émérite de Relations internationales à la Kennedy School of Government d'Harvard (auteur lui de Taming American Power: The Global Response to US Primacy).

Les deux politologues démontrent dans ce livre précis et bien documenté qu'Israël a été le pays au monde qui a le plus bénéficié de l'aide économique, militaire et diplomatique américaine depuis la seconde guerre mondiale.

L'État hébreu a systématiquement et largement été favorisé, soutenu et défendu par l'Oncle Sam, même sur des questions sensibles comme par exemple le développement illégal de l'arme nucléaire, la colonisation des territoires palestiniens ou la violation des Droits de l'Homme.

 Lobby Sioniste aux Etats UnisVIDEO Lobby Sioniste aux Etats Unis

De fait, depuis 1972, les États-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU critiquant la politique israélienne, y compris lorsqu'il s'agissait de crimes contre l'humanité ou de crimes de guerre, sans compter les nombreuses autres résolutions affaiblies afin d'éviter la mise en accusation d'Israël, qui de toutes façons multiplie les infractions au Droit international sans être jamais inquiété. Et chaque année, Israël,pays industriel pourtant désormais aussi riche que l'Espagne,continue de recevoir à lui seul plus d'un cinquième de l'aide économique étrangère des États-Unis (soit environ 500 dollars par an et par Israélien), à laquelle il faut ajouter une très importante fourniture d'armes et d'assistance militaire, le Pentagone et Tsahal collaborant étroitement.

 
Plus radicalement, les auteurs affirment entre autres que George W. Bush est entré en guerre contre l'Irak de Saddam Hussein à la demande d'Ariel Sharon et de ses affidés au Pentagone tels Paul Wolfowitz, même si ce n'est pas l'unique facteur, et qu'Al-Qaeda est à l'origine une émanation conjointe des services secrets israélo-américains.

De même pour les conflits comme la récente guerre au Liban ou les menaces de guerre nucléaire avec l'Iran qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme islamique, sont les résultats de la désastreuse politique commune entre israéliens et américains. Enfin les deux chercheurs n'hésitent pas à dénoncer pour leur partialité en faveur d'Israël les grands médias américains, qu'ils soient journaux ou télévisions de tous bords politiques.

Adoptant un point de vue résolument réaliste, Stephen Walt et John Mearsheimer estiment que l'Etat juif est plus un fardeau qu'un atout stratégique pour les Etats-Unis car la protection zélée de Washington, qui va jusqu'à compromettre la sécurité de l'ensemble des pays occidentaux, est extrêmement dangereuse, politiquement contre-productive, et stratégiquement néfaste tout autant à l'intérêt national américain qu'à celui d'Israël et à la paix dans le monde.(Entre parenthèses, il serait intéressant de connaître sur ce sujet l'avis du très atlantiste et très pro-israélienNicolas Sarkozy, nouveau "caniche" européen de George W. Bush, et de son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, qui viennent tout juste d'aligner sans aucun complexe la politique étrangère de la France précisément sur celle de l'administration Bush.)

Le soutien indéfectible et irraisonné des États-Unis à Israël ne peut s'expliquer ni par des intérêts stratégiques communs ni par des impératifs moraux, estiment les deux auteurs. Arguments, chiffres et documents incontestables à l'appui, ils démontrent clairement qu'un puissant lobby pro-israélien -- représenté notamment par l'America Israel Public Affairs Committee (AIPAC, 100.000 membres actifs), quelques autres organisations juives de droite et d'influents cercles de réflexion comme entre autres la Brooking Institution -- exerce une influence considérable dans tous les secteurs, de l'administration aux médias en passant par l'université, et travaille activement à l'orientation de la politique étrangère américaine.

 

Ce lobby est soutenu par les nombreux néoconservateurs et chrétiens évangéliques fondamentalistes -- tels ceux de Chrétiens Unis pour Israël (pour qui la "renaissance" d'Israël s'inscrit dans un dessein biblique) -- tous fervents sionistes largement représentés dans l'administration Bush. Mearsheimer et Walt estiment in fine que, s'il n'en allait de la sacro-sainte sécurité de la Jérusalem juive, l'Amérique de George W. Bush ne serait aujourd'hui pas autant exposée aux menaces terroristes venant de Syrie, d'Irak, d'Iran et de la plupart des pays islamistes, voire simplement arabo-musulmans. "Israël n'a pas le poids stratégique que les États-Unis mettent en avant.

Israël a pu avoir un poids stratégique pendant la guerre froide, mais il est devenu un handicap grandissant maintenant que celle-ci est terminée", écrivent-ils, ajoutant que "Le soutien inconditionnel à Israël a renforcé l'antiaméricanisme dans le monde, a contribué à alimenter le problème de terrorisme pour les États-Unis, et a affaibli les liens avec des alliés en Europe, au Proche-Orient et en Asie". En conclusion, ils prônent un changement radical de politique envers Israël.

La thèse de Stephen Walt et John Mearsheimer ne présente guère d'éléments nouveaux pour les observateurs de la politique étrangère américaine, la réalité des chiffres et des actes étant difficile à nier. Elle n'a cependant pas échappé à une violente vague de réactions hostiles et de commentaires haineux dans les médias, sans parler des "punitions" (Stephen Walt a par exemple été "démissionné" de son poste de doyen). La polémique tient sans doute au fait qu'il ne s'agit pas d'un simple pamphlet anti-israélien mais d'un très sérieux essai politique rédigé par des intellectuels américains réputés et de plus responsables d'études sur ces questions dans des universités prestigieuses.

L'article à l'origine du livre, prévu initialement pour être publié par la revue américaine Atlantic Monthly qui l'avait commandé en 2002, a été refusé par toutes les revues américaines lorsqu'elles ont pris connaissance du propos. Il a pu être publié quelques jours en mars 2006 sur le site web de la Fac de Droit d'Harvard mais a été précipitamment retiré sous la pression des donateurs et sponsors de l'université. C'est la London Review of Books, vénérable revue littéraire et intellectuelle britannique lue par l'intelligentsia libérale éclairée, qui a finalement eu le courage de publier l'article en version abrégée au printemps 2006, provoquant un énorme tollé.

Pas un éditorialiste américain, du Los Angeles Times au Washington Post en passant par le New York Times ou The New Republic, sans parler du virulent Daniel Pipes qui diffuse dans tous les médias néo-conservateurs sa propagande sioniste, qui n'ait pris position, le plus souvent pour condamner l'essai de façon méprisante et accuser les deux auteurs d'antisémitisme quant ce n'est pas de pure et simple démence. Certains ont été jusqu'à parler d'un nouveau Protocole des sages de Sion, en référence au célèbre faux antisémite. La plupart des commentaires de la presse ne portaient généralement pas sur les questions soulevées par l'article mais sur les "intentions" de Stephen Walt et John Mearsheimer.

Globalement, le ton de la presse a été celui donné par Eliot Cohen dans le Washington Post: "Si, par antisémitisme, on entend des croyances hostiles irrationnelles et obsessionnelles sur les Juifs; si on les accuse de manque de loyauté, de subversion et de trahison, d'avoir des pouvoirs occultes et de participer à des tractations secrètes pour manipuler les institutions et les autorités gouvernementales; si quelqu'un liste systématiquement tout ce qu'il y a d'injuste, de laid et de faux chez les Juifs pris individuellement ou collectivement et en même temps exclut systématiquement toute information à leur décharge, alors oui, cet article est antisémite".

Le mois dernier encore, alors qu'ils devaient parler devant le Chicago Global Affairs Council, la réunion avec Walt et Mearsheimer a été annulée au dernier moment pour "protéger l'institution".

Certains critiques courageux comme David Remnick dans The New Yorker ont toutefois jugé qu'il n'y avait pas lieu de crier à l'anti-sémitisme et qu'un débat sur le sujet était nécessaire, même s'il est très improbable qu'un tel débat ait lieu pendant l'actuelle campagne pour l'élection présidentielle américaine.

En brisant le tabou sur l'alliance israélo-américaine, les deux intellectuels ont pris le risque de voir briser leur carrière et leur réputation par les groupes de pression qu'ils dénoncent. Ils déplorent l'impossibilité de débattre des relations israélo-américaines, un aspect pourtant central des relations extérieures de la première puissance mondiale, sans se voir systématiquement affublé d'une casquette d'antisémite ou de juif renégat.

"Nous ne développons pas une position extrémiste. Notre livre ne met pas en question le droit d'Israël à exister et ne dépeint pas les groupes pro-israéliens comme faisant partie d'une espèce de conspiration contrôlant la politique étrangère des Etats-Unis. Au contraire, il décrit ces groupes et ces individus -- des juifs et des non-juifs -- comme un groupe d'intérêt dont les activités ne sont pas très différentes du lobby des armes, du lobby agricole ou d'autres lobbies ethniques", se défendent-ils.

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine de John Mearsheimer et Stephen Walt es publié simultanément par les éditions Farrar Strauss & Giroux (États-Unis), Campus (Allemagne), Kodansha (Japon), Atlas (Hollande), Penguin (Royaume-Uni), Mondadori (Italie) et La Découverte (France).

Auteur : La République des Lettres, mardi 04 septembre 2007
URL : http://www.republique-des-lettres.fr/10050-mearsheimer-wa...
 
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GRAND REPORTAGE RADIO CANADA "ZONE LIBRE"
 

 Le Lobby Pro Israelien Aux USA 1 3 [Grands Reportages]  VIDEO Le Lobby Pro Israelien Aux USA 1                                                                             

Le Lobby Pro Israelien Aux USA 2 3 [Grands Reportages] VIDEO Le Lobby Pro Israelien Aux USA 2

 

Le Lobby Pro Israelien Aux USA 3 3 [Grands Reportages]VIDEOLe Lobby Pro Israelien Aux USA 3 3 [Grands Reportages]

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FINANCEMENT COLONIES EN CIS-JORDANIE II

Union des Patrons et Professionnels Juifs de France

upjf.org/actualiees

La députée attaque la foi évangélique et cherche à se débarrasser des implantations, A. Soued

 

18 février 2008.

 

www.chez.com/soued pour www.nuitdorient.com

 

 

Membre travailliste de la Knesset (Chambre des députés israéliens), ex-candidate à la présidence d'Israël, à qui le parti Avoda a préféré Shimon Peres, Mme Colette Avital s'insurge de ce que l'Agence Juive ait nommé Rabbi Eckstein à son Conseil d'administration, du fait de ses prouesses de "fund-raiser" auprès des évangéliques américains. Elle n'a aucun reproche à faire au rabbin Eckstein, elle n'a rien contre le "fund-raising", elle n'a rien contre les évangéliques américains.

 

Mais alors quoi ? Voilà, mes amis, les deux raisons invoquées:

 

1. Les chrétiens évangéliques croient à la Parousie, "seconde venue du Christ" sur terre.

2. Ils disent que Jésus ne reviendra que lorsque le peuple d'Israël sera installé sur toute la terre sainte d'Israël, et, en conséquence, pour hâter sa venue, ils s'opposent à toute concession territoriale de la part d'Israël.

 

Ainsi selon la foi évangélique, le Christ reviendra quand tous les Juifs seront installés sur toute la terre d'Israël. Ils se convertiront alors au christianisme.


Bien que sachant que la grande majorité des Evangéliques n'en croient pas un mot, ou pensent qu'il s'agit d'une utopie, Colette Avital s'attaque à celle-ci, non pas en tant qu'eschatologie, mais parce qu'elle empêche le retour d'Israël aux frontières de 1949. En effet, par leurs dons, leur tourisme en Israël et leur activisme politique, les évangéliques barrent la route que Colette Avital envisage de faire suivre aux Israéliens, une véritable déroute, comme on le verra ci-dessous.

 

Membre de son Conseil d'Administration, Rabbi Yehiel Eckstein vient d'être nommé 26ème membre du Conseil Exécutif de l'Agence Juive. Il collecte des fonds auprès des évangéliques à diverses fins, dont l'aide aux Juifs indigents d'Israël et de l'ex-Urss, soit près de 85 millions de dollars par an, dont il rétrocède 10% à l'Agence Juive. Il faut savoir que le budget annuel de l'Agence Juive (140 millions de dollars) se rétrécit, les diverses communautés de la diaspora constatant elles-mêmes la diminution, pour des raisons diverses, des dons reçus. Or, Yehiel Eckstein s'est engagé à augmenter la rétrocession à l'Agence Juive des dons recueillis auprès des évangélistes, soit 45 millions de dollars sur 3 ans, qui serviront essentiellement à aider à favoriser la montée vers Israël (alyah), qui coûte de plus en plus cher.

 

Des groupes israéliens de gauche s'opposent à ce financement évangélique indirect, surtout s'il sert en partie à installer de nouveaux immigrants à l'est de la Ligne Verte (ligne des frontières de 1949). Colette Avital est un membre actif du mouvement anti-implantations, qui cherche à faire évacuer tous les Israéliens qui se trouvent à l'Est de la Ligne Verte, mouvement qui s'est constitué en ONG appelée "Un seul foyer". Cette organisation a pour but d'inciter à l'évacuation des implantations par tous les moyens disponibles. Un projet de loi de 17 pages a été déposé à la Knesset, qui prévoit que chaque foyer qui se déplacera à l'ouest de la Ligne Verte recevra, à titre de compensation, 200 000 dollars, les industries et les commerces n'étant pas concernés. Une enquête aurait établi que

10 000 familles seraient prêtes à déménager.

 

Il faut savoir que, selon ce projet, les compensations seraient versées immédiatement, sans attendre un quelconque accord avec les Palestiniens. Ce qui enlève au Gouvernement israélien tout levier de négociation…

 

Est-on dans l'absurdité ou dans la perversité ?

 

Il faut savoir aussi que la sécurité actuelle relative de la Cisjordanie est due aux actions de Tsahal exclusivement. Imaginez un instant que Tsahal ne puisse plus y intervenir et vous verrez ce territoire se transformer en un chaos dix fois plus dangereux que Gaza, et surtout plus proche des centres vitaux israéliens.

 

D'autre part, toute décision relative à la Cisjordanie est une décision qui concerne le très long terme, et les considérations dites "démographiques" sont toujours hasardeuses quand on envisage le siècle ou même le demi-siècle. Personne ne peut faire des extrapolations sérieuses sur un tel espace de temps. Par conséquent, il faut être extrêmement prudent quant aux arguments démographiques, qui sont souvent à l'origine de mauvaises décisions.

 

La Judée-Samarie est un territoire vide comparé à Gaza. Nous pensons que toute solution concernant ce territoire, impliquant des compensations financières, doit concerner les deux parties au conflit. Car pourquoi n’accorderait-on pas des compensations aux Palestiniens pour qu'ils rejoignent leurs frères en Jordanie ou ailleurs ? Pourquoi ne pas rechercher une solution du type cantonal avec la Jordanie, les cantons palestiniens seraient administrés par la Jordanie et les cantons israéliens par Israël, la souveraineté restant entre les mains de l'Etat qui peut assurer la sécurité, soit Israël?

 

 

© Albert Soued

 

[Texte aimablement signalé par Charles Dalger.]

Mis en ligne le 18 février 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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Les évangéliques à l’assaut du monde

Café Géopolitique a été réalisé en collaboration avec la revue Hérodote. Alain Gascon et Sébastien Fath ont participé au numéro, « Les évangéliques à l’assaut du monde », paru en décembre 2005.

Dans la salle, une question porte alors sur la traduction concrète du soutien des évangéliques américain à l’Etat d’Israël.

Sébastien Fath nous apprend que la communauté évangélique américaine envoie par exemple des subventions en Israël et finance parfois même directement les colonies. Au plan interne, ce soutien s’exprime par le biais du lobbying politique ; il existe ainsi une liste comprenant le nom de chaque sénateur américain et leurs positions vis-à-vis de l’Etat d’Israël. Les évangéliques soutiennent également Israël de manière indirecte par leur intérêt touristique, ils sont en effet de gros consommateurs de voyages. Mais il est important de rappeler que les Israéliens sont plutôt gênés de l’intérêt que leurs portent les évangéliques Américains à cause de l’idée de la conversion du peuple juif au christianisme. D’autre part, les Israéliens ont besoin de ces devises obtenues grâce à l’activité touristique ; la relation des Israéliens aux évangéliques Américains se révèle donc assez ambiguë.

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Une nouvelle intervention demande des précisions à propos des actions dures imputables à des évangéliques.

Sébastien Fath nous précise que dans la théologie évangélique ne figure nulle part l’idée du recours à la force pour convertir les gens. Cependant, certains groupes peuvent y recourir de manière ponctuelle et provoquer des débordements. S’il n’existe pas de théorie de la force sacrée chez les évangéliques, on trouve néanmoins une forme de violence sous les traits d’un populisme évangélique qui cherche à proposer des réponses simples et dénigre l’establishment. La mobilisation de certains groupes de croyants par des responsables religieux populistes est une donnée tout à fait possible.

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Selon M. Gascon, les belly conversions - conversions obtenues en échange d’une offre alimentaire - doivent également être prises en compte dans la problématique de l’expression de la force. L’achat des consciences n’est-il pas une certaine forme de violence ?

cafe-geo.net

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 Voltairenet.org

Réseau de presse non-alignée

 

Depuis des années, le Congrès a constamment accordé des financements exceptionnels à Israël, le petit doigt sur la couture du pantalon, alors même que l’argent manquait pour financer des programmes d’action essentiels, sur le plan intérieur. Ce fut notamment le cas en 2002, année où le Sénat, après avoir rejeté un projet de loi qui aurait accordé 150 millions de dollars aux écoles du centre de New York ayant souffert des attentats du 11 septembre 2001, ajouta immédiatement 200 millions de dollars de financement à Israël, au titre de la Loi sur la Sécurité intérieure : on aurait dit que c’était Israël qui avait été pris pour cible, le jour des attentats, et non pas New York, ni Washington…

La même chose s’était produite en 1991, six villes états-uniennes sur dix étant en déficit et plusieurs États n’étant plus en mesure d’assurer les salaires de leurs fonctionnaires. En mars de cette année-là, passant outre les objections de l’administration Bush, la Chambre des Représentants vota (par 397 voix contre 24) l’octroi à Israël de 650 millions de dollars cash, dans le cadre de la loi de financement d’urgence de la guerre du Golfe. Bush avait menacé publiquement d’opposer son veto. Mais il avait reculé, s’étant rendu compte qu’il n’obtiendrait pas la majorité requise…

En septembre 1991, une fois la guerre terminée, l’Administration Bush fit vivre à l’AIPAC sa plus grande angoissse       depuis sa bataille contre le président Ford. Au beau milieu des efforts visant à assembler le casting de ce qui allait devenir la «  conférence de paix  » de Madrid, au grand dam du Premier ministre israélien Yitzhak Shamir, Israël fit une énorme surprise au président états-unien : une demande inopinée de 10 milliards de dollars, en prêt garanti par le gouvernement états-unien, sur une période de cinq ans…                                                                                                                    

Jeffrey Blankfort
Journaliste juif états-unien, co-fondateur du Labor Committee of the Middle East. Ancien directeur du Middle East Labor Bulletin.
Les articles de cet auteur

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AIPAC: News, Policy, Analysis for the Middle East and U.S.-Israel Relations.

COMMENT LES DOLLARS U.S. SONT COLLECTES :

 Chrétiens Unis pour IsraëlVIDEO Pastor John HAgee

Un chef de file : le pasteur JOHN HAGEE TELEVANGELISME ET         
FANATISME APOCALYPTIQUE                                                              
Chrétiens Unis pour Israël
 
En janvier 2006 paraît un ouvrage à sensations :  Jerusalem Countdown : A Warning to the World... the Last Opportunity for Peace (Le compte à         rebours de Jérusalem : une alerte pour le monde… la dernière occasion pour la paix). Il devient immédiatement et pour trois mois, le principal best-selle 
l’Iran est dirigé par des fanatiques qui veulent rayer Israël de la carte en lançant une bombe atomique sur Jérusalem. Après l’invasion d’Israël par les musulmans et les Russes, une seconde guerre pour le contrôle d’Israël opposera les États-Unis d’un côté à la Chine et l’Union européenne de l’autre. C’est là que surgira l’ Antechrist sous la forme du président de l’Union européenne. Enfin une terrible guerre atomique concluera ce cycle. La bataille décisive qui mettra en scène plus de 70 nations se tiendra à Meggido (Armaggedon). Alors le Christ radieux pourra revenir sur terre récompenser ceux qui ont cru en lui. Heureusement Tsahal et le Pentagone peuvent faire pencher la balance du bon côté en intervenant préventivement, y compris en utilisant de nouvelles bombes nucléaires tactiques. Il faut donc livrer la guerre sans attendre.
L’auteur de ce best-seller militaro-religieux est le pasteur et businessman texan John Hagee, la nouvelle star du christianisme sioniste.

John Hagee est le pasteur de l'église de Cornerstone (Pierre angulaire) à San Antonio au Texas, où il a 18.000 disciples. Il jouit également d'un ministère global à la télévision et a vendu une masse de livres prophétiques au cours des années passées. John Hagee est peut-être la figure sioniste chrétienne la plus puissante et la plus influente en Amérique. Il est le fondateur et Président des chrétiens unis pour Israel (CUFI). Leur but va delà du soutient à Israël, mais vise à mettre en application également une approche radicale aux problèmes Israelo-Arabes au Moyen-Orient. Hagee a une longue histoire faite de prévisions étranges au sujet des évènements du monde qui sont presque toujours erronés. L'évangéliste John Hagee veut la guerre avec l'Iran, et il la veut maintenant !

Le pasteur John Hagee dipose de moyens de communication exceptionnels. Il produit deux fois par un jour un talk-show diffusé par l’un des trois grands réseaux télévangéliques au monde, Trinity Broadcast Network (TBN). Ce programme, accessible par satellite dans le monde entier est reçu par 92 millions de foyers aux États-Unis.

Le pasteur Hagee se fit remarquer dans son message lors de la conférence de l'AIPAC 2007, devant plusieurs membres du gouvernement Bush, des futurs prétendants à l'élection présidentielle américaine, ainsi que plus de la moitié du Sénat et un tiers du Congrès.

Pastor John Hagee - Christians for Israel (A.I.P.A.C. 2007)
"Israël n'est pas seul", a commencé le pasteur texan John Hagee. "Nous sommes des millions d'évangéliques qui considérons qu'Israël est la prunelle de l'oeil de Dieu. Le géant endormi du Sionisme chrétien vient de se réveiller !" Et de continuer, révélateur pour l'avenir immédiat du Moyen-Orient: "Ahmadinejad est le nouvel Hitler. Nous devons faire cesser la menace nucléaire iranienne et garantir la sécurité d'Israël."
Et la relève de John Hagee est prête. Son fils, Matthew, chante en hébreu, prêche dans l’église de son père depuis l’âge de 18 ans, et aime passionnément israël.

 Bill Donohue, président de la Ligue catholique, critique aujourd’hui John McCain, lui reprochant d’avoir accepté le soutien du
télévangéliste texan John Hagee, qui a déjà qualifié l’Église catholique de «grande putain» et d’«antéchrist» 180.000 âmes.

“‘The Great Whore,’ an ‘apostate church,’ the ‘anti-Christ,’ and a ‘false cult system.’”

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LE POIDS DE L'A.I.P.A.C.

AUX ETATS-UNIS


Il est difficile de surestimer l’influence politique de l’American Israeli Public Affairs Committee, ou AIPAC. Organisé dans chaque Etat américain, disposant d’un budget qui a quadruplé en six ans (1989), assisté par ses cinquante-cinq mille adhérents(un nombre qui a quintuplé depuis 1981), il est devenu ce que le New York Times appelle un "modèle pour les autres lobbies", le "lobby le plus efficace", une "force majeure dans la politique américaine au Proche-Orient" .
A l’échelon du pays, les quelques dizaines de milliers de personnes qui participent aux diverses associations coordonnées par l’AIPAC ne représentent pas grand-chose. Mais sur le plan de l’organisation, la petite communauté qui milite en faveur d’Israël est exemplaire. Engagée, généreuse de son temps, de ses pressions et de son argent, elle fait souvent la différence.

Les juifs américains n’approuvent pas tous l’inconditionnalité pro-israélienne de l’AIPAC ou sa tendance à soutenir les thèses du Likoud sur chacun des sujets qui suscite un débat en Israël. Mais le fait demeure : l’AIPAC est perçu comme le porte-parole des juifs américains au Congrès parce qu’il est infiniment mieux organisé que n’importe quelle autre organisation de leur communauté. Et, dans la mesure même où ce qu’il est maintenant convenu d’appeler" le lobby" tout court est efficace, les positions des responsables israéliens les plus intransigeants reçoivent un écho apprécié dans l’une des capitales mondiales dont les vues comptent. Leslie Gelb, éditorialiste au New York Times, a récemment observé : "Shamir et ses alliés peuvent résister à n’importe quelle pression de l’administration Bush. Ils savent que le Congrès refusera, quoi qu ’il arrive, d’envisager une réduction de l’aide américaine à Israël."

En novembre 1978, Nahum Goldmann, président du Congrès juif mondial, alla jusqu’à demander au président Carter de briser le "lobby juif" qu’il assimila à "une force de destruction", à "un obstacle à la paix au Proche-Orient"                     

Onze ans plus tard, le "lobby" est plus fort que jamais. S’il a essuyé une défaite en décembre dernier avec l’ouverture du dialogue entre Washington et l’OLP, il a néanmoins réussi à faire bloquer toute vente d’armes aux pays arabes. Il a également garanti la progression d’une aide américaine à Israël qui dépasse aujourd’hui 3 milliards de dollars par an.

Le New York Times estime que "le lobby" peut compter sur un minimum de quarante à quarante-cinq sénateurs et sur deux cents des quatre cent trente-cinq représentants. Les pays arabes, qui plus d’une fois ont vu leurs requêtes rejetées par le Congrès en dépit du soutien de la Maison Blanche, n’ont pas manqué de noter le fait. Le roi Hussein de Jordanie déclarait en 1984 : "Les Etats-Unis ne peuvent se mouvoir qu’à l’intérieur des limites concédées par l’AIPAC et par Israël." Ces limites sont fort étroites. L’un des rares membres du Congrès à qui il soit arrivé de critiquer   l’influence de l’AIPAC (même s’il a en définitive -toujours voté en faveur des mesures réclamées par Israël) a observé qu’un élu du Parlement israélien était plus libre de critiquer la politique israélienne qu’un membre du Congrès

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Il y a une explication, et elle est simple. Dans un monde politique où la réélection est l’obsession constante, aucun législateur n’a jamais été battu pour cause d’inconditionnalité pro-israélienne. Bien au contraire. En dehors même des Etats où l’électorat juif est appréciable (New-York, New-Jersey, Illinois, Californie, Floride), un candidat a tout à perdre à ne pas soutenir Israël.

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Dans ce domaine, le lobby pro-israélien a prouvé sa subtilité politique. Alors que l’organisation est très largement financée par les juifs américains dont les sensibilités politiques se situent majoritairement sur la gauche du parti démocrate, l’AIPAC a soutenu un certain nombre de sénateurs républicains conservateurs dès lors que ceux-ci avaient défendu les positions de Jérusalem. Plusieurs candidats démocrates, à la fois juifs, pro-israéliens et progressistes ont ainsi été informés que, compte tenu des votes du républicain sortant sur la question du Proche- Orient, aucun soutien ne leur serait apporté s’ils décidaient de se présenter contre lui 

 Récompenser ses amis et punir ses adversaires, le principe n’est guère discutable. Le problème, c’est que, les adversaires n’existant guère, l’AIPAC a franchi le pas en menant campagne contre des élus dont le seul tort était d’avoir critiqué si peu que ce soit les politiques du gouvernement de Jérusalem. En 1982, M. Paul Findley, élu républicain d’une circonscription rurale de l’Illinois, perdait son siège à l’issue d’une carrière de vingt-deux ans à la Chambre des représentants. Le lobby pro-israélien joua un rôle-clé dans cette affaire en versant plus de 100 000 dollars au concurrent démocrate pourtant totalement inconnu. M. Findley avait eu le tort de rencontrer M. Yasser Arafat et de préconiser ce que le Wall Street Journal appela une "politique plus équilibrée au Proche-Orient". Dès lors, même ses amis républicains l’abandonnèrent dans sa campagne de réélection, à l’exception, toutefois - et c’est une exception de taille, - du vice-président de l’époque : M. George Bush

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L’influence du lobby pro-israélien sur le Congrès est d’autant plus appréciable que les législateurs ont le pouvoir de s’opposer à toute fourniture d’armes à un pays étranger. Ils ont aussi la responsabilité de déterminer le montant dé l’aide extérieure.

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Concernant le Proche-Orient, la seule chose que le Congrès sache faire c’est d’augmenter l’aide à Israël." M. Lee Hamilton, auteur de cette remarque, sait à quoi s’en tenir : il siège à la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants et, comme presque tous ses collègues, vote cette aide sans discuter. Aujourd’hui, plus de 3 milliards de dollars par an sont alloués à Israël, sous forme de dons, à titre d’aide économique et militaire. Ce qui représente près du quart de l’aide américaine à l’étranger et correspond à 700 dollars par Israélien et par an (l’Afrique, à l’exception de l’Egypte, reçoit 2 dollars par personne et par an). L’économie israélienne dépend très largement de cette aide qui couvre le prix de presque toutes les importations du pays et lui permet de continuer à vivre avec le beurre, les canons et les magnétoscopes.

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Bien que des journalistes américains très favorables à Jérusalem aient dénoncé la situation d’une économie qui, parce qu’elle utilise l’aide américaine comme le substitut d’une politique de rigueur, se trouve "au bord de la faillite et de la vassalité", cette aide continue d’être votée par le Congrès, souvent sans le moindre débat.

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Dominante au Congrès, l’influence du lobby pro-israélien s’exerce aussi sur la Maison Blanche. Juste après avoir été élu président des Etats-Unis avec le soutien de 68 % des voix juives, M. James Carter annonça : "Je préférerais commettre un suicide politique plutôt que de faire du tort à Israël."

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Mais l’opinion publique et les médias évoluent. Un sondage Gallup de décembre 1988 a révélé à la fois que les Américains avaient plus de "sympathie" pour Israël (48 %) que pour les Palestiniens (24 %) et qu’ils approuvaient de manière très nette (70 %) l’ouverture d’un dialogue entre les Etats-Unis et l’OLP. Les images des fusillades de Cisjordanie et les commentaires de plus en plus sévères qui les accompagnent ont assurément joué un rôle. Les journalistes ne reculent plus devant la crainte des centaines d’appels et de télégrammes indignés - les uns et les autres souvent soigneusement orchestrés - que provoque le moindre reportage critique à l’égard d’Israël. Et l’opinion suit.
 
En fin de compte, c’est sans doute l’attitude des citoyens juifs qui sera décisive. Elle déterminera à la fois le type d’influence exercé par l’AIPAC et l’ampleur de la marge de manoeuvre du gouvernement israélien lorsqu’il choisit d’ignorer les conseils de modération de la Maison Blanche.
Longtemps, les juifs américains ont représenté la deuxième ligne de défense de l’Etat hébreu, juste après l’armée israélienne. Longtemps, les gouvernements successifs israéliens ont utilisé les ressources financières et l’influence politique de la communauté juive américaine comme un bouclier - ou une force de dissuasion - contre les critiques du département d’Etat. L’intention de M. Itzhak Shamir est de continuer, mais certains juifs américains, de plus en plus nombreux, commencent à renâcler. L’ouverture d’un dialogue entre les Etats-Unis et l’OLP est très loin d’avoir provoqué le torrent de critiques sur lequel comptait le gouvernement de Jérusalem : aucune organisation juive importante n’a protesté officiellement et le Congrès est resté étrangement calme.
 
Dans l’ensemble, le succès de l’
AIPAC reste toutefois considérable. Il prouve la supériorité d’un mouvement sans doute minoritaire mais bien organisé sur un sentiment peut-être majoritaire mais encore diffus. Après tout, le lobby pro-israélien n’a jamais été aussi puissant qu’au moment où les citoyens américains se sont mis à douter de la justesse de sa cause. 

                                                                                 

Serge Halimi Août 1989

LE MONDE DIPLOMATIQUE
http://www.monde-diplomatique.fr/1989/08/

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09.02.2006

IRAK - PERSECUTIONS CHRETIENNES VICTIMES DU PROSELITISME EVANGELIQUE


Proche-Orient : S.O.S Les irakiens font-ils la différence entre les chrétiens catholiques et les chrétiens évangélique ?

Vague d'attentats antichrétiens catholiques en Irak

Des voitures piégées ont explosé dans un court intervalle de temps dimanche devant au moins quatre églises de Bagdad et de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, tuant au moins trois Irakiens et en blessant neuf, selon la police.

Le colonel Birhan Taha a déclaré que trois civils avaient péri et qu'un autre avait été blessé dans l'attaque contre l'église de la Vierge à Kirkouk à 16h30. Un quart d'heure après, une autre voiture piégée explosait devant une église orthodoxe, blessant six civils. Les deux bombes étaient télécommandées.

A Bagdad, une voiture a sauté à 16h10 devant l'église catholique Saint Joseph dans le faubourg est de Sina'a, blessant deux personnes, d'après le commandant Qussaï Ibrahim. Une vingtaine de minutes plus tard, un autre véhicule a explosé devant une église anglicane du quartier est de Nidhal, sans faire de victimes, a précisé le lieutenant Ali Mitaab.

A peu près au même moment, une cinquième voiture explosait à une cinquantaine de mètres de la mission du Vatican dans la capitale, sans faire de blessés, d'après le commandant de police Abbas Mohammed.

Par ailleurs, deux reporters de la chaîne de télévision américaine ABC ont été grièvement blessés dimanche près de Taji, à une vingtaine de kilomètres au nord de Bagdad par l'explosion d'une bombe artisanale au passage du convoi de troupes américaines et irakiennes avec lesquelles ils voyageaient, a déclaré le président d'ABC News, David Westin. Blessés à la tête, ils ont été évacués sur un hôpital militaire américain. Les deux journalistes, le présentateur Bob Woodruff, 44 ans, et son caméraman canadien Doug Vogt, 46 ans, portaient des gilets blindés et des casques. L'armée américaine a préciséfile:///C:/Documents%20and%20Settings/Jocelyne/Bureau/Moz... qu'une enquête était ouverte.

Bob Woodruff, qui se trouvait en Israël pour les élections palestiniennes la semaine dernière, devait rester en Irak jusqu'à mardi

Dans les territoires palestiniens, le triomphe électoral du parti islamiste Hamas resserre encore l’étau qui pèse sur les derniers chrétiens arabes de ce pays. Les gestes diplomatiques accomplis par l'un des dirigeants du Hamas ne semblent pas de nature à changer l'attitude des islamistes de base contre leurs compatriotes chrétiens de Palestine. Spoliations immobilières et foncières, violences morales et physiques, viols, assassinats : c'est depuis plusieurs années, déjà, que la pression s'accroît pour forcer les chrétiens à quitter les Territoires.

Un vent de persécution se lève donc sur le Proche-Orient. Les plus vieilles communautés chrétiennes du monde (elles remontent à l’époque des Apôtres) sont aujourd’hui menacées d'exil. Cette menace est peu connue en Europe, où le sort des chrétiens en détresse n’éveille pas l’intérêt des gouvernements. Alors que les Palestiniens musulmans sont soutenus par les Etats arabes, les Palestiniens chrétiens ne peuvent compter, à l’extérieur, que sur l’appui humanitaire des chrétiens européens.

le nouvel observateur

 

 

 

POUR MEMOIRE

En Irak les missionnaires des sectes évangéliques sont arrivés dans les fourgons de l’armée états-unienne et ont désormais pignon sur rue. À coup de dollars, ils s’emploient à rallier les chrétiens d’Irak et à les détourner de leur christianisme traditionnel, oriental et arabe, pour les conduire à créer des communautés séparées. Les arguments sont toujours les mêmes, il s’agit d’inviter les chrétiens arabes à quitter leur religion traditionnelle en échange d’un emploi, d’allocations pour leurs enfants, d’une promesse de visa. Outre le Vatican, les Églises traditionnelles irakiennes ne cessent de dénoncer le danger des évangéliques états-uniens dont certains ont déjà été exécutés par la Résistance. Selon le curé du village chrétien de Ain-kawa, près de Mossoul, « Lors de cérémonies religieuses, nous expliquons aux fidèles que ces missionnaires sont en réalité des agents américains qui cherchent à soudoyer les Irakiens avec leur argent. Des étrangers qui veulent anéantir notre histoire et créer des conflits confessionnels en Irak. Nous répétons aux fidèles qu’il faut interdire à ces gens l’accès à leurs résidences et aux lieux de rassemblement de leurs enfants ». Les Irakiens chrétiens affirment que ces évangéliques « ne risquent pas seulement de causer la dispersion des fidèles, mais de créer un climat de conflit confessionnel qui n’existait pas auparavant en Irak. Ces étrangers visent à perturber nos bonnes relations avec les musulmans et un climat d’entente millénaire » [6]. C’est exactement le même processus que l’on constate en Palestine occupée où des efforts considérables sont déployés par les évangéliques pour rallier des fidèles et les inciter ensuite à quitter le pays.

Charles Saint-Prot
Directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques.
Les articles de cet auteur

 

 

POUR MEMOIRE

les nouveaux fantassins de l'islam et du protestantisme évangélique se lancent dans une formidable conquête des âmes de façon méthodique. Le bien et le mal, le salut et le péché… Toute une rhétorique morale gagne les esprits et s'immisce dans les rouages des démocraties, mêlant les affaires du ciel à celles de la politique. Enquête sur les nouvelles tentations théocratiques

Ils n'ont peur de rien: ni des bombes, ni des voitures piégées, ni des tirs des rebelles. En Irak, antichambre de l'enfer où l'on égorge au nom d'Allah et du patriotisme, les protestants évangéliques redoublent de zèle ces temps-ci. Enrôlés dans des organisations non gouvernementales américaines - notamment l'agence World Vision, et Samaritan's Purse, pilotée par Frank Graham, le rejeton du célèbre télévangéliste américain Billy Graham - ou envoyés par leurs Eglises, telle la Southern Baptist Convention, ces missionnaires, jusque-là très discrets dans le pays, donnent des cours aux enfants, distribuent des vivres et des médicaments aux populations ainsi qu'aux chefs de tribu. «Depuis le printemps 2003, au moins 15 nouvelles Eglises se sont implantées en Irak en toute discrétion», assure le chrétien assyro-chaldéen Joseph Yacoub, professeur de sciences politiques à Lyon, qui maintient d'étroits contacts avec ses coreligionnaires.

A Bagdad, ces soldats de Dieu ramassent les fidèles en voiture ou en bus afin de les acheminer vers les lieux de prière, cernés de barricades. Dans l'espoir de convertir les brebis musulmanes qui risquent gros en les fréquentant - dans l'islam, celui qui renie sa foi encourt la mort - les évangéliques jouent même les Petits Chaperons rouges: on a vu ainsi certains prédicateurs glisser une Bible dans un panier-repas gracieusement tendu aux soldats chargés de la circulation. Une telle agitation fait redouter le pire aux chrétiens locaux - 4% de la population. Déjà durement frappés par une série d'attentats meurtriers, ces fidèles implantés de longue date en Irak craignent aujourd'hui que les islamistes ne les confondent avec les néoprotestants dans une même exécration de l'Amérique impérialiste et démoniaque.
 
L'Express du 28/03/2005
Des islamistes aux évangéliques
Dieu et la politique
       
 
 

Les évangélistes sous haute surveillance
Les nouvelles sanctions concernant l’exercice illégal du culte
mardi 14 mars 2006
 
Dans ses dispositions pénales, le texte de loi du gouvernement propose l’incrimination de nombreux faits liés à l’exercice illégal du culte, dont l’emprisonnement.

C’est demain que les députés de l’Assemblée nationale se prononceront par vote sur l’ordonnance présidentielle fixant les règles et conditions de l’exercice des cultes autres que musulmans. Et comme il s’agit, tel que l’indique l’intitulé, d’une ordonnance, le texte ne sera pas soumis à débat et sera sans nul doute adopté sans trop d’encombres.

La forme choisie pour la promulgation de cette loi laisse la porte fermée au débat sur un sujet extrêmement sensible puisqu’il touche à un principe consacré par la loi fondamentale du pays, à savoir la liberté de culte et de conscience. Le contenu de ce cadre législatif aurait certainement beaucoup gagné si la discussion à ce propos avait été engagée.

Dans cette ordonnance classée n°06-03 et datée du 28 février 2006, le législateur met en avant un certain nombre d’arguments qui ont plaidé pour le durcissement de la loi à l’égard des activités religieuses considérées comme étant des missions de prosélytisme. Cependant, ce qui est frappant dans cette nouvelle réglementation, c’est la sévérité des sanctions prévues contre les contrevenants. En effet, dans ses dispositions pénales, l’ordonnance propose l’incrimination de nombreux faits liés à l’exercice cultuel dont le châtiment peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement. D’aucuns diront que la mise en place d’un cadre législatif, organisant et structurant l’exercice des cultes, peut être chose acceptable pour peu que ce dernier ne soit pas en contradiction avec la loi fondamentale et les engagements internationaux du pays. Mais de là à prévoir des sanctions aussi lourdes pour de telles activités, il n’y a aucun doute que cela tient d’un excès de zèle qui n’est pas pour améliorer l’image du pays. Surtout que le texte en question constitue un concentré d’imprécisions, ce qui ouvrira inéluctablement la voie à des interprétations abusives dont les conséquences peuvent s’avérer fâcheuses pour les droits de l’Homme et les libertés de culte et de conscience.

La création d’une commission nationale du culte dont la mission, tel qu’énoncé dans l’exposé des motifs de la loi, est de “prendre en charge les affaires religieuses et de veiller à garantir la liberté d’exercice du culte”, pourrait constituer un cadre garant de ces libertés. Concernant ce même aspect des libertés, le législateur s’appuie sur les instruments internationaux ratifiés par l’Algérie, notamment la Déclaration universelle des droits de l’Homme, pour expliquer que “toute personne a le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion”.

Toutefois, il n’oublie pas de se référer à ces mêmes textes pour rappeler que “ces instruments donnent aux États le droit d’intervenir dans le cadre de la loi, pour la sauvegarde de l’ordre public ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui”. Ceci pour assener ensuite dans les dispositions pénales du texte des sanctions pénales et financières. À titre d’exemple, une peine allant de 2 à 5 années de prison ferme et une amende de 50 à 100 millions de centimes sont réservées à quiconque “incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion (…), ou fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen qui visent à ébranler la foi d’un musulman”.

Certes, le législateur, à travers cette réglementation, tend à endiguer les missions de prosélytisme menées notamment par les églises évangélistes américaines dans certaines régions du pays ; cependant il demeure vital que les textes pondus soient clairs et explicites, et ce, pour ne pas ouvrir la voie à des dépassements sur les libertés individuelles et collectives consacrées par les lois de la République et qui peuvent être assimilés à un réveil des démons de l’inquisition.

Hamid Saïdani
Source : Liberté