27.06.2008

LES EVANGELIQUES : BANLIEUES....attention DANGER !

grandebretagneMenace sur la liberté d’évangéliser en Angleterre

"Vous ne pouvez pas prêcher la Bible ici, c’est un secteur musulman".

mardi 3 juin 2008, 

Ce que des policiers communautaires ont dit à deux chrétiens.

Deux prédicateurs chrétiens auraient été empêchés de distribuer des passages de la Bible par la police parce qu’ils étaient dans un secteur musulman. Ils racontent qu’un policier de soutien communautaire leur a dit qu’ils ne pouvaient prêcher là et que d’essayer de convertir des musulmans au christianisme était un crime de haine . L’officier communautariste aurait dit aux deux hommes : « Vous avez été avertis : si vous revenez ici et que l’on vous bat, et bien, on vous aura averti ». Un agent de police présent durant l’incident dans ce secteur de Birmingham aurait lui aussi dit aux prédicateurs de ne pas revenir.

P.-S.

Source : http://www.dailymail.co.uk/news/article-1023483/You-preach-Bible-Muslim-area.html
 
 
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  france
ont lancé une vaste enquête
sur les milieux évangéliques
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Ces supers policiers chargés de prévenir les menaces sur la société —terroristes en particulier— vont venir voir les pasteurs et leur poser des questions.

La Fédération Protestante de France a vivement réagi, par la voix de son président.

10/04/2007 20:45 La Fédération protestante dénonce une enquête des Renseignements généraux

Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France, s’élève contre une enquête nationale menée par les Renseignements généraux sur les milieux évangéliques, et appelle les pasteurs à « faire preuve de réserve » face aux enquêteurs

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont se dit « consterné » et attend une réaction du ministère de l’intérieur. Le président de la Fédération protestante de France (FPF) dit avoir été « informé », mercredi 4 avril, du « lancement d’une enquête nationale diligentée par les Renseignements généraux (RG) pour un “recensement des milieux évangéliques” avec une attention particulière portée aux “incidents” liés à l’exercice du culte ».

« Informé » : le mot mérite précision. Car le président de la FPF déclare n’avoir reçu aucune information officielle à ce sujet. Ce sont des collègues pasteurs qui lui ont signalé avoir été contactés par des enquêteurs des RG à ce sujet.
« Les Renseignements généraux ont pour mission de prévenir toutes les formes de terrorisme, de violences urbaines, de menaces. En aucun cas, les incidents liés à l’exercice du culte ne peuvent entrer dans une telle mission », dénonce Jean-Arnold de Clermont.

"Je ne crois pas à la neutralité de cette enquête"

Échaudé par les imprécisions du récent travail de la Miviludes ( Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les sectes) et dénonçant régulièrement l’assimilation des Églises évangéliques à des sectes, le président de la FPF craint également pour la qualité de ce travail d’investigation. « Je ne crois pas à la neutralité de cette enquête, confirme-t-il. On n’est pas en train de faire de la sociologie, mais de la police, de la pseudo-sécurité. » Si le président ne s’oppose pas à ce que des enquêtes de police soient menées pour des raisons de troubles à l’ordre public – on voit difficilement comment elles pourraient se faire à découvert, comme c’est le cas dans cette enquête –, il refuse une enquête nationale « dont l’objectif n’est pas donné ». « Il ne peut pas y avoir d’enquête nationale sur les évangéliques, sauf à les assimiler à des terroristes », avance le pasteur de Clermont.Officiellement, la mission de la Direction centrale des services généraux (DCRG) a trois priorités : la lutte contre les terrorismes, la lutte contre les violences urbaines et l’économie souterraine, l’anticipation et la gestion des crises d’ordre public. Elle dispose également d’une sous-direction de l’analyse, de la prospective et des faits de société.

Les services concernés ne font pas de commentaire

Interrogés par La Croix,les Renseignements généraux et la Direction générale de la police nationale (DGPN), dont ils dépendent, ont déclaré qu’« ils ne souhaitaient pas s’exprimer » : ni sur l’enquête, ni pour préciser le cadre juridique de leur mission. Le Bureau central des cultes, au ministère de l’intérieur, estime qu’il n’a aucun commentaire à faire.        

Désormais, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, qui a alerté le cabinet du ministre de l’intérieur, attend « explicitement du ministre qu’il dise qu’il ne soutient pas l’enquête et que ce n’est pas le rôle des Renseignements généraux ».         

Il a adressé un courrier aux 23 directions d’Églises membres de la FPF – dont certaines sont rattachées à la famille évangélique et pentecôtiste –, informant les pasteurs que « rien ne les oblige à répondre aux enquêteurs des Renseignements généraux » et leur demandant, « s’ils les reçoivent », de « faire preuve de la plus grande réserve ».

Élodie MAUROT

la-croix.com

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PERPIGNAN - Mai 2005

Perpignanais, un mot que l'on n'a guère entendu à l'occasion des événements qui, pour une fois, ont fait de la cité catalane le centre de toutes les attentions. Il était plutôt question d'arabes et de gitans. Deux habitants de la ville sont morts. On retiendra d'eux que c'étaient des arabes.
Le communautarisme ne surgit jamais dans l'actualité à la faveur d'une bonne nouvelle. Son cortège est plutôt une succession de victimes, d'injustices, d'égoïsmes, de violences... ou de meurtres. Comme à Perpignan.
...

Convaincu que ces "communautés" sont structurées autour de leur appartenance religieuse
-musulmane chez les beurs, protestante chez les gitans, juive et catholique pour les pieds-noirs-, le maire de Perpignan, bien avant Nicolas Sarkozy, va tenter d'utiliser la religion comme ciment de la paix civile. A l'en croire, Jean-Paul Alduy agit au nom de "l'extrême nécessité de rapprocher des communautés certes structurellement différenciées mais qui pouvaient être unifiées autour du principe d'amour du prochain qui constituait leur dénominateur commun : un lien d'échange entre toutes les religions, seul capable de faire passer les hommes du stade de l'animal rassemblé en troupeau à celui d'une société soucieuse de respect et d'écoute de l'autre" (2). Et la République alors ?! L'oecuménisme plutôt que le civisme... Une méthode destinée à faire émerger une nouvelle façon de vivre en société.

...

"Que les pasteurs défilent avec les imams, très bien", confirme M. Gaudelet, pasteur de l'église réformée. "Mais la médiation doit être politique. C'est à la République de faire son travail. Si elle fait appel aux responsables religieux, elle risque de tomber dans le clanisme et le pouvoir tribal", ajoute le pasteur.

communautarisme.net

 

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EMEUTES DES BANLIEUES -

Novembre 2005

C'était un local associatif que la mairie de Draveil venait juste de récupérer.

Un panneau indiquait encore, à l'entrée : "Eglise évangélique". Le local a été dévasté par les flammes durant une nuit d'émeute, la semaine passée.

Vengeance contre les "gitans" - une communauté que les "beurs" n'apprécient pas particulièrement ?

Vengeance parce que l'évangile y était annoncé par des pasteurs de la Mission Tsigane, encore tout récemment ?


Vengeance contre le maire de Draveil, qui fut l'un des premiers à supprimer les aides aux familles des fauteurs de troubles ?

Nul ne le saura jamais.
Selon l'Hebdo de l'Essonne, journal de la mairie, ce bâtiment était appelé "le local associatif - la chapelle".

Située 11 bis rue des Bergeries, c'est du nom de la rue que la "chapelle" était appelée.
 
upjf.org
 
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19.06.2008

FASCHISME CHRETIEN : LA FIN DE LA DEMOCRATIE AMERICAINE ET DE LA DEMOCRATIE TOUT COURT I

NOAMI KLEIN/WOLF ancienne conseillère de Clinton puis d’Al Gore, journaliste et écrivain juive américaine - Elle a été interviewée en France dans LE GRAND JOURNAL .

Naomi Klein WOLF est une intellectuelle engagée, une activiste de l’altermondialisation. Elle sort un livre, intitulé La Stratégie du choc. Elle décrit les mécanismes avec lesquels, les tenants d’une économie ultralibérale ont appris à tirer partie des désastres pour faire progresser leurs idées et parfois même les imposer à une population tétanisée par la catastrophe qui vient d’avoir lieu.

Selon elle, le 11-Septembre relève moins d’un complot que d’une stratégie a posteriori visant à surfer sur l’état de choc du peuple américain pour
appliquer le programme des ultras au pouvoir à Washington. Stratégie qui sera reprise en 2004 lors du passage de Katrina à la Nouvelle-Orléans.

Video Naomi Klein Pas de complot mais une stratégie!VIDEONaomi Klein La Stratégie du choc

 

 
NAOMI KLEIN/WOLF :

TOTALITARISME AUX USA EN DIX ETAPES
L’Amérique fasciste, en dix mesures faciles

 

Naomi KLEIN Le capitalisme du desastreVIDEO Naomi KLEIN La Stratégie du choc

De Hitler à Pinochet et après, l’histoire montre qu’il y a certaines mesures que tout dictateur en puissance doit prendre pour détruire les libertés constitutionnelles. Et selon Noami Wolf, George Bush et son administration semblent toutes les prendre. (The GUARDIAN 24 avril 2007)


L’automne dernier, il y a eu un coup d’état militaire en Thaïlande. Les leaders du coup d’état ont pris un certain nombre de mesures, plutôt systématiquement, comme s’ils avaient une liste d’achats. En un sens, c’est ce qu’ils avaient. En quelques jours, la démocratie a été supprimée : les chefs du coup d’état ont décrété la loi martiale, envoyé des soldats en armes dans les zones résidentielles, pris en main les stations de radio et de télévision, et mis des activistes patentés en détention.

Ils ne comprenaient pas ces choses à mesure qu’elles progressaient. Si vous regardez l’histoire, vous pouvez voir qu’il y a essentiellement un plan pour transformer une société libre en une dictature. Ce plan a été utilisé à maintes reprises en versant plus ou moins de sang, de manières plus ou moins terrifiantes. Mais c’est toujours efficace. Il est très difficile et ardu de créer et maintenir une démocratie - mais l’histoire montre qu’en supprimer une est bien plus simple. Vous n’avez qu’à être disposé à prendre les dix mesures.

Aussi difficile que ce soit à contempler, il est clair, si vous êtes disposé à regarder, que chacune de ces 10 mesures a déjà été initiée aujourd’hui aux Etats-Unis par l’administration Bush.


Parce que les Américains comme moi sont nés dans la liberté, nous avons du mal à considérer même qu’il est possible pour nous de devenir aussi peu libres - au sein du pays - que beaucoup d’autres nations. Parce que nous n’apprenons plus beaucoup nos droits et notre système de gouvernement - le devoir de connaître la constitution a été retiré de la propriété des citoyens pour devenir le domaine des professionnels comme les juristes et les professeurs - nous reconnaissons rarement le système d’équilibre des pouvoirs que les fondateurs ont mis en place, même s’ils sont systématiquement démantelés. Parce que nous n’apprenons plus l’histoire européenne, la mise sur pied d’un département de sécurité de la « patrie » - rappelez-vous qui d’autre était enthousiaste du mot « patrie » - n’a pas déclenché le signal d’alarme qu’elle aurait dû.

J’affirme que, sous notre nez, George Bush et son administration utilisent des tactiques éprouvées pour supprimer notre société libre. Il est temps pour nous de consentir à penser à l’impensable - comme l’auteur et le journaliste politique Joe Conason a dit que ça peut arriver ici. Et que nous sommes plus avancés que nous n’en avons conscience.

Conason a averti de manière éloquente du danger de l’autoritarisme américain. Je prétends que nous avons besoin aussi de regarder les leçons du fascisme européen et d’autres pour comprendre la gravité potentielle des événements que nous découvrons aux Etats-Unis.

1. Invoquer un ennemi interne et externe terrifiant

Après avoir été frappés le 11 septembre 2001, nous fûmes dans un état de choc national. Moins de six semaines plus tard, le 26 octobre 2001, le Patriot Act des Etats-Unis fut adopté par le Congrès qui a eu peu d’occasions d’en débattre ; beaucoup ont dit qu’ils ont eu à peine le temps de le lire. On nous a dits que nous étions maintenant sur un « pied de guerre » ; nous étions dans une « guerre mondiale » contre un « califat mondial » ayant l’intention de « balayer la civilisation. » Il y a eu d’autres temps de crise dans lesquels les Etats-Unis ont accepté des limites sur les libertés civiles, comme durant la guerre de Sécession quand Lincoln a décrété la loi martiale ; durant la seconde guerre mondiale, quand des milliers de citoyens américano-japonais furent internés. Mais cette situation est sans précédent, comme le note Bruce Fein de l’American Freedom Agenda : toutes nos autres guerres avaient un point final, donc le balancier était capable de revenir vers la liberté ; cette guerre est définie comme illimitée dans le temps et sans frontières nationales dans l’espace - la Terre elle-même est le champ de bataille. « Cette fois, » dit Fein, « il n’y aura pas de fin définie. »

Créer une menace terrifiante - comme une hydre secrète et malfaisante - est un vieux truc. Il peut être basé, comme l’invocation d’Hitler d’une menace communiste contre la sécurité de la nation, sur des événements réels (un universitaire du Wisconsin a été confronté à des appels à démissionner parce qu’il a noté, parmi d’autres choses, que l’incendie criminel soi-disant communiste, l’incendie du Reichstag de février 1933, fut rapidement suivi dans l’Allemagne nazie par les pleins pouvoirs [accordés à Hitler - NdT], qui remplacèrent la loi constitutionnelle par un état d’urgence illimité). Ou bien la menace terrifiante peut être basée sur un mythe, comme l’évocation nationale-socialiste de la « conspiration globale du judaïsme mondial. »

Ce n’est pas que le terrorisme islamique mondial ne soit pas un danger grave ; bien sûr qu’il l’est. Je prétends plutôt que le langage utilisé pour transférer la nature de la menace est différent dans un pays comme l’Espagne - qui a aussi souffert d’attaques terroristes violentes - de celui en Amérique. Les citoyens espagnols savent qu’ils font face à une grave menace de la sécurité ; ce que nous croyons, en tant que citoyens américains, est que nous sommes menacés potentiellement par la fin de la civilisation telle que nous la connaissons. Evidemment, cela nous rend encore plus enclins à accepter des restrictions de nos libertés.

2. Créer un goulag

Une fois que vous avez terrorisé tout le monde, la prochaine mesure est de créer un système de prison en dehors de la loi
(comme Bush le dit, il voulait que le centre de détention américain de Guantanamo Bay soit situé dans un « espace extérieur » légal) - où la torture a lieu.

Au début, les gens qui sont envoyés là sont vus par les citoyens comme des étrangers : agitateurs, espions, « ennemis du peuple » ou « criminels. » Initialement, les citoyens tendent à soutenir le système de prison secret ; il les fait se sentir plus en sécurité et ils ne s’identifient pas avec les prisonniers. Mais suffisamment tôt, les leaders de la société civile - des membres de l’opposition, des activistes du travail, membres du clergé et journalistes - sont arrêtés et envoyés là également.

Ce processus a lieu dans des dérives fascistes
et des prises de mesures sérieuses antidémocratiques allant de l’Italie et l’Allemagne dans les années 1920 et 1930 jusqu’aux coups d’état de l’Amérique latine des années 1970 et après. C’est une pratique usuelle de supprimer une société libre ou d’écraser un soulèvement pro démocratique.

Avec ses prisons en Irak et en Afghanistan et bien sûr, Guantanamo à Cuba, où les détenus subissent des sévices, et sont gardés indéfiniment sans jugement et sans accès à un procès légal,
l’Amérique a maintenant certainement son goulag. Bush et ses alliés au Congrès ont annoncé récemment qu’ils ne diffuseraient aucune information sur les prisons secrètes des « sites noirs » de la CIA dans le monde, qui sont utilisées pour incarcérer des gens qui ont été arrêtés dans la rue.

Les goulags dans l’histoire tendent à se répandre, devenant toujours plus grands et plus secrets, toujours plus meurtriers et officialisés. Nous savons de récits, photos, vidéos et documents gouvernementaux de première main
que des gens, innocents et coupables, ont été torturés dans les prisons gérées par les Etats-Unis que nous connaissons et celles que nous ne pouvons investiguer de manière adéquate.

Mais les Américains supposent toujours que ce système et que les sévices des détenus concernent seulement des gens basanés inquiétants avec lesquels ils ne s’identifient généralement pas. C’était courageux de la part du spécialiste conservateur William Safire de citer le pasteur anti-nazi Martin Niemöller, qui avait été arrêté comme prisonnier politique : « D’abord ils sont venus pour les Juifs. » La plupart des Américains ne comprennent pas encore que la destruction de la règle de la loi à Guantanamo établit un dangereux précédent pour eux aussi.

D’ailleurs, l’établissement des tribunaux militaires qui refusent un procès légal aux prisonniers tend à arriver tôt dans une dérive fasciste. Mussolini et Staline ont créé de tels tribunaux. Le 24 avril 1934, les Nazis, aussi, ont créé le Tribunal du Peuple, qui contournait aussi le système judiciaire : les prisonniers étaient gardés indéfiniment, souvent isolés, et torturés, sans être accusés de fautes, et étaient sujets à des procès-spectacles. En fin de compte, les Tribunaux Spéciaux sont devenus un système parallèle qui met la pression sur les tribunaux réguliers pour abandonner la règle de la loi en faveur de l’idéologie nazie dans la prise de décisions.
 
(lire à ce propos la discution FEMA - CAMPS D'INTERNEMENT ???)
 PLUS DE 600 CAMPS D'INTENEMENTS, VIDES MAIS PARFAITEMENT ENTRETENUS, PRETS A L'EMPLOI AVEC VOIES DE CHEMINS DE FER, TRAINS EN ATTENTE, MIRADORS, CERCUEILS, ET REGLEMENS INTERIEURS MINUTIEUSEMENT PRE-ETABLIS, REPARTIS DANS TOUS LES U.S.A. ATTENDENT LEURS FUTURS PRISONNIERS.........Un avant gout :
Il existe de nombreuses autres vidéos de ces 600 mystérieux camps qui ont commencé à être construits sous CARTER
 
 3. Développer une caste de voyous



Quand les leaders qui cherchent ce que j’appelle une « dérive fasciste » veulent supprimer une société libre, ils envoient des groupes paramilitaires de jeunes hommes effrayants pour terroriser les citoyens. Les Chemises Noires erraient dans la campagne italienne en frappant les communistes ; les Chemises Brunes tenaient des réunions violentes dans toute l’Allemagne. Cette force paramilitaire est particulièrement importante dans une démocratie : vous avez besoin des citoyens pour craindre la violence des voyous et donc vous avez besoin de voyous qui peuvent agir en toute impunité.

Les années qui suivirent le 11 septembre se sont avérées être une mine d’or pour les entreprises travaillant dans le domaine de la sécurité en Amérique, avec l’administration Bush épuisant les zones de travail qui incombaient généralement à l’armée américaine. Dans le processus, des contrats se chiffrant en centaines de millions de dollars ont été passés pour des travaux de sécurité par des mercenaires dans le pays et à l’étranger. En Irak, certains de ces contractants ont été accusés d’implication dans la torture des prisonniers, le harcèlement des journalistes et le tir contre des civils irakiens. Sous l’Ordre 17, donné aux contractants réguliers en Irak par l’administrateur américain à Bagdad, Paul Bremer, ces contractants sont protégés de toutes poursuites.

Oui, mais c’est en Irak, vous pouvez dire ; cependant, 
après l’ouragan Katrina, le département de la Sécurité de la Patrie a engagé et déployé des centaines de gardes de sécurité privés armés à la Nouvelle-Orléans. Le journaliste d’investigation Jeremy Scahill a interviewé un garde anonyme qui a tiré, selon les rapports, sur des civils non armés dans la ville. C’était un désastre naturel qui était à l’origine de cet épisode - mais la guerre sans fin contre le terrorisme de l’administration signifie une étendue continue pour ce qui se trouve être dans les faits des armées sous contrats privés pour ramener la gestion de crise et d’urgence au pays dans les villes américaines.

Des voyous en Amérique ? Des groupes de jeunes Républicains en colère, habillé en chemises et pantalons identiques, ont menacé des scrutateurs comptant les votes en Floride en 2000. Si vous lisez l’histoire, vous pouvez imaginer que ce peut être un besoin d’ « ordre public » le prochain jour d’élection. Disons qu’il y a des protestations, ou une menace, le jour d’une élection ; l’histoire n’exclurait pas la présence d’une société de sécurité privée à un bureau de vote « pour rétablir l’ordre public. »

4. Mettre en place un système de surveillance


Dans l’Italie de Mussolini, dans l’Allemagne nazie, dans l’Allemagne de l’Est communiste, dans la Chine communiste - dans toute société fermée - la police secrète espionne les gens ordinaires et encourage les voisins à espionner leurs voisins. La Stasi n’avait besoin de garder sous surveillance qu’une minorité des Allemands de l’Est pour convaincre une majorité qu’ils étaient eux-mêmes surveillés.

En 2005 et 2006,
quand James Risen et Eric Lichtblau ont écrit dans le New York Times sur un programme d’Etat secret pour mettre les citoyens sur écoute téléphonique, lire leurs e mails et suivre les transactions financières internationales, il est devenu clair aux Américains ordinaires qu’ils pouvaient être aussi sous la surveillance de l’Etat.

Dans les sociétés fermées, cette surveillance est créée comme étant pour la « sécurité nationale » ; la véritable fonction est de garder les citoyens dociles et inhiber leur activisme et leur dissidence.


5. Harceler les groupes de citoyens


La cinquième chose que vous faites est liée à la 4e mesure - vous infiltrez et harcelez les groupes de citoyens. Ce peut être insignifiant : une église à Pasadena, dont le pasteur prêchait que Jésus était en faveur de la paix, s’est retrouvée investiguée par l’Internal Revenue Service (Service du Revenu Intérieur - NdT), tandis que les églises qui envoyaient voter des Républicains, ce qui est également illégal sous la loi des impôts américaine, ont été laissées tranquilles.

Un autre harcèlement est plus grave : l’American Civil Liberties Union rapporte que des milliers d’Américains ordinaires pacifistes, pour l’environnement et d’autres groupes ont été infiltrés par des agents : une base de données secrète du Pentagone comprend plus de quatre douzaines de meetings, rallyes et marches anti-guerre pacifiques par des citoyens américains dans sa catégorie des 1 500 « incidents suspects. » L’agence de Counterintelligence Field Activity (Cifa) du département de la Défense, également secrète, a rassemblé des informations sur des organisations intérieures engagées dans des activités politiques pacifiques : la Cifa est supposée traquer des « menaces terroristes potentielles » quand elle surveille les citoyens américains ordinaires activistes. Une nouvelle peu remarquée a redéfini comme du « terrorisme » l’activisme tel que les protestations pour les droits des animaux.

La définition de « terroriste » s’étend donc lentement pour inclure l’opposition.

 

 6. S’engager dans des détentions et des libérations arbitraires

Cela fait peur aux gens. C’est un genre de jeu du chat et de la souris. Nicholas D Kristof et Sheryl WuDunn, les reporters d’investigation qui ont écrit la Chine s’éveille : la lutte pour l’âme d’une puissance montante, décrivent les activistes pro démocratiques en Chine, tels que Wei Jingsheng, qui sont arrêtés et relâchés de nombreuses fois. Dans une société qui se ferme ou qui est fermée il y a une « liste » de dissidents et de chefs de l’opposition : vous êtes visé de cette manière, et une fois que vous êtes sur la liste, et il est difficile d’en sortir.

En 2004, l’administration de la Sécurité des Transports de l’Amérique a confirmé qu’elle avait une liste de passagers qui étaient visés pour des recherches de sécurité ou pire s’ils essayaient de se sauver. Les gens qui se sont trouvés sur la liste ? Deux femmes d’âge moyen activistes pour la paix à San Francisco ; le sénateur libéral Edward Kennedy ; un membre du gouvernement du Venezuela - après avoir critiqué le président Bush ; et des milliers de citoyens américains ordinaires.

Le professeur Walter F Murphy est professeur émérite à l’université de Princeton ; il est un des érudits de la constitution les plus importants dans la nation et auteur du classique Constitutional Democracy. Murphy est aussi un ancien Marine décoré, et il n’est même pas particulièrement libéral politiquement. Mais en mars de cette année, on lui a refusé une carte d’embarquement à Newark, « parce que j’étais sur la liste de surveillance des terroristes. » « Avez-vous été dans des marches pour la paix ? Nous interdisons à un tas de gens de prendre l’avion à cause de ça, » a demandé l’employé de la compagnie aérienne.

« J’ai expliqué, » a dit Murphy, « que je n’avais pas participé mais j’avais donné en septembre 2006 une conférence à Princeton, télévisée et mise sur Internet, hautement critique de George Bush pour ses nombreuses violations de la constitution. »

« Ca doit être ça, » a dit l’homme.
Marcheur pour la paix ? Terroriste potentiel. Soutient la constitution ? Terroriste potentiel. L’histoire montre que les catégories des « ennemis du peuple » tendent à s’étendre toujours plus profondément dans la vie civile.

James Yee, un citoyen américain, était l’aumônier musulman à Guantanamo qui fut accusé de mauvaise gestion des documents classifiés. Il fut harcelé par l’armée américaine avant que les accusations contre lui ne soient abandonnées. Yee a été en détention et relâché plusieurs fois. Il est toujours un objet d’intérêt.

Brandon Mayfield, un citoyen américain et avocat en Oregon, fut identifié par erreur comme un terroriste possible. Sa maison fut cambriolée secrètement et son ordinateur réquisitionné. Bien qu’il soit innocent de l’accusation portée contre lui, il est toujours sur la liste.

C’est une pratique standard des sociétés fascistes qu’une fois que vous êtes sur la liste, vous ne pouvez en sortir.

7. Viser les individus clefs


Menacer de licenciement les fonctionnaires, artistes et universitaires s’ils ne suivent pas la ligne. Mussolini poursuivit les recteurs des universités d’Etat qui ne se conformaient pas à la ligne fasciste ; Goebbels a fait de même, qui purgeait les universitaires qui n’étaient pas pro-Nazis ; Augusto Pinochet a fait de même ; Le Politburo communiste chinois a fait de même en punissant les étudiants et les professeurs pro-démocratie.

L’Académie est un lieu explosif de l’activisme, donc ceux cherchant une dérive fasciste punissent les universitaires et les étudiants par des pertes d’emplois s’ils ne se « coordonnent » pas idéologiquement, selon les termes de Goebbels. Puisque les fonctionnaires sont le secteur de la société la plus vulnérable pour être licencié par un régime donné, ils sont aussi un groupe que les fascistes « coordonnent » dès le début : la loi du Reich pour le rétablissement d’un service civil professionnel fut adoptée le 7 avril 1933.

Les supporters de Bush dans les législatures de plusieurs Etats ont mis la pression sur les régents dans les universités d’Etat pour pénaliser ou licencier les universitaires qui avaient été critiques envers l’administration. En ce qui concerne les fonctionnaires, l’administration Bush a fait dérailler la carrière d’un avocat militaire qui parlait de procès honnêtes pour les détenus, tandis qu’un fonctionnaire de l’administration intimidait publiquement les sociétés juridiques qui représentent les détenus pro Bono en menaçant d’appeler à ce que leurs clients d’entreprises majeures les boycottent.

D’autre part, une contractante de la CIA qui a dit dans un blog fermé que « le waterboarding est de la torture » fut privée de son certificat de sécurité dont elle avait besoin pour faire son travail.

Très récemment, l’administration a licencié huit procureurs américains pour ce qui semble être une loyauté politique insuffisante. Quand Goebbels a purgé le service civil en avril 1933, les procureurs furent « coordonnés » également, une mesure qui facilitait le chemin des lois de plus en plus brutales qui allaient suivre.

8. Contrôler la presse


L’Italie dans les années 1920, l’Allemagne dans les années 1930, l’Allemagne de l’Est dans les années 1950, la Tchécoslovaquie dans les années 1960, les dictatures de l’Amérique latine dans les années 1970, la Chine dans les années 80 et 90 - toutes les dictatures et les dictateurs en puissance visaient les journaux et les journalistes. Ils les menacent et les harcèlent dans des sociétés plus libres qu’ils cherchent à fermer, et ils les arrêtent et font pire dans les sociétés qui ont déjà été fermées.

Le Comité pour la protection des journalistes dit que les arrestations de journalistes américains sont à un niveau jamais atteint : Josh Wolf (pas de relation), un blogger de San Francisco, a été incarcéré pour un an pour avoir refusé de transmettre une vidéo d’une manifestation pacifiste ; la Sécurité de la Patrie a porté plainte contre le reporter Greg Palast, prétendant qu’il avait menacé « l’infrastructure critique » quand lui et un producteur de télévision filmaient des victimes de l’ouragan Katrina en Louisiane. Palast avait écrit un best-seller critique de l’administration Bush.

D’autres reporters et écrivains ont été condamnés d’autres manières. Joseph C Wilson a accusé Bush, dans un éditorial du New York Times, de mener le pays à la guerre sur la base d’une fausse accusation disant que Saddam Hussein s’était procuré de l’uranium au Niger. Sa femme, Valerie Plame, fut renvoyée comme espionne de la CIA - une forme de représaille qui a mis fin à sa carrière.

La persécution et la perte d’emploi ne sont rien, cependant, comparés à la manière dont les Etats-Unis traitent les journalistes cherchant à couvrir d’une manière impartiale le conflit en Irak.
Le comité de protection des journalistes a documenté de multiples comptes rendus de l’armée américaine en Irak tirant sur ou menaçant de tirer sur des reporters et des caméramans indépendants d’organisations allant de Al-Jazeera à la BBC. Bien que les occidentaux puissent mettre en doute les compte rendus de Al-Jazeera, ils devraient faire attention aux comptes rendus des reporters tels que Kate Adie de la BBC. Dans certains cas, les reporters ont été blessés ou tués, y compris Terry Lloyd de ITN en 2003. A la fois CBS et l’Associated Press en Irak eurent des membres capturés par l’armée américaine et emmenés dans des prisons violentes ; les entreprises de reporters étaient incapables de voir l’évidence contre leurs membres.

Au fil du temps dans les sociétés en train de se fermer, les nouvelles réelles sont supplantées par de fausses nouvelles et de faux documents. Pinochet a montré aux citoyens chiliens des documents falsifiés pour soutenir sa revendication que des terroristes avaient été sur le point d’attaquer la nation. La charge d’uranium, aussi, était basée sur de faux documents.

Vous n’aurez pas un arrêt des nouvelles dans l’Amérique moderne - ce n’est pas possible. Mais vous pouvez avoir, comme Frank Rich et Sidney Blumenthal l’ont fait remarquer, un flot continu de mensonges polluant bien les nouvelles. Ce que vous avez déjà est une Maison Blanche dirigeant un flot de fausses informations qui est si implacable qu’il est de plus en plus difficile de séparer la vérité du mensonge. Dans un système fasciste, ce ne sont pas les mensonges qui comptent mais le fait de rendre les choses confuses. Quand les citoyens ne peuvent plus discerner les vraies nouvelles des fausses, ils abandonnent leurs réclamations de responsabilité morceau par morceau.

9. Différence d’opinion égale trahison

Présenter la différence d’opinion comme de la « trahison » et la critique comme de « l’espionnage ». Toute société cloisonnée fait cela, tout comme elle élabore des lois qui criminalisent de plus en plus certains types de discours, et élargissent la définition « d’espion » et de « traître ». Lorsque Ben Keller, l’éditeur du New York Times, publia les histoires de Lichtblau/Risen, Bush qualifia de « scandaleuses » la divulgation par le Times de ces informations classées, tandis que les républicains au Congrès réclamaient que Keller soit inculpé de trahison et que les commentateurs de droite et les médias continuaient leur matraquage sur la « trahison ». Certains commentateurs, fit remarquer Conason, rappelèrent aux lecteurs d’un ton suffisant que l’une des peines prévues pour la violation de la Loi sur l’Espionnage était l’exécution.


Conason fait bien de noter à quel point cette attaque représentait une menace sérieuse. Il est également important de se rappeler que le procès spectacle de 1938 à Moscou accusa l’éditeur d’Izvestia, Nikolaï Boukharine, de trahison ; et Boukharine fut, en effet, exécuté. Et il est important de rappeler aux Américains que lorsque la Loi de 1917 sur l’Espionnage fut pour la dernière fois largement invoquée lors des tristement célèbres Raids Palmer de 1919, des activistes de gauche furent arrêtés sans mandat d’arrêt au cours de grandes rafles, maintenus en prison pendant cinq mois, et « battus, affamés, suffoqués, torturés et menacés de mort », selon l’historienne Myra MacPherson. Après cela, la différence d’opinion fut réduite au silence en Amérique, pendant une décennie.

Dans l’Union soviétique de Staline, les dissidents étaient « les ennemis du peuple ». Les national-socialistes qualifiaient de « traîtres de novembre » ceux qui soutenaient la démocratie de Weimar.

Et c’est là que le cercle se referme : la plupart des Américains ne se rendent pas compte que
depuis septembre dernier - lorsque le Congrès a, à tort et de façon stupide, passé la Loi de 2006 sur les commissions militaires - le président a le pouvoir de qualifier tout citoyen américain de « combattant ennemi ». Il a le pouvoir de définir ce que signifie « combattant ennemi ». Le président peut aussi conférer le droit à quiconque, dans la branche exécutive, de définir « combattant ennemi » de la façon dont il ou elle le souhaite, et ensuite de faire arrêter des Américains sur cette base.

Même si vous et moi sommes des citoyens américains, même s’il s’avère que nous sommes complètement innocents de ce dont il nous accuse, il a le pouvoir de nous faire arrêter dès demain, alors que nous changeons d’avion à Newark, ou de nous embarquer d’un simple coup frappé à notre porte ; de nous envoyer, vous et moi, sur un vaisseau de la marine ; et de nous maintenir, vous et moi, dans l’isolation, peut-être pendant des mois, en attendant d’être jugé. (L’isolation prolongée, comme le savent les psychiatres, déclenche une psychose chez des prisonniers normalement sains mentalement. C’est pourquoi le goulag de Staline comprenait une cellule d’isolation, comme celui de Guantanamo, dans chaque prison satellite. Le camp 6, l’installation la plus récente et la plus brutale de Guantanamo, ne jure que par les cellules d’isolation).

En tant que citoyens américains, nous finirons par être jugés - pour l’instant. Mais les activistes des droits civiques du Centre pour les droits constitutionnels disent que l’administration Bush tente de plus en plus, de façon agressive, de trouver des moyens de contourner le droit des citoyens américains à un procès équitable. Le statut de « combattant ennemi » est un délit de statut - ce n’est même pas quelque chose que l’on doit avoir fait. « Nous sommes complètement passé à un modèle de détention préventive - vous avez l’air de quelqu’un qui pourrait faire quelque chose de mal, vous pourriez faire quelque chose de mal, alors on va vous garder à vue », raconte une porte-parole du CDC.

Il est sûr que la plupart des Américains ne comprend pas cela… pas encore. Pas étonnant : c’est difficile à croire, même si c’est vrai. Dans toutes les sociétés cloisonnées, à un certain stade, des arrestations ont lieu - habituellement celles de leaders de l’opposition, du clergé et des journalistes. Puis, tout se calme. Après ces arrestations, on trouve encore des journaux, des tribunaux, la TV et la radio, et la façade d’une société civile. C’est juste qu’il n’y a pas de véritable contestation. C’est juste qu’il n’y a pas de liberté. Si on regarde l’Histoire, nous en sommes actuellement au point se situant juste avant ces arrestations.

10. Suspension de l’autorité de la loi

La Loi John Warner de 2007 sur l’autorisation de la défense a donné au président de nouveaux pouvoirs sur la garde nationale. Cela signifie qu’en cas d’urgence nationale - le président a maintenant le pouvoir de déclarer un état d’urgence - il peut envoyer la milice du Michigan pour renforcer un état d’urgence qu’il a déclaré dans l’Oregon, passant outre les objections du gouverneur de l’État et de ses citoyens.

Même au moment où les Américains étaient focalisés sur les malheurs de Britney Spears et la question du père du bébé d’Anna Nicole Smith, le New York Times exprima une opinion sur ce glissement : « Un phénomène récent et inquiétant à Washington est que les lois qui frappent au cœur de la démocratie américaine ont été passées en pleine nuit…
Au-delà d’une réelle insurrection, le président peut maintenant utiliser des troupes militaires comme force de police intérieure en réponse à un désastre naturel, une épidémie, une attaque terroriste ou toute « autre condition ».

Les critiques voient cela comme une violation flagrante de la Loi Posse Comitatus - dont le but était de restreindre l’utilisation par le gouvernement fédéral de l’armée pour faire imposer la loi civile. Le sénateur démocrate Patrick Leahy dit que la loi encourage un président à déclarer la loi martiale fédérale. Elle viole aussi la raison même pour laquelle les fondateurs élaborèrent ce système particulier de gouvernement : ayant vu des citoyens menacés par les soldats d’un monarque, les fondateurs étaient tout à fait terrifiés par ce type de concentration du pouvoir des milices, pouvoir exercé sur le peuple américain entre les mains d’une faction directoriale ou oppressive.

Bien sûr, les Etats-Unis ne risquent pas l’effondrement violent et total du système qui suivit l’entrée de Mussolini dans Rome ni la rafle des prisonniers politiques par Hitler. Nos habitudes démocratiques sont trop résistantes, et notre système judiciaire trop indépendant, pour imaginer ce genre de scénario.

En fait, ainsi que le remarquent d’autres critiques, notre essai dans la démocratie risquerait plutôt de s’effondrer par un processus d’érosion.


Il est erroné de penser qu’au début d’un glissement fasciste, on voit se dessiner contre le ciel le contour des fers barbelés. Les premiers temps, tout semble normal à la surface ; les paysans célébraient les festivités des récoltes en Calabre en 1922 ; les gens faisaient du shopping et allaient au cinéma à Berlin an 1931. Au début, tel que le décrit W.H. Auden, l’horreur est toujours ailleurs - pendant qu’une personne se fait torturer, les enfants font du patin à roulettes, les bateaux naviguent sur l’eau : « les chiens continuent à mener leur vie de chien… comme tout se détourne/De la catastrophe sans se presser ».

Tandis que les Américains se détournent sans se presser, se consacrant au shopping sur Internet et à American Idol, les fondations de la démocratie se détériorent de façon irréversible. Quelque chose a changé profondément, quelque chose qui nous affaiblit comme jamais auparavant : nos traditions démocratiques, notre système judiciaire indépendant et la presse libre font aujourd’hui leur travail dans un contexte « de guerre », une « longue guerre » - une guerre sans fin, sur un champ de bataille décrit comme le globe terrestre, dans un contexte qui donne au président - sans que les citoyens américains ne le réalisent encore - le pouvoir de liberté ou de longue incarcération solitaire sur ces mêmes citoyens, parce que lui seul l’a décidé.


Cela signifie qu’un vide est en train de s’étendre sous les fondations de toutes ces institutions qui ont encore l’apparence de liberté - et ces fondations peuvent céder sous certaines pressions. Afin de prévenir une telle issue, il nous faut penser en termes de « et si ».

Et si, dans un an et demi, il y a une autre attaque - disons, Dieu nous en préserve, une méchante bombe ? L’exécutif peut déclarer un état d’urgence. L’Histoire montre que n’importe quel leader, de n’importe quel parti, sera tenté de maintenir les pleins pouvoirs après la crise. Avec la destruction des freins et contrepoids traditionnels, nous ne sommes pas moins en danger avec une présidente Hillary qu’avec un président Giuliani - parce que n’importe quel exécutif sera tenté d’imposer sa volonté par des décrets plutôt que par le processus ardu et incertain de la négociation et du compromis démocratiques.

Et si l’éditeur d’un grand journal US était inculpé de trahison ou d’espionnage, ce dont un effort venu de la droite semblait menacer Keller l’an dernier ? Et s’il est condamné à 10 ans de prison ? À quoi ressembleraient les journaux le lendemain ? À en juger par l’Histoire, leur publication ne s’interromprait pas ; mais ils deviendraient soudainement très polis.

À l’heure actuelle, seule une poignée de patriotes tentent de retenir la vague de tyrannie pour le reste d’entre nous - le personnel du Centre des Droits Constitutionnels, qui a subi des menaces de mort pour avoir représenté les détenus, a pourtant tenu bon jusqu’à la Cour suprême ; les activistes de l’Union des libertés civiles américaines ; et des conservateurs éminents tentant de réduire les nouvelles lois destructrices, sous la bannière d’un nouveau groupe du nom d’American Freedom Agenda.
Cette petite collection disparate de gens a besoin de l’aide de tous, y compris de celle des Européens et des autres nations du monde désireuses de mettre la pression sur l’administration, parce qu’ils voient ce qu’une Amérique non bridée par une véritable démocratie interne peut signifier pour le reste du monde.

Nous devons regarder l’Histoire et faire face aux « et si ». Car si nous continuons sur cette pente, la « fin de l’Amérique » pourrait survenir pour chacun d’entre nous de manière différente, à un moment différent ; chacun de nous pourrait à un moment différent être forcé de regarder en arrière et de penser : avant, c’était comme ça - et maintenant, c’est comme ça.

« L’accumulation de tous les pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, entre les mêmes mains… est la même définition de la tyrannie », écrivait James Madison. Nous avons encore le choix de stopper la descente ; nous pouvons tenir notre position et nous battre pour notre nation, et reprendre la bannière que les fondateurs nous demandèrent de porter.


Naomi Wolf

Article original en anglais,THE GUARDIAN
Fascist America, in 10 easy steps, 24 avril 2007.
Traduction française: SOTT

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Naomi Wolf et la fin de l’Amérique

Publié chez onegus

Naomi Wolf est en pointe dans la dénonciation de la dérive fasciste des Etats-Unis. Son nouvel ouvrage, “The End of America: A Letter of Warning To A Young Patriot”, est sorti aux Etats-Unis chez Chelsea Green. Naomi Wolf y développe les thèmes abordés au mois d’avril dernier dans un article paru dans les pages du journal anglais “The Guardian” et qui, intitulé “L’Amérique fasciste en dix mesures faciles”, avait fait déjà grand bruit.

Voici une conférence donnée par Naomi Wolf devant les étudiants du campus de la University of Washington le 11 octobre 2007 (en anglais en attendant un prochaine traduction sur reopen?), suivie d’un texte paru il y a quelques jours dans le Huffingtonpost et intitulé “Les larmes de l’Amérique” puis de la traduction du fameux article du Guardian.


“The End of America”- Talk by Naomi Wolf at University of Washington

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Les larmes de l’Amérique
Naomi Wolf
11 octobre 20017,
The Huffington Post

 Depuis quelques mois je parcours l’Amérique, du Colorado à la Californie, et je parle avec des Américains de toutes les couches de la société sur les questions des libertés, sur les attaques qu’elles subissent en ce moment et sur le programme en dix étapes qui est en cours pour faire de ce pays une société fermée et répressive.

La bonne nouvelle est que les Américains se sont réveillés et sont conscients des dangers qui les guettent.

Quand je me suis mis en route je pensais que j’allais affronter de l’opposition, de la résistance ou au moins de l’incrédulité quand je parlerais de l’obscurité qui s’étend lentement sur notre pays et l’héritage de liberté que nous ont légué nos ancètres.

Mais je me retrouve à parler devant des assemblées qui n’ont pas besoin de moi pour être inquiètes. Des gens qui ont peur, qui ont perçu depuis longtemps le danger qui grandit et la société qui se prépare.

A mon grand soulagement, j’ai redécouvert une société américaine qui est intelligente et alerte, courageuse et indomptable, des gens qui n’ont pas peur d’entendre des mauvaises nouvelles et d’agir en conséquence. Et ce sont des patriotes, des vrais, qui aiment leur pays à cause des valeurs sur lesquelles il a été construit.

Mais je suis écorchée vive par les histoires que l’on vient me raconter lors de ces réunions. Et je n’arrive plus à lire mes mails ces derniers temps, tellement ils sont pleins de témoignages effarants.

Et partout où je vais, il y a toujours, au moins une fois par jour, une personne dans l’assemblée qui se lève pour parler. Elle a toujours l’air solide et forte, courageuse… et soudain elle va se mettre à pleurer, submergée par la peur, au beau milieu de son témoignage.

L’autre jour, à Boulder, une jeune mère de deux deux enfants, la trentaine, l’image même de la jeune américaine dynamique, s’est effondrée alors qu’elle me parlait : “Je suis outrée par tout ce que j’entends et vois, je voudrais tellement faire quelque chose ! Mais j’ai tellement peur. Je regarde mes enfants et j’ai peur. Comment lutter contre cette peur qu’ils ont plantée en nous ? Qu’est ce qui est mieux pour l’avenir et la sécurité de mes enfants ? Est-ce que je dois agir et tenter de changer les choses ou bien me taire et ne pas me faire remarquer ? J’ai tellement peur de me retrouver fichée quelque part.“

A Washington DC, la semaine dernière, un directeur de service dans une administration, ancien joueur de foot, beau gosse, probablement membre du Parti Républicain, m’a confié, loin des micros, qu’il avait peur de signer le papier autorisant le FBI d’accéder à toutes les informations le concernant, comme l’y encourage l’agence anti-terroriste. “Mais en même temps, j’ai peur de ne pas le signer, si je ne le fais pas, je risque de perdre mon boulot, ma maison… c’est comme en Allemagne lors du fichage des fonctionnaires” me dit-il d’une voix résignée.

Ce matin, à Denver, j’ai parlé pendant plus d’une heure avec un très haut et très courageux gradé de l’armée, hautement décoré qui s’est retrouvé sur la liste des personnes surveillées (et interdites de prendre l’avion) parce qu’il a critique la politique de l’Administration Bush. Il m’a montré des documents qui prouvent que non seulement il est surveillé par les services secrets mais que toute sa famille est également espionnée et harcelée. Tout au long de sa carrière militaire, cet officier a mené de nombreuses missions très dangereuses au service de son pays, mais aujourd’hui, quand il me parle de sa crainte que ses enfants soient harcelés par le gouvernement à cause de ses opinions, sa voix se brise.

Ailleurs je suis abordé par un avocat qui travaillait pour le Ministère de la Justice. Un jour elle s’est opposée à “l’interrogatoire musclé” d’un détenu qui subissait une technique reconnue comme étant de la torture. Non seulement elle s’est retrouvée devant une commission de discipline mais en plus elle a été sujette à une enquête criminelle, a perdu de l’avancement, a vu son ordinateur fouillé et ses mails effacés… et maintenant elle est sur la liste noire et ne peut plus prendre l’avion.

Lors d’une conversation dans une soirée un technicien informatique travaillant pour une grande compagnie aérienne - et qui ne fait pas mystère de sa sympathie pour le Parti Républicain - m’explique qu’une fois que vous êtes sur la liste, il est impossible d’en sortir. “Même si on te dit que ton nom est effacé, ce n’est pas vrai, nous avons un système double qui n’efface jamais rien.”

Elisabeth Grant, de la coalition contre la guerre, a montré lors d’une conférence de presse la note manuscrite et le petit drapeau américain retrouvé dans sa valise après un voyage en avion. La note disait que l’agence anti-terroriste n’appréciait pas ses lectures.

Comme à l’époque du Mur de Berlin, quand je fais le queue pour me faire fouiller dans les aéroports, je me surprends à passer une nouvelle fois en revue le contenu de mon sac.

L’autre jour, à New-York, je me suis fait violence en jetant à la poubelle un exemplaire du dernier livre de Tara McKelvey “Monstering” que j’étais entrain de lire. Cet excellent ouvrage dénonce les pratiques d’interrogation utilisées par la CIA. Malgré le fait que j’avais acheté le livre dans une librairie grand public en ville… on ne sait jamais, il contient des informations “classifiées” et on pourrait m’accuser de faire le jeu des terroristes en les lisant.
(…)
Dans mon Amérique à moi, celle qu’on m’a apprise à l’école, on ne se comporte pas comme ça.
(…)
Et tout le monde me pose la même question : que pouvons nous faire ?

Cette avalanche de témoignages d’abus et d’atteintes aux libertés des citoyens américains montre clairement qu’un réseau criminel et de surveillance est entrain de prendre de plus en plus de citoyens innocents dans ses filets. Il est évident que ceci n’a rien à voir avec la démocratie — ni même avec l’habituelle corruption de la démocratie. Et il est clair que nous aurons besoin d’une action plus énergique que de simplement envoyer des lettres à notre député.

Les gens qui viennent témoigner ne sont pas des illuminés anarchistes, Ils sont de toutes les obédiences politiques, conservateurs, apolitiques, progressistes. La première régle d’une société en cours de fermeture ou bien déjà fermée est que ton alignement avec le parti politique au pouvoir ne te protège en rien; dans un véritable état policier, personne n’est à l’abri.

Je lis mon journal le matin et je n’en reviens pas :

Sept soldats ont publié une lettre dans le New York Times pour critiquer la guerre : peu de temps après, deux sont morts dont un d’une balle dans la tête tirée à bout portant.

Une femme comptable de l’armée qui voulait dénoncer les abus et détournements financiers est morte dans son baraquement, abattue d’une balle dans la tête, ici aussi à bout portant.

Pat Tillman, qui avait écrit un mail à un ami où il envisageait de dénoncer des crimes de guerre dont il avait été témoin : une balle dans la tête.
Donald Vance, un employé de l’armée qui avait dénoncé des trafics d’armes au sein de l’armée en Irak — kidnappé par des soldats US à l’intérieur même de l’Ambassade US de Bagdad et enfermé et torturé pendants des semaines sur une base militaire US, sans accès à un avocat — et officiellement menacé des pires représailles s’il parlait à quiconque à son retour au pays.

Et dans le dernier numéro de Vanity Fair un sous-traitant de l’armée qui avait dénoncé des malversations raconte qu’il a été kidnappé par des soldats US masqués et armés, passé à tabac toute une nuit dans un préfabriqué avant d’être expulsé d’Irak le lendemain. L’administration militaire a refusé d’entendre sa plainte et l’a fait éjecter du bureau.

Ce matin le New York Times écrit que le Département d’Etat (employeur des mercenaires de Blackwater USA) refuse officiellement de coopérer avec le Ministère de la Justice ou le FBI dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de 17 civils irakiens innocents. La Maison Blanche soutien l’attitude méprisante du Département d’Etat vis à vis de la justice de ce pays.

Ce n’est pas une information anodine. Mes lecteurs qui ont retenu quelque choses de l’histoire du XXè Siècle seront horrifiés mais pas surpris. La “Deuxième Etape” de la fermeture d’une société ouverte est la démonstration par l’Etat aux citoyens que la force paramilitaire est au dessus des lois du pays et que la loi ne peut donc plus servir de refuge à la dissidence.

En permettant au FBI et à la CIA d’arrêter n’importe quel citoyen américain et de le priver de ses droits légaux, le Ministre de la Justice a fait comprendre aux citoyens américains une leçon très simple : Nul d’entre vous n’est à l’abri de l’arbitraire d’Etat. Nous pouvons venir comme cela nous chante, enfoncer votre porte et vous faire disparaître pour toujours… en toute légalité.

(…)Si l’administration de ce pays annonce publiquement qu’elle ne sanctionnera pas les agissements criminels de ses propres employés en Irak et fera obstacle à la justice — alors est ce que les députés du Congrès auront le courage d’affronter les agissements similaires de Blackwater quand cette société remportera le contrat qu’elle convoite, celui de la sécurité intérieure aux Etats-unis ?

Ou bien cette force paramilitaire et protégée par l’Etat sera t’elle assez puissante pour intimider nos représentants — et nous mêmes ?

Est-ce que nous oserons encore manifester dans la rue si nous savons que nous risquons de recevoir le même traitement que les civils de Bagdad, mitraillés depuis des hélicoptères de Blackwater ? Est-ce qu’un député osera proposer une loi contre Blackwater s’il sait qu’il peut se faire tuer d’une balle dans la tête, en toute impunité ?

(…) N’oubliez pas que, dans la situation actuelle, le Department of Homeland Security a le droit légal de déployer les mercenaires de la société Blackwater dans votre ville dès ce soir. (…)

Article original en anglais, American
Tears
, octobre 2007.

Traduction: Grégoire Seither.


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FASCHISME CHRETIEN : LA FIN DE LA DEMOCRATIE AMERICAINE ET DE LA DEMOCRATIE TOUT COURT II


 

La montée du fascisme chrétien et sa menace pour la démocratie US

 

Charles Saint-Prot : « Les services secrets et les néo-conservateurs instrumentalisent les Églises évangéliques »



« Il y a une importante activité de pénétration des Églises évangéliques dans le monde arabe afin de soutenir les politiques états-uniennes dans la région », a expliqué Charles Saint-Prot, lors de la conférence internationale Axis For Peace, organisée par le Réseau Voltaire, les 17 et 18 novembre 2005 à Bruxelles. Directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques et spécialiste du monde arabe, Charles Saint-Prot s’est inquiété de l’action de ces Églises en Irak qui poussent le pays à devenir exclusivement musulman. « Les Églises évangéliques se tournent vers les communautés chrétiennes du monde arabe, les convertissent et leur conseillent de s’exiler, notamment d’Irak. Ils fournissent des aides au départ à des populations qui, comme toutes les autres communautés d’Irak, souffrent de l’invasion et de l’insécurité qu’elle développe. L’objectif est de construire, à la place des sociétés polyreligieuses, un monde exclusivement musulman qu’il est plus facile de dénoncer dans le cadre de la rhétorique du "clash des civilisations". »

Revenant sur les liens entre les Églises évangéliques et les services de renseignement états-uniens, M. Saint-Prot a déclaré : « Dans l’appareil d’État états-unien, il y a une relation ambivalente avec les Églises évangéliques. D’un côté, on a des personnes comme George W. Bush qui sont sincèrement convaincues par les prêtres de ces Églises et qui ont foi en leurs préceptes. Mais de l’autre côté, les services secrets et les néo-conservateurs instrumentalisent les Églises évangéliques et les utilisent pour parvenir à leurs fins géostratégiques. »
« Les États-Unis ont un comportement et une approche semblables à celle d’une puissance européenne dans les années 30 », a continué M. Saint-Prot. Une approche totalitaire mise en œuvre par un cercle réduit de néoconservateurs et de fondamentalistes chrétiens qui viennent à constituer une sorte « d’État dans l’État ». Les pressions exercées sur la Syrie participent notamment d’une volonté globale de « mettre les Arabes à genoux pour les contraindre à négocier des accords de paix avec Israël ». Les États-Unis ont utilisé la même rhétorique que pour l’Irak en accusant la Syrie d’encourager le terrorisme, de chercher à se doter d’armes de destruction massive, puis d’être la porte d’entrée des combattants étrangers en Irak. Or comme le souligne M. Saint-Prot, « les combattants étrangers en Irak sont les soldats britanniques et états-uniens et leurs mercenaires ». La France, dans un revirement spectaculaire et inexpliqué de sa politique étrangère, s’est alliée aux États-Unis pour la circonstance.

 Voltairenet.org

Réseau de presse non-alignée

   

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La montée du fascisme chrétien

et sa menace pour la démocratie

US et au delà des mers

Par Chris Hedges

Nous devons nous occuper de la montée des injustices sociales et économiques afin d'arrêter le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire des USA -- ou faire face à un futur fasciste sous des dehors de valeurs chrétiennes.
Le Dr. James Luther Adams, mon professeur d'éthique à Harvard Divinity School, a dit à ses étudiants que quand nous aurons son âge -- il avait alors près de 80 ans -- nous devrons tous combattre les « fascistes chrétiens. »

L'avertissement, donné il y a 25 ans, est arrivée au moment où Pat Robertson et d'autres évangélistes de la radio et de la télévision ont commencé à parler au sujet d'une nouvelle religion politique qui dirigerait ses efforts vers la prise de contrôle de toutes les institutions, dont les principaux cultes et le gouvernement. Son but déclaré était d'utiliser les Etats-Unis pour créer un empire chrétien mondial. Cet appel aux fondamentalistes et aux évangélistes pour qu'ils prennent le pouvoir politique était une mutation radicale et de mauvaise augure du christianisme traditionnel. Il était difficile, à cette époque, de prendre au sérieux une rhétorique aussi énorme, surtout à cause de la bouffonnerie de ceux qui l'exposait. Mais Adams nous a avertis contre l'aveuglement provoqué par le snobisme intellectuel. Les nazis, dit-il, n'allaient pas revenir avec les svastikas et les chemises brunes. Leurs héritiers idéologiques ont trouvé dans les pages de la bible un masque pour le fascisme.

Il n'était pas homme à utiliser le mot fasciste à la légère. Il se trouvait en Allemagne de 1935 à 1936, et il avait travaillé avec l'église souterraine anti-nazie, connue sous le nom d'Église de la Confession, guidée par Dietrich Bonhoeffer. Adams a été par la suite détenu et interrogé par la Gestapo, qui lui a suggéré de réfléchir à retourner aux USA. C'est une suggestion qu'il a suivie. Il est parti en train de nuit avec des portraits encadrés d'Adolf Hitler placés sur le contenu de ses valises pour cacher les rouleaux de films faits maison qu'il avait pris de la soi-disant Église Chrétienne Allemande pro-nazie
, et des quelques individus qui bravaient les nazis, comme les théologiens Karl Barth et Albert Schweitzer. La ruse a marché quand la police des frontières a ouvert les valises, vu les portraits du Führer et les ont refermées. J'ai observé des heures durant les films en noir et blanc granuleux pendant qu'il racontait dans son appartement à Cambridge.

Adams a compris que les mouvements totalitaires se construisent sur le profond désespoir personnel et économique. Il a averti que l'exode des emplois industriels, l'appauvrissement de la classe ouvrière étasunienne, l'effacement physique des communautés dans la très grande extension de l'urbanisation sans âme et la ceinture de rouille qui se délabre, étaient en train de déformer rapidement notre société. L'assaut actuel contre la classe moyenne, qui vit maintenant dans un monde dans lequel quelque chose pouvant être mis sur logiciel peut être externalisé, serait terrifié par lui. Les histoires que beaucoup dans ce mouvement m'ont racontées au cours des deux dernières années, pendant que je travaillais sur « Fascistes Étasuniens : La droite chrétienne et la guerre contre les USA », étaient des histoires de ces échecs -- personnels, communaux et souvent économiques. Ce désespoir, dit Adams, donnera du pouvoir aux rêveurs dangereux -- à ceux qui aujourd'hui bombardent les ondes hertziennes avec un utopisme idéaliste et religieux qui promet, par la purification apocalyptique violente, d'extirper l'ancien monde scandaleux qui a mis en échec beaucoup d'étasuniens.

Ces utopistes chrétiens promettent de remplacer ce vide interne et externe par un monde mythique où, le temps s'arrêtant, tous les problèmes seront résolus. Le désespoir montant en ondulant à travers les USA, celui dont j'ai été témoin à plusieurs reprises pendant que je voyageais dans le pays, reste ignoré par le parti Démocrate, qui a abandonné la classe ouvrière, comme ses homologues républicains, pour le financement massif d'entreprises.

La droite chrétienne a leurré des dizaines de millions d'étasuniens, qui se sentent à juste titre abandonnés et trahis par le système politique, basé sur la magie au lieu de la réalité du monde -- aux visions fantastiques d'anges et de miracles, à une croyance enfantine que Dieu a un plan pour eux et que Jésus les guidera et les protégera. Cette mythologique vue mondiale, n'ayant aucun usage de la science ou de l'enquête intellectuelle impartiale et honnête, promettant que la perte du travail et de l'assurance maladie est sans importance, tant que vous êtes droit avec Jésus, présente un monde à la cohérence mensongère qui s'adresse aux désirs affectifs des disciples désespérés aux dépens de la réalité. Cela crée un monde où les faits deviennent interchangeables avec les opinions, où les mensonges deviennent vrais -- l'essence même de l'état totalitaire. Cela inclut un obscur permis de tuer, de détruire tout ceux qui ne se conforment pas à cette vision, depuis les Musulmans du Moyen-Orient jusqu'à ceux dans notre pays qui refusent de se plier au mouvement. Et cela donne opportunément les pleins pouvoirs à une oligarchie rapace dont le dieu est le profit maximum aux dépens des citoyens.
Nous vivons maintenant dans une nation où les 1 pour cent d'en haut contrôlent plus de richesse que les 90 pour cent d'en bas réunis, où nous avons légalisé la torture et pouvons enfermer les citoyens sans procès. Arthur Schlesinger, dans « Les cycles de l'histoire étasunienne, » a écrit que « les grands âges religieux étaient remarquables pour leur indifférence envers les droits de l'homme au sens actuel -- non seulement pour leur assentiment à la pauvreté, à l'inégalité et à l'oppression, mais aussi pour leur enthousiaste justification de l'esclavage, de la persécution, de la torture et du génocide. »

Longtemps avant nous, Adams a vu dans la droite chrétienne des similitudes dérangeantes avec l'église chrétienne allemande et le parti nazi, des similitudes qui, dit-il, en cas d'instabilité sociale prolongée ou de crise nationale, verront les fascistes étasuniens se lever sous l'apparence de religion pour démanteler la société publique. Il se désespère des libéraux US, qui, dit-il, comme en Allemagne nazie, disent du bout des lèvres des platitudes stupides au sujet du dialogue et de tout ce qui les ont rendus inefficaces et impuissants. Les libéraux, dit-il, n'ont pas compris le pouvoir et l'attrait du mal ou la réalité froide du fonctionnement du monde. Les Démocrates se tordant les mains actuellement, avec beaucoup se demandant comment ils peuvent tendre la main à un mouvement dont les leaders les fustigent de « démoniaques » et de « sataniques, » n'auraient pas étonné Adams. Comme Bonhoeffer, il ne croyait pas que ceux qui combattraient efficacement dans le temps de troubles à venir, un combat qui pour eux était partie intégrante du message biblique, viendraient de l'église ou des libéraux de l'élite laïque.
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Sa critique des éminentes universités de recherche, avec les médias, n'était rien de moins que du mépris. Ces institutions, égocentriques, compromises par leur rapport étroit avec le gouvernement et les sociétés, ayant donné assez de pâté en croûte (sic) pour être très satisfaites, étaient peu disposées à traiter des questions morales fondamentales et des injustices de l'époque. Elles n'avaient pas le cœur à une bataille qui pourrait leur coûter leur prestige et leur confort. Il m'a dit, en plaisantant à moitié je pense, que si les nazis prenaient le pouvoir aux USA « 60 pour cent du corps enseignant de Harvard commencerait ses conférences par le salut nazi. « Mais ce n'était pas non plus une abstraction. Il avait observé des professeurs à l'Université d'Heidelberg, dont le philosophe Martin Heidegger, levant le bras avec raideur devant les étudiants de la classe.
Deux décennies plus tard, même devant la montée de l'impact de la droite chrétienne, sa prévision paraît apocalyptique. Mais les personnages influents de la droite chrétienne se sont déplacés des franges de la société au plancher de la Chambre des Représentants et du Sénat. Avant les dernières élections, 45 sénateurs et 186 membres de la Chambre ont obtenu des taux d'approbation de 80 à 100 pour cent des trois groupes de défense de la droite chrétienne les plus influents -- Christian Coalition, Forum Eagle, et Family Resource Council. Le président Bush a remis des centaines de millions de dollars d'aide fédérale à ces groupes et il a démantelé des programmes fédéraux en science, [sur les] droits de reproduction et la recherche pour le SIDA afin de rendre hommage à la pseudo-science et au charlatanisme de la droite chrétienne.

Je suspecte que Bush veuille alerter pour ne pas être plus qu'un médiocre personnage de transition, notre version de Otto von Bismarck -- qui a aussi usé de « valeurs » pour stimuler sa base à la fin du 19ème siècle et a lancé le « Kulturkampf, » mot que nous rendons par guerres de civilisation, contre les catholiques et les juifs. Les attaques de Bismarck, qui ont clivé l'Allemagne et ont fait le discrédit d'une partie recevable du discours civil de fractions entières de la société, ont préparé le terrain pour le racisme le plus virulent et la répression nazie.
La droite chrétienne radicale, qui réclame un « État Chrétien » -- où des fractions entières de la société étasunienne, des homosexuels et des lesbiennes, aux libéraux, aux immigrés, aux artistes, aux intellectuels, n'auront aucune légitimité et seront réduits, au mieux, à une citoyenneté de deuxième classe --, attend une crise, une désintégration économique, une autre frappe terroriste catastrophique, ou une série de désastres environnementaux. Une période d'instabilité leur permettra de faire passer leur ordre du jour radical, celui qui sera vendu au public étasunien effrayé comme le retour à la sécurité, à la loi, et à l'ordre, en plus de la pureté morale et de la prospérité. Ce mouvement -- le mouvement de masse le plus dangereux de l'histoire étasunienne -- ne sera pas émoussé tant que la croissance des injustices sociales et économiques qui anéantissent cette nation ne seront pas abordées, tant que des dizaines de millions d'étasuniens, maintenant enfermés dans des systèmes hermétiques d'endoctrinement par la télévision et la radio chrétienne, en plus des écoles chrétiennes, ne seront pas réincorporées dans la société US avec un futur, celui avec de l'espoir, des salaires suffisants, la sécurité d'emploi et l'aide généreuse de la Fédération et de l'État.

La destruction effrénée des États-Unis, qui se poursuit avec la bénédiction des deux partis politiques, présage non seulement de la mise a pouvoir de cette oligarchie mais aussi de la mort certaine de l'État démocratique avec la naissance du fascisme US.

Original : Alternet.org, Chris Hedges, le 8 février 2007


Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

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medium_totalitarisme_laine.jpgDérive totalitaire aux Etats-Unis

 

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Biographie d'Hannah Arendt

 Le bourreau nazi Adolf Eichmann avait tenté, durant son procès en 1961 à Jérusalem, de justifier ses actes criminels en prétextant l’obligation, à la fois morale et juridique, d’obéir à la loi en toutes circonstances. Or le « paradoxe d’Auschwitz » a précisément révélé que, dans certaines circonstances, ce n’est pas l’obéissance mais bien la désobéissance qui fait l’homme vertueux.


Arendt, combattante de la liberté


par Leila OULALA.NET

Le totalitarisme selon Hannah Arendt

Selon Hannah Arendt [1], le totalitarisme est un régime qui vise, au nom d’une idéologie, à maîtriser totalement une société réduite à l’état de masse. Par masse, Hannah Arendt désigne ces personnes neutres et politiquement indifférents qui constituent la majorité d’une société.

Le système totalitaire, « porteur de vérité », manipule et utilise la propagande, le mensonge, la censure, les « visions » prophétiques de l’avenir, la manipulation de la mémoire pour soumettre les masses à son « pouvoir charismatique ». La banalisation de la haine, la création d’un ennemi objectif, intérieur ou extérieur, la conviction qu’on vit mal ailleurs et qu’on est menacé à l’intérieur permet à l’ensemble des personnes de se fédérer.

L’homme de masse devient alors un individu isolé où la dévotion au chef et à la nation devient son seul moyen d’exister.

Le but final est l’obtention de l’adhésion et du consentement total de la masse ; il s’agit aussi d’éliminer toute possibilité de non conformisme, de remise en cause du système ou de rupture des rangs. Une fois les masses contrôlées et organisées, la propagande est remplacée par l’endoctrinement et la société s’uniformise.

« les leaders des régimes totalitaires ne sont pas primordialement des menteurs, mais plutôt des manipulateurs, car ils réussissent à organiser les masses en unité collective qui soutiennent leurs mensonges » dit Hannah Arendt.

Laminées par la machine totalitaire, les masses se transforment en « d’affreuses marionnettes à face humaine » et l’homme devient « superflu » incapable de penser, n’absorbant que ce que l’appareil de propagande lui verse dans la tête.

Penser , c’est éviter de sombrer

Hannah Arendt explique que celui qui renonce à penser et s’en remet aux idées toutes faites est une proie pour les systèmes totalitaires

Le nouveau chef totalitariste : le groupe des néo-conservateurs américains

« Si vingt-cinq personnes dont je connais les noms avaient été exilées sur une île déserte il y a un an et demi, la guerre en Irak n’aurait pas eu lieu », a écrit l’éditorialiste du New York Times Thomas Friedman à propos des néo-conservateurs.

Depuis 1990 une idée obsessionnelle d’attaquer l’Irak hante les néo-cons. Une machine formidable et une mobilisation permanente et continue utilisant tous les moyens de communication possibles pour appeler au renversement de Saddam Hussein ont été mises en marche dés le début des années 90.

On peut penser que les néo-cons voulait la tête de Saddam parce que ce dernier est un tyran impitoyable qui a plongé son pays dans une guerre avec l’Iran, a envahi le Koweït, a gazé les kurdes et a torturé les chiites et ses opposants ?

On peut aussi imaginer que les néo-cons sont attirés par les richesses pétrolières et les importantes capacités agricoles de l’Irak ?

Eh bien, non ! ni la première raison ni la seconde n’ont vraiment pesé dans la détermination des néo-cons à renverser Saddam.

La raison dominante de l’obsession irakienne est que Israël est au centre des préoccupations néo-conservatrices. L’ancien dictateur était notoirement anti-israélien et il n’avait jamais cessé d’appuyer et de financer les différents groupes de résistance palestiniens.

En dépit de la poignée de fer par laquelle il tenait son pays, l’ancien despote avait réussi dans les années 1980 à faire de l’Irak l’un des pays le plus avancé du Proche-orient et il avait réussi à s’acquérir des armes pouvant atteindre et frapper Israël. Il se voyait comme le nouveau Bismark de l’Irak. Les faucons Bushien ne l’ont pas entendu de cette oreille et ont décidé de le neutraliser !

En 1996, les néo-cons ont signé un document destiné à Benyamin Nétanyahou, chef du Likoud, sous le titre de « A clean Breaks : A New Strategy for Securiting the Realm : Un changement décisif : une nouvelle stratégie pour la sécurité du royaume[Israël] » et qui préconisait le renversement de Saddam.

Surnommés Likoudniki (agents américains du Likoud), les néo-cons se sont opposés au processus d’Oslo et ont alimenté la campagne menée par la droite israélienne avec à sa tête Benyamin Nétanyahou pour démolir le processus d’Oslo et discréditer Rabin.

Les néo-cons estiment que des états arabes plus démocratiques - traduction : plus obéissants à l’axe américano-sioniste - accepteront beaucoup plus facilement l’hégémonie(le Diktat) israélienne ; selon eux , l’opération de « démocratisation » combinant le

 « hard power » et le « soft power » doit précéder le règlement du conflit israélo-arabe.

D’après eux, ce n’est pas la colonisation et la répression israélienne qui empêchent le processus de paix mais c’est cet « espoir » que nourrissent les palestiniens et les arabes à voir « Israël disparaître » qui en est la cause et il faut tout faire pour tuer cet espoir.

« Je crois que les arabes dans leur ensemble n’accepteront pas Israël et ne font des concessions que dans le but de détruire un jour cet Etat. Ils veulent toujours qu’Israël disparaisse ; ils croient qu’il disparaîtra un jour. [...] La vraie source du problème n’est pas l’expansion des colonies, des implantations ; ce n’est pas la répression israélienne, c’est l’espoir qu’entretiennent toujours Arafat , les Palestiniens et les arabes de défaire Israël. Il n’y aura pas de paix tant que cet espoir survivra » déclare Muravchik, ancien trotskiste converti au néo-conservatisme.

Pour tuer cet espoir plusieurs think tanks (opinion makers : les faiseurs d’opinions) ont vu le jour. En 1997, le PNAC (Project for the New Americain Century : Projet pour le nouveau siècle américain) est né. Ce think tank néo-conservateur a proposé la domination militaire et économique de la planète par les Etats-Unis pendant au moins un siècle et a planifié une attaque contre l’Irak .

Le PNAC devient le porte parole de la droite israélienne. Il préconise d’éliminer politiquement Yasser Arafat, de supprimer toute aide financière à l’autorité palestinienne, de cesser toute pression sur Israël visant la reprise des négociations avec les palestiniens. Amalgamant Yasser Arafat et Ben Laden, l’OLP et Al Qaida, il prônait une guerre contre le terroristes en y incluant les groupes palestiniens.

Un autre think tank lié aux néo-cons est l’AEI. Ce laboratoire d’idées dont Richard Perle est l’éminence grise, est l’un des think tank les plus proches du gouvernement américain. L’AEI a édité en 1999 un livre écrit par le néo-con David Wurmser « Tyranny’s Ally : America’s Failure to Defeat Saddam Hussein » assimilant l’échec des Etats-Unis à se débarrasser de Saddam Hussein à une forme de complicité avec la tyrannie.

Les faiseurs d’opinions qui font la pluie et le beau temps aux Etats-Unis et qui façonnent le comportement des américains ne se limitent pas au PNAC et à l’IAE, on peut y inclure plusieurs autres non moins inquiétants[2].

Les néo-cons et Léo Strauss

La plupart des néo-cons sont d’anciens trotskistes anti-communistes. Léo Strauss connaît un grand succès auprès d’eux et beaucoup d’entres eux le considèrent comme leur maître à penser.

Léo Strauss est un philosophe allemand qui a adhéré au sionisme puis s’en est séparé quelques années plus tard. Néanmoins il n’a jamais cessé de porter Israël dans son cœur « Eh bien, son cœur était à Jérusalem et sa tête à Athènes » a déclaré un membre de sa famille.

« Israël est le seul pays qui en tant que tel est un avant poste de l’Occident en Orient. De plus, Israël est entouré d’ennemis mortels en supériorité numérique écrasante » déclare Strauss lui-même « Israël est une bénédiction pour tous les juifs, où qu’ils soient, qu’ils l’admettent ou non » rajoute t-il.

Léo Strauss prône la démocratie libérale et le « droit naturel » ; il abhorre le multiculturalisme, l’état-providence et le relativisme. Selon lui, le relativisme conduit à l’affaiblissement moral des démocraties libérales « si toutes les valeurs sont relatives, alors le cannibalisme est une affaire de goût » précise t-il.

Les adeptes de Léo Strauss appliquent le principe du non relativisme et du droit naturel à la démocratie et à la liberté qui sont, selon eux, des valeurs immuables valables n’importe où et n’importe quand.

Léo Strauss défendait l’usage de la force ; il avait d’ailleurs rejeté le traité de non prolifération nucléaire qu’il considérait comme une faiblesse vis-à-vis de l’ex URSS.

De la même façon ses disciples légitiment le recours aux armes et trouvent en la stabilité un grand danger

 [3] : « nous voulons la révolution, nous ne voulons pas la stabilité et nous voulons faire tomber tous les tyrans ... nous sommes un pays messianique. Et notre message à l’adresse du monde est notre vision messianique : le triomphe de la liberté, partout dans le monde. C’est quelque chose qui fait partie de notre ADN » rapportent-ils dans le séminaire de l’AEI.

(A propos de l’ADN, un livre paru en

septembre 2004 qui a fait la une du Time Magazine et une page entière lui était consacrée dans Washington Post prétend que la spiritualité est inscrite dans nos gènes et que seule notre culture déterminerait notre appartenance à telle ou telle religion. Ainsi, « les grandes valeurs américaines de liberté et de démocratie » sont-elles inscrites dans les gènes américains ?)

Les néo-conservateurs et les nazis

Adepte du nazi Carl Schmitt et de Heidegger, Léo Strauss et son disciple Allan Bloom diffusaient certaines doctrines de Schmitt. Ce qui ne veut pas dire que Strauss n’était pas critique vis-à-vis des textes de Schmitt mais ce qui est sûr c’est que ses critiques n’étaient pas prises en compte par ses disciples néo-conservateurs.

Les néo-conservateurs puisent l’essentiel de leurs idées dans les doctrines Schmittiens qui ont servi aux fondements de l’état nazi notamment en matière d’état d’exception et donc du droit public, de sécurité intérieur et de politique internationale[4].

L’état d’exception permanent préconise que l’exception peut devenir la règle permanente. En ce qui concerne l’état nazi, l’état d’exception a suspendu tous les articles de la Constitution de Weimar garantissant les libertés individuelles ; cette suspension fut reconduite de façon permanente et on peut considérer l’ensemble du IIIe Reich comme un état d’exception qui dura douze ans.

L’état d’exception permanent désigne la dictature comme seul moyen de sauver l’état en cas de menace interne, que cette menace soit réelle, imaginaire ou créée de toute pièce.

Au lendemain du 11 septembre, John Ashcroft, ministre de la justice, adopte la loi Patriot Act II qui répond aux objectifs et attentes du PNAC. C’est une loi d’exception à durée limitée mais à effet permanent. Cette mise en état d’exception s’inspire de la théorie de l’état d’exception citée ci-dessus. L’équivalent de cette loi fut appliquée par les autorités nazies au lendemain de l’incendie du Reichstag. Cet incendie criminel provoqué par les nazis eux même mais qualifiée « d’attentat terroriste perpétré par les communistes » (terme qui désignaient les juifs selon la terminologie nazie) a servi d’alibi à l’état d’exception.

Les néo-cons ne s’inspirent pas seulement des principes Schmittiens, ils puisent leurs idées aussi dans celles d’Hitler lui-même.

Ainsi Richard Perle et Frum de l’IAE ont publié un livre en décembre 2003 intitulé « An end to Evil :

 How to win the war on terror », « Les USA sont devenus la plus grande puissance des grandes puissances dans l’histoire du monde » et « Il n’y a pas de moyen terme pour l’Amérique : c’est l’holocauste ou la victoire. Ce livre est un manuel pour obtenir la victoire » peut-on lire dans les pages de ce livre.

Les néo-cons et les fondamentalistes chrétiens

Les Born Again Christian est une multinationale de la foi. Ces illuminés intégristes sont hostiles à toutes les religions que ce soit le judaïsme, l’islam ou le catholicisme.

Pourquoi les néo-cons, dont la plupart sont des ultra-sionistes, se sont alliés aux Born Again Christian qui eux sont des antisémites notoires ?

La réponse est que d’une part « Israël assiégé en a besoin de ce soutien (des fondamentalistes chrétiens) qui est à la fois énorme constant et inconditionnel » comme l’a déclaré un néo-con, et d’autre part ces fanatiques sont des islamophobes au langage cru et non alambiqué ; ils crient haut et fort leur haine de l’islam. Selon l’adepte de Born Again Christian, le musulman est Satan personnifié ; c’est lui qui se met sur la route de Dieu et empêche la réalisation des prophéties bibliques et le retour du messie. Ce retour qui selon ces fous paranoïaques n’aura lieu que lorsque tous les juifs de la terre retournent à la terre promise et que le grand Israël verra le jour.

La haine des musulmans et le soutien infaillible à Israël a permis l’union sacrée et contre-nature de ce mélange sulfureux.

Les néo-cons et le lobby sioniste américain

L’AIPAC et la Conference of Presidents of Major Jewish Organization comptent parmi les plus importantes organisations qui forment le lobby pro-israélien et qui veillent sur la bonne marche des relations entre les Etats-Unis et Israël. Leur grande influence sur le congrès américain a poussé le conservateur Patrick Buchanan à comparer ce dernier à « un territoire occupé israélien ».

Le lobby pro-sioniste hostile aux arabes et aux musulmans ne se limite plus aux seuls « Likoudniki », il est aussi présent dans toutes les sphères américaines politiques, médiatiques ... et même populaires [5].

Au nom de la nation et de la lutte contre la « terreur » la masse s’est fédérée contre l’ennemi musulman et a apporté son soutien infaillible à l’état hébreux ; elle a éliminé toute possibilité de non conformisme, de remise en cause du système ou de rupture des rangs. « chacun prend ses distances avec tout ce qui est arabe ou musulman » et aucun n’osera critiquer la guerre contre l’Irak ou ne réclamera quelques concessions que ce soit au gouvernement israélien.

Le lobby pro-likoud n’a plus besoin de se mobiliser. L’endoctrinement a solidement pris racine ; pour ceux qui restent conscients, la peur, l’opportunisme ou l’amour infini de l’argent et du pouvoir les poussent à un suivisme docile.

La masse s’est transformée en « d’affreuses marionnettes à face humaine » ; elle ne pense plus : elle se déploie spontanément.

Les néo-cons, les marchands de la mort et la globalisation

On retrouve des représentants de Lockheed Martin, un des premiers fournisseurs d’armes du département de la Défense, à la tête de plusieurs think tanks néo-conservateurs (PNAC, CLI, AEI) ; cette situation est symptomatique et montre le changement profond des mentalités de l’opinion publique qui d’habitude désignent les industries d’armements, discrètes dans leurs faits et gestes, comme les marchands de la mort comme l’explique Jim Lobbe, journaliste américain spécialiste des néo-cons.

Aujourd’hui, le complexe militaro-industriel, s’affiche fièrement et avec arrogance aux côtés des faucons de la Maison Blanche car le culte de la force est roi au pays des « Likoudniki ».

Les lobbies de la guerre participent à visage découvert au mouvement général de la mondialisation pour les intérêts des grandes entreprises (Corporate globalization).

Vu l’importance de ces deux derniers points, je ne m’étalerai pas car ils méritent une étude détaillée et très approfondie.

La néo-révolution médiatique

Une démocratie ne peut s’enraciner que dans une société libre et consciente de l’être. Or l’américain moyen est soumis en permanence à un matraquage médiatique implacable.

Fox News, la chaîne phare des néo-cons, et ses consoeurs utilisent des moyens d’endoctrinement très sophistiqués en vue de soumettre la population aux idées néo-conservatrices .

Abusé, l’américain moyen absorbe toutes les âneries, aussi grotesques les unes que les autres, dictées par les faiseurs d’opinions. Un sondage fait apparaître qu’une majorité d’américains qui regardent Fox News croient que c’est Saddam qui a commandité les actes du 11 septembre ! ! !

« si nos médias [américains] étaient attachés à la vérité, Georges Bush ne serait pas président, et nous, pas en guerre contre l’Irak » écrit John Nochols, journaliste qui dirige un mouvement pour la réforme des médias [6].

Actuellement la démocratie américaine se base sur une majorité qui ne pense plus et dont la volonté n’est plus autonome ; ce n’est plus qu’une démocratie de façade que certains surnomment « démocratie synthétique ».

La propagande, le mensonge, la manipulation du passé, du présent et du futur s’articulent autour d’une réalité fictive et prophétique. Les armes de destructions massives et les supposés liens de Saddam avec Al Qaida ont remplacé le mythe des « protocoles des sages de Sion » d’hier si utile aux nazis pour distiller la haine du juif.

Si hier la masse s’est fédérée contre le juif, elle s’unit aujourd’hui contre le musulman : Confondu avec le terrorisme l’islam devient l’axe du mal à éradiquer absolument.

Et des leitmotiv se répétant comme des refrains : « L’islam est tout simplement une religion de guerre » ou encore « nous devrions envahir leurs pays, tuer leurs leaders et les convertir au christianisme » ...

Si hier, la banalisation de la haine a légalisé le crime et a conduit à la solution finale où des millions d’innocents ont péri, aujourd’hui elle légalise le meurtre collectif de ces basanés en Irak, en Palestine, en Afghanistan et ailleurs.

Les néo-cons retranchés derrière leurs bureaux ont réussi à opérer

une mutation du système démocratique en un système totalitaire.

« Certaines idées ont des conséquences inattendues » aiment répéter les intellos-Bushien. Pour une fois, ils ont raison ! Les conséquences inattendues de leurs idées à eux sera leur destruction car le système totalitaire ne peut-être réformé, il ne peut qu’être détruit.

Leila


[1] Hannah Arendt : Les Origines du totalitarisme, Le système totalitaire, traduction française J-L. Bourget,medium_arton1527.jpg R. Davreu, P. Lévy, Seuil, 1972 réédité, Gallimard, collection Quarto, 2002.

[2] Committee for the liberation of Iraq, Irak Liberation Act, Heritage Foundation, Council on Foreign Relations, Le National Endowment for Democracy, le Manhattan institute, Cato Institute, Hoover Institution, RAND, Freedom house, Atlas Society, Mensa ...

[3] L’Amérique messianique Alain Frachon & Daniel Vernet Edition Seuil, septembre 2004.

[4] Etat d’exception permanent : la néorévolution américaine. Edition L’esprit des péninsules, 2004

[5] Ce pays où Sharon n’a que des amis, serge Halimi, Manière de voir 77, octobre-novembre 2004

[6] Révolte contre l’ordre médiatique, Eric Klinenberg Manière de voir 77, octobre-novembre 2004

 

oulala.net

 

18.06.2008

OPPOSITION JUIVE AU FONDAMENTALISME CHRETIEN

franceAmis....disent-t-ils ?

On ne peut prôner des idées solidaires avec des arrières-pensées qui tendent à dissoudre Israël et son peuple dans un magma douteux de sectarisme. Israël doit se démarquer de ce chantage à la solidarité qui en tableau de fond est une haine passive du peuple juif.

Amis....disent-t-ils ?

Lisez rapports et enquête sur ce site et vous verrez que c'est loin d'être des amis si fidèles. Ils aspirent à une légitimité sous couvert de solidarité en attisant les tensions avec nos amis musulmans.....j'insiste sur ce terme "nos amis musulmans" non sectaires islamiques.

On peut coexister plus logiquement avec les musulmans qu'avec des fourbes fanatiques qui se présentent comme amis et qui sont les pires ennemis derrière le masque souriant.

Toutes ces confréries en Israël, doivent être étroitement surveillées et leurs activités pseudo-caritatives, controlées.

diego exe

JUIFS DE FRANCE ET D'AILLEURS

De faux juifs pour un faux messie !VIDEO De faux juifs pour un faux messie ! 

Non au prosélytisme religieux !VIDEO Non au prosélytisme religieux ! 

sionisme-xooit-com 

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israelRéaction au prosélytisme chrétien :

des Nouveau Testament brûlés en public en Israël

J.-M. Allafort


20/05/08

Le quotidien Maariv rapporte, ce mardi 20 mai, photos à l’appui, comment l’adjoint au maire de Or Yehuda, une petite ville de 32 000 habitants, située à 7 km de Tel Aviv, a organisé un autodafé public du Nouveau Testament.

L’événement s’est produit dans le quartier de « Névé Rabin », sur la place de la synagogue, en présence de centaines d’étudiants de l’école religieuse orthodoxe, « Mikhtav Eliyahou », sous l’impulsion de l’adjoint au maire, Ouzi Aharon, qui voulait réagir à « une activité missionnaire chrétienne intensive », ces dernières semaines, dans la ville. Selon Aharon, les missionnaires organisent des transports pour permettre aux Ethiopiens de se rendre dans les différentes églises, et, la semaine dernière, ils ont fait du porte à porte pour distribuer des Nouveau Testament et proposer la foi chrétienne aux habitants de Névé Rabin. Suite à des plaintes, l’adjoint au maire a décidé d’agir. Il a demandé aux étudiants de l’école religieuse de passer de porte en porte pour récupérer les livres distribués par les missionnaires, dont des Nouveau Testament. Au terme de la collecte, les livres ont été brûlés.

Le docteur Ephraïm Zorof, directeur de Centre Wisenthal en Israël, a estimé que brûler le Nouveau Testament en public est un acte à connotation négative, qui en rappelle d’autres de la période de la Shoah : « Il aurait fallu trouver un autre moyen pour se débarrasser de cette littérature. Le problème de fond est l’activité missionnaire elle-même ». Il a ajouté : « Nous devons faire preuve de respect pour les livres saints du christianisme et de l’islam, mais nous ne devons pas permettre une activité missionnaire auprès des adolescents. »

Selon le site Maariv-Ngr, aucun rabbin du mouvement sioniste religieux n’a voulu condamner l’autodafé des Nouveau Testament.

Un écho d’Israël a effectivement su que, ces dernières semaines, plusieurs dizaines de volontaires étrangers sont venus en Israël pour participer à une grande mission de conversion auprès des Juifs.

A Tel Aviv, lors des commémorations du Jour du Souvenir, la veille du 60ème anniversaire de l’Indépendance de l’Etat d’Israël, des membres de ce mouvement, arborant des tee-shirts « Juifs pour Jésus » ont distribué des tracs sur la place Rabin durant toute la soirée.

Il y a une semaine, dans la rue Allenby, au centre de Tel Aviv, nous avons pu constater que des groupes, composés de 3 personnes, accostaient les passants et distribuaient des Nouveau Testament et des prospectus en hébreu. Ils étaient d’ailleurs incapables de lire une phrase de la littérature qu’ils proposaient, puisqu’ils ne parlaient ni ne lisaient pas un mot d’hébreu...

Jean-Marie Allafort

© Un écho d'Israël 

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usa


Le mouvement juif réformé américain : la coopération avec les évangéliques est nuisible à Israël

Franck Olivier
rabbin Eric H. Yoffie
rabbin Eric H. Yoffie
Le quotidien Haaretz rapporte que le président du mouvement juif réformé américain, le rabbin Eric H. Yoffie, a déclaré hier lors du congrès annuel du mouvement à Cincinatti que la coopération avec l’Eglise évangélique est nuisible non seulement à cause de leurs positions discriminatoires contre les homosexuels ou encore parce qu’ils ne manifestent pas de respect envers les musulmans et les catholiques (surnommé par le pasteur Hagge « la grande prostituée ») mais surtout parce que leur soutien à Israël est de fait un soutien envers une politique de droite. Selon le rabbin Yoffie, le plus grand courant du judaïsme américain (40% des Juifs aux Etats Unis) « ne peut pas collaborer avec les évangéliques sionistes. »

Pour Yoffie, le soutien à Israël des évangéliques n’est pas inconditionnel mais justifié par une vision politique que la majorité des Israéliens ne partage pas. Les évangéliques sionistes s’opposent à la solution de deux Etats : un pour les Israéliens et un pour les Palestiniens.

Les évangéliques sont près de 10 millions aux Etats-Unis et le rabbin Yoffie désire établir une distinction entre les différents groupes. Selon lui, il y a « des modérés » avec qui la coopération serait possible et il y a les « évangéliques sionistes ».

C’est la première fois que le président du mouvement juif réformé attaque cette Eglise pour son soutien à Israël. Il y a deux ans et demi, il s’était déjà insurgé contre les positions anti-homosexuelles des évangéliques. De plus, Yoffie estime qu’il ne faut pas seulement « s’éloigner de ceux qui tiennent des propos antisémites et anti-israéliens » mais aussi de « ceux qui ont des propos anti-islam et anti-catholiques ».

Sources : Haaretz et Ynet, 3 avril 08
Mis en ligne le 3 avril 08

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 israelINQUIETUDE DE

"JEWS FOR JUDAISME"

Je suis de l'avis, en me plaçant du point de vue du spécialiste, que l'une des tactiques les plus dangereuses et les plus ambuës est la façon dont les missionnaires utilisent a Bible hébraïque. Ce procédé ne comporte rien de nouveau. Comme l'ont démontré de nombreux savants, les chrétien, depuis toujours, ont réinterprété la Bible hébraïque afin que leurs arguments selon lesquels le christiansme a supplanté le judaïsme. Mais ceci n'est ni la perspective juive, ni la prétention de tous les chrétiens.

Beaucoup de Chrétiens réexaminent aujourd'hui les racines de leur religion et y découvrent avec consternation les sentiments anti-juifs qui en forment le substrat. Beaucoup d'entre eux envisagent aussi le judaïsme dans un esprit ouvert, et apprennent à apprécier les vérités uniques de sa Torah et de ses traditions rabbiniques. Cependant, les missionnaires évangéliques qui s'adressent aux juifs restent ignorants, ou du moins résistent activement, au contenu historique profond du christianisme. Ces groupes qui répandent la confusion dans notre jeunesse, doivent être l'objet de ntre vigilence.
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Tamar Frankiel
Maître-assistant en études religieuses
University of California, Riverside.


Selon de récents sondages - Gallup et Harris - il y aurait en amérique du nord plus de 70 millions de chrétiens "nés une seconde fois dont beaucoup sont convaincus que le peuple juif doit se convertir au christianisme pour permettre a Jesus de revenir. Des obédiances chrétiennes américaines, telles la southern baptist convention , qui a passé une résolution en 1996 , qui fait de la conversion des juifs leur objectif prioritaire les "Assemblies of god" et d'innombrables groupes chrétiens dans le monde entier consacrent anuellement plus de 250 millions de dollards à leur évangélisation des juifs. Ces chrétiens évangéliques ont créé des synagogues judéo-chrétiennes pour attirer les juifs. Le nombre de ces synagogues est passé au cours de ces 20 dernieres années de 20 à plus de 400.
Les missionnaires persuadent leurs adeptes que l'on ne peut pas être un vrai juif si l'on a pas accepté Jesus comme le Messie, et qu'un juif conserve son identité juive même après sa conversion au christiannisme...
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Contrairement à ce que l'on croit souvent, les juifs qui deviennent la proie des missionnaires ne sont pas seulement des personnes émotionnellement insables. Tous les jufs sont susceptibles de devenir de telles proies. Les missionnaires visent souvent les campus universitaires les hôpitaux, les services de traitement de la toxicomanie, les résidences du troisième age, les centres commerciaux des quartiers juifs, de meme que les citoyens israéliens, les émigrants de l'ex union soviétique et les couples mixtes. Sciemment, ils citent, traduisent et interprètent faussement les écritures juives et les textes rabbiniques
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Ces groupes missionnaires dont le nombre s'élève à plus de 900 rien qu'en amérique du nord, s'activent à travers le monde entier, et l'on en trouve dans presque tous les centres de population juive. Plusieurs de leurs organismes exercent une influence politique considérable, et l'un d'eux a même obtenu le statut "d'observateur" aux Nations Unies. Plusieurs groupes ont fondé des écoles "judéo-messianiques", ainsi que des "yechivoth" dans lesquelles sont formés des "rabbins messianiques". On a recensé plus de 100 "communautés messianiques en Israël, et au-delà de 38 dans l'ex-Union soviétique. Ces groupes s'adressent presque exclusivement à des juifs incultes, isolés, et se situant à l'écart de toute communauté organisée

C'est pour répondre à cette menace sans cesse croissante qu'a été créée en 1986, l'organisation JEWS FOR JUDAISM INTERNATIONAL seule au monde à réagir contre le missionnarisme chrétien et à apporter une aide à leurs victimes. JEWS FOR JUDAISM a des branches à LOS ANGELES, NEW YORK. BALTIMORE, WASHINGTON, D.C., TORONTO, JOHANNESBOURG, AFRIQUE DU SUD et MELBOURNE, Australie. Ses bouts primordiaux sont l'éducation préventive et le retour au judaïsme de ceux qui ont été influencés par les missionaires
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Beaucoup de fondamentalistes chrétiens croient que les juifs sont la clef qui précipitera "la seconde venue" de Jésus et le salut de l'humanité. Ils citent pour le prouver les passages affirmant que "le salut vient des juifs" (Jean 4,22) et que "vous-les juifs- ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez "Béni soit celui -Jésus- qui vient au nom du Seigneur !" (Matthieu 23,39)

Certains croient, en s'appuyant sur le septième chapitre de la Révélation, que le retour de Jésus aura lieu quand 144.000 juifs exactement auront été convertis, le reste des juifs devant être éliminé pendant la grande tribulation. Voici ce qu'en pense Richard YAO, un ancien fondamentaliste non-juif :

"Il est extrêmement inquiétant de voir des millions de personnes dans ce pays s'habituer à l'idée qu'il est souhaitable que des millions de gens (juifs) meurent dans ce terrible holocauste, sous prétexte que c'est là une condition au retour de Jésus. Je pense que cela est très, très effrayant"


La réponse juive aux missionnaires 

Manuel contre le prosélytisme chrétien 

Rabbin BENTZION KRAVITZ 2004

15.06.2008

DIEU CONTRE DARWIN - I

 


Projet de parc d'attraction

biblique en Allemagne

 

Projet de parc d'attraction biblique en Allemagne Allemagne-Suisse-religion-loisirs-insolite Des fondamentalistes protestants suisses envisagent de créer dans le sud-ouest de l'Allemagne, d'ici à 2012, un parc d'attraction sur le thème de la Bible, pour illustrer les théories créationnistes de manière ludique, selon la presse



Publié le 04 juin 2008 LA DEPECHE.FR

Des fondamentalistes protestants suisses envisagent de créer dans le sud-ouest de l'Allemagne, d'ici à 2012,
un parc d'attraction sur le thème de la Bible, pour illustrer les théories créationnistes de manière ludique, selon la presse allemande.

Dans ce
"Genesis-Land", qui s'inspirerait des parcs similaires déjà ouverts aux Etats-Unis, les visiteurs pourraient expérimenter le Déluge dans les montagnes russes aquatiques, déjeuner dans les restaurants d'une Tour de Babel en construction, visiter une Arche de Noé en "taille réelle" --soit 150 mètres de long--, ou se faire peur dans le "pavillon du feu" sur le thème du jugement dernier.

"Avec ce parc à thèmes, nous voudrions que les gens ouvrent leur coeur à Dieu et à Jésus-Christ, et leur donner ainsi la possibilité de comprendre et d'accepter la Bonne Nouvelle", proclament sur leur site internet les promoteurs de ce projet, la société anonyme "Genesis-Land", basée près de Zurich (Suisse).

L'entreprise, qui proclame et défend le "créationnisme" --la création de l'univers en sept jours-- et conteste la théorie darwinienne de l'évolution, parfaitement admise par les principales Eglises, espère trouver près de Heidelberg (sud-ouest de l'Allemagne) un terrain idéal pour l'implantation de son parc de 50 hectares où elle veut attirer à terme 600.000 visiteurs par an.

Reste que, pour l'heure,
"Genesis-Land" est encore à la recherche de la majeure partie des 80 à 120 millions d'euros nécessaires. Et que le projet est critiqué par les Eglises protestantes d'Allemagne, qui craignent qu'il apporte en Allemagne un sujet de polémique très vif aux Etats-Unis, mais jusque-là plutôt mineur en Europe.

Jan Baldewien, l'un des responsables de l'Eglise protestante du Bade-Wurtemberg, a confié au quotidien Frankfuter Rundschau espérer que le projet capoterait faute de financement. "Beaucoup de bêtises ont pu être évitées par manque d'argent", a-t-il ironisé.

Source : news.fr.msn.com

Le site est en allemand/anglais. Pour ceux qui veulent déjà regarder le plan du parc ou les différents pavillons....


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ALLEMAGNE


19/07/2007 - RÉFLEXIONS

Bas Kast s'oppose au créationnisme


Le journaliste scientifique Bas Kast critique le créationnisme, qui fait actuellement l'objet d'un débat en Allemagne. Les créationnistes réfutent la théorie de l'évolution de Darwin et affirment que le monde a été crée par Dieu. "Par le passé, les interprétations bibliques étaient le seul moyen d'expliquer le monde - c'est pourquoi on peut comprendre qu'elles existent. Nous étions ignorants à cette époque, bonté divine ! Aujourd'hui c'est l'inverse : le monde a bien plus de sens si l'on suppose qu'il n'existe pas de Créateur au sens de la Bible ou de concepteur intelligent. Il n'y a qu'une seule solution pour que le créationnisme reste plausible : s'isoler hermétiquement, ignorer les nouvelles découvertes et veiller à ce qu'aucun savoir acquis après l'an 100 ne filtre jusqu'à soi."

Der Tagesspiegel (Allemagne)


ENDOCTRINEMENT DANS LES ECOLES :



 
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FRANCE



Jeudi 22 novembre 2007

Un livre créationniste musulman s'incruste au lycée


Le Figaro révèle l'affaire dans son édition de vendredi. "Depuis une semaine, la plupart des universités, lycées et collèges de France ont reçu un livre luxueux, intitulé L'Atlas de la Création, qui réfute en 770 pages illustrées le darwinisme et la théorie de l'évolution". Selon le quotidien, l'ouvrage est écrit par "un certain Harun Yahya, de son vrai nom Adnan Oktar, de nationalité turque".


L'ouvrage qui aurait été expédié à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires depuis la Turquie et l'Allemagne, entend dénoncer "l'imposture des évolutionnistes, leurs affirmations trompeuses" et surtout "les liens occultes existant entre le darwinisme et les sanglantes idéologies telles que le fascisme et le communisme", explique le journal. "Selon l'auteur, les théories de Charles Darwin seraient même 'la réelle source du terrorisme' ", explique Le Figaro. Sous une photo représentant les attentats du 11 Septembre, on peut lire la légende suivante: "Ceux qui perpétuent la terreur dans le monde sont en réalité des darwinistes. Le darwinisme est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit".

"Nouvelle forme de créationnisme"


Selon le quotidien, le cabinet du ministre de l'Education nationale Gilles de Robien a été "très vite alerté" et "a discrètement demandé aux recteurs d'académie à veiller à ce que ce livre, 'qui ne correspond pas au contenu des programmes établis par le ministre, ne figure pas dans les centres de documentation et d'information des établissements scolaires' ". Hervé Le Guyader, biologiste à la faculté de Jussieu, à Paris, vient de procéder une analyse détaillée de l'ouvrage, à la demande de l'Inspection générale de l'Education nationale. Pour lui, il s'agit "d'une nouvelle forme de créationnisme, bien plus que celle, d'inspiration chrétienne qui sévit en Amérique du Nord".

Toujours selon Le Figaro, l'auteur ne prétend pas que le monde "a été créé il y a six mille ans et en sept jour, comme le dit la Genèse". "L'auteur, de confession musulmane, admet au contraire que la Terre a bel et bien 4,6 milliards d'années, son âge réel". "Il s'appuie d'ailleurs sur les très nombreux fossiles retrouvés depuis deux siècles dans le monde entier pour asséner que les espèces n'ont jamais changé. L'auteur s'appui ainsi sur un tas de photos d'animaux ou de végétaux vieux de plusieurs dizaines de millions d'années et les compare aux races actuel pour montrer qu'ils n'ont pas changé".

Selon le quotidien, l'auteur cite abondamment le Coran et conclut que "la création est un fait" et prophétise "la fin du matérialisme". Reste à savoir qui se cache derrière Harun Yahua et qui a financé la diffusion gratuite de cet ouvrage qui serait le "premier volume d'une série de sept ouvrages", selon Le Figaro.




Le fondamentalisme, allié du totalitarisme, gagne peu à peu du terrain.....

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24/08/2007

CHOUX DE BRUXELLES


Les élites européennes séduites par le créationnisme ?

En juin, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a refusé de ratifier un rapport sur les dangers du créationnisme dans l'éducation.

 


Woxx (Luxembourg)

EUROPE DES 27
Le retour du Créateur

 
CITATION :


Ce n'est pas que du côté des fondamentalistes religieux que l'on trouve les créationnistes. Ces idées pseudo- scientifiques gagnent du terrain parmi les partis de droite traditionnels.

Serait-ce un signe des temps ? Le 25 juin dernier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a refusé de discuter du rapport intitulé "Les dangers du créationnisme dans l'éducation", préparé par le parlementaire socialiste français Guy Lengagne, qui dénonce les dangers du néo-créationnisme et préconise que les thèses créationnistes restent exclues des cours de science dans les établissements scolaires des pays membres de l'Union européenne. (1) S'il avait été accepté, le rapport préparé au nom de la Commission de la culture, de la science et de l'éducation aurait mis en évidence que
"l'Assemblée parlementaire s'inquiète de l'influence néfaste que pourrait avoir la diffusion de thèses créationnistes au sein de nos systèmes éducatifs et de ses conséquences sur nos démocraties. Le créationnisme, si l'on n'y prend garde, peut être une menace pour les droits de l'homme qui sont au coeur des préoccupations du Conseil de l'Europe." Le texte de Lengagne est loin d'être, comme certains ont pu l'affirmer, un pamphlet antireligieux. Il s'oppose uniquement à l'enseignement des thèses créationnistes dans les cours scientifiques - puisqu'elles ne peuvent prétendre à la scientificité. Le rapporteur affirme à deux reprises qu'elles peuvent être exposées, comme toute approche théologique, "dans le respect de la liberté d'expression et des croyances de chacun, [...] dans le cadre d'un apprentissage renforcé du fait culturel et religieux."

Malgré la modération du rapport,
le parlementaire belge Luc Van den Brande, président depuis 2005 du groupe constitué du Parti populaire européen et des démocrates chrétiens à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, s'est opposé à l'étude de ce dossier en affirmant que "le Conseil de l'Europe n'est pas une académie scientifique mais un organe politique" . Il a été suivi par 63 des 119 parlementaires présents et la discussion du dossier a été rejetée.


Question de croyance

Le prosélytisme néo-créationniste et la diffusion de la thèse du "dessein intelligent" (Intelligent Design), théorie créationniste plus subtile qui ne remet pas en question une certaine évolution, mais affirme que celle-ci est l'´oeuvre d'une intelligence supérieure, en d'autres termes d'un dieu, et donc rejette le principe de la sélection naturelle, est avant tout le résultat de l'activisme du mouvement évangéliste aux Etats-Unis. C'est un secret de Polichinelle que le président George W. Bush se dit favorable à l'enseignement des thèses néo-créationnistes parallèlement à la théorie de l'évolution dans les cours de biologie. Néanmoins le courant créationniste a subi d'importants revers outre-Atlantique. Comme le rappelle le rapport de Guy Lengagne, en 2005 le Juge John Jones de Pennsylvanie a déclaré que l'enseignement de l'Intelligent Design dans les écoles violait la séparation constitutionnelle entre l'Eglise et l'Etat. Aux Etats-Unis, tout comme en Europe, les chercheurs dénoncent les prétentions scientifiques des créationnistes.

En Europe francophone, la distribution gratuite, au début de l'année 2007, de l'Atlas de la création du prédicateur créationniste turc (et musulman) Harun Yahya dans des établissements scolaires en France, en Belgique et en Suisse aura eu l'effet d'un véritable coup de semonce dans les milieux scientifiques et laïcs. L'onéreux ouvrage de Yahya a pour but de démontrer l'"imposture de la théorie de l'évolution". Or la piètre qualité de l'enseignement de l'évolution à l'école et les connaissances plus qu'approximatives qu'en ont les citoyens moyens font que ceux-ci sont mal préparés pour répondre aux arguments pseudo-scientifiques des néo-créationnistes. Le rapport du parlementaire socialiste démontre que les théories créationnistes ont gagné du terrain dans l'Europe des 27 et ce bien avant l'offensive missionnaire de Yahya.
Parmi les nombreux exemples cités par Lengagne, notons qu'en Pologne, le vice-ministre polonais de l'éducation, Miroslaw Orzechowski de la Ligue des familles polonaises, parti d'extrême-droite, affirmait en automne 2006 que "la théorie de l'évolution est un mensonge, une erreur qu'on a légalisé comme une vérité courante". En Italie, la ministre de l'Enseignement et de la recherche du gouvernement Berlusconi, Letizia Moratti (Forza Italia) proposait en 2004 d'abolir l'enseignement de la théorie de l'évolution dans l'enseignement primaire et secondaire. Ce n'est que suite à la mobilisation des communautés scientifiques et journalistiques italiennes que le gouvernement renonça à ce projet. En Grande Bretagne, le plus important syndicat de l'enseignement, le "National Union of Teachers", s'inquiète de l'influence grandissante des groupes religieux dans les écoles publiques. En effet, des créationnistes peuvent y donner librement des conférences. Au Pays-Bas, la ministre démocrate-chrétienne de l'Education, Maria Van der Hoeven proposait en 2005 d'organiser un débat sur l'enseignement de l'évolution dans les écoles, mais elle ne fut pas suivie. Selon elle, "les théories de Charles Darwin n'étaient pas complètes et de nouveaux éléments avaient été mis en évidence depuis, notamment par les tenants de l'Intelligent Design" .

Intelligent Design

Le rapporteur affirme que "le combat mené contre la théorie de l'évolution et ses défenseurs émane le plus souvent d'extrémismes religieux proches de mouvements politiques d'extrême droite." Mais pas seulement. Il est important de souligner que ce sont des membres issus des élites gouvernementales et bureaucratiques européennes qui se font les propagateurs de ces thèses. A une époque où le moindre écart de langage d'un imam de quartier dans les banlieues ouvrières de Birmingham, Marseille ou Berlin est mis en exergue par les médias et considéré comme un danger pour le mode de vie occidental, il est bon de ne pas oublier que dans les beaux salons des institutions européennes à Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg, ce sont des parlementaires, commissaires et bureaucrates qui dilapident l'héritage des luttes sociales et intellectuelles qui ont marqué le 19ème et une grande partie du 20ème siècle sur le vieux continent. La remise en question de l'évolutionnisme n'est qu'un exemple parmi d'autres. A l'ère du grand démantèlement social, on assiste aussi au retour de l'ordre moral, prôné par Sarkozy; le mini traité européen ébauché en juin à Bruxelles fait référence à "l'héritage religieux de l'Europe" et non plus à "l'héritage spirituel" comme dans le Traité établissant une constitution européenne" et - cerise sur ce bien indigeste gâteau - les catholiques désirant latiniser ouvertement pourront à partir du 14 septembre, avec la bénédiction du Saint Père, avoir de nouveau recours au missel de 1962 et prier pour la conversion des juifs, c'est-à-dire des survivants de la Shoah et de leurs descendants.

(1) Le compte rendu de la session parlementaire du 25 juin 2007 et le rapport en question peuvent être consultés sur le site de l'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe

http://assembly.coe.int.


Laurent Mignon
enseigne la littérature turque à l'Université de Bilkent à

Ankara.
What a Face affraid

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DIEU CONTRE DARWIN - II

 

ARTE - Mardi 19 septembre 2006

Quand la Bible devient une arme


Le fondamentalisme chrétien et l’offensive néocréationniste ne sont pas réservés aux États-Unis : en Europe aussi, les Églises évangéliques et les communautés chrétiennes intégristes prolifèrent. Un phénomène inquiétant, dont "Thema" donne l’ampleur.


Dieu contre Darwin

Un tour d’Europe, à la rencontre d’activistes opposés à la théorie de l’évolution qui commencent à se frayer un chemin dans les écoles

En décembre 2005, un tribunal de Pennsylvanie donnait raison à un groupe de parents d’élèves insurgés contre l’enseignement, dans certaines écoles, de la thèse du "dessein intelligent" (intelligent design), ou créationnisme, au détriment de la théorie de l’évolution élaborée par Darwin. Selon les juges, toute référence à Dieu ou à la religion était contraire au premier amendement de la Constitution, entérinant la séparation de l’Église et de l’État.

Or, le créationnisme fait des émules outre-Rhin et outre-Manche,
ainsi que le démontrent ici des incursions dans plusieurs écoles. Certains calvinistes néerlandais en sont eux aussi adeptes. Et le protestantisme intégriste n’est pas seul en cause : en Autriche, le cardinal de Vienne, Mgr Schönborn – que d’aucuns disent proche du pape Benoît XVI – s’y est déclaré plutôt favorable.

Dans différents pays européens, Peter Moers et Frank Pappenbrook ont assisté à des débats passionnés entre partisans du darwinisme et adeptes du "dessein intelligent". Leur inquiétant tour d’horizon s’achève aux États-Unis, à Cincinatti, où le plus grand musée créationniste au monde enseigne aux enfants que les dinosaures et les hommes ont vécu à la même époque.



Intelligent Design


La théorie de l’"Intelligent Design" prétend être une critique de l’évolution fondée sur des faits scientifiques, mais en réalité, elle renferme une motivation religieuse, même si ses partisans s’en défendent avec véhémence. Ils se servent en quelque sorte d’un cheval de Troie utilisé pour faire entrer le Créateur – appelé pour l’occasion "designer" – dans les écoles.

A Cincinatti, le plus grand musée créationniste au monde enseigne aux enfants que les dinosaures et les hommes ont vécu à la même époque...
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"Dieu créa les dinosaures au sixième jour, ils sont donc apparus en même temps que les hommes !" M. Lisle, astrophysicien, désigne du doigt la scène représentée dans l’entrée du musée de la Création, qui doit ouvrir ses portes au printemps 2007. Plusieurs automates y sont exposés : une petite fille de l’âge de pierre et quelques sauriens jouent tranquillement ensemble. Le trépidant docteur en astrophysique se précipite alors dans une pièce sombre, haute de plafond : "Un jour, ce sera notre planétarium. C’est ici que nous enseignerons que la Bible a raison. Au premier jour, Dieu créa le Ciel et la Terre. C’est au quatrième jour qu’il créa les planètes et les étoiles. La Terre est donc antérieure de trois jours aux planètes."

C’est ce genre de propos incroyables qu’entendront les visiteurs du nouveau musée de la Création, à Cincinnati – et qui a coûté 25 millions de dollars. On veut impressionner, et imprimer dans les consciences le message suivant : l’évolution est un mensonge. La seule et unique vérité est contenue dans la Bible, même en matière de science.

Les créationnistes croient à la création de l’univers par Dieu telle qu’elle est décrite dans la Genèse, le premier livre de la Bible. Selon eux, la théorie de l’évolution de Charles Darwin est le plus grand mal de notre époque. En dépit des faits et des dernières découvertes scientifiques, ils sont profondément convaincus que la Terre n’a que six mille ans.


Un tour d’Europe, à la rencontre d’activistes opposés à la théorie de l’évolution qui commencent à se frayer un chemin dans les écoles.
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N’allez pas croire que le créationnisme soit un phénomène exclusivement américain. Non, il est arrivé en Europe depuis longtemps. Au cœur de l’Angleterre,
dans un cadre idyllique, s’est tenu au cours de l’été 2006 le plus grand colloque international des créationnistes. Des centaines de personnes ont entendu le prédicateur fondamentaliste Ken Ham déclarer que la Bible est à prendre au pied de la lettre, dès les premiers mots. La Création a bien eu lieu en six jours, Darwin s’est trompé. Pendant trois jours de ce rassemblement, elles ont écouté les "réponses justes" : "Answers in Genesis" (les réponses se trouvant dans la Genèse).

Les prédicateurs itinérants du courant créationniste sont chargés de diffuser un message, celui du mensonge de Darwin, dans toute l’Europe, notamment aux Pays-Bas. A Hattem, une petite ville paisible avec ses moulins à vent et ses péniches sur le canal, des gens se réunissent pour assister à une conférence, au cours de laquelle ils apprennent qu’on ne peut absolument pas se fier à la science et que la Bible constitue le seul livre de référence sur l’origine de la vie. Il y a beaucoup de jeunes dans la salle. Après la conférence, deux jeunes Néerlandaises donnent leur avis sur l’âge de la Terre : "Six mille ans, c’est bien ce qu’on a toujours dit, non ?"

En Allemagne
, on est allés plus loin. Le créationnisme s’est déjà propagé jusque dans les établissements scolaires. Dans une ville universitaire de la Hesse, les professeurs de science de la vie et de la terre (SVT) d’un lycée privé reconnu par l’Etat, apprennent aux élèves qu’un créateur est à l’origine des différents "types principaux" d’animaux. Huit mille espèces... qui ont toutes pu prendre place à bord de l’arche de Noé. Après avoir lu ce que ses enfants avaient écrit dans leurs cahiers, un père de famille s’est adressé au ministère de l’Education du Land. Mais celui-ci a estimé qu’il n’y avait pas d’infraction directe aux programmes scolaires et déclaré en outre ne pas être compétent sur ces questions. Déçus, les parents ont retiré leurs enfants de ce lycée afin d’éviter le pire.

Dans un autre lycée de la ville, public cette fois-ci, un professeur de SVT qui met en doute la théorie de l’évolution reconnaît utiliser un manuel créationniste. Il ne craint pas d’être critiqué par l’inspection académique puisqu’il enseigne également l’évolution.
Aux Etats-Unis, Dieu n’est pas admis en cours de sciences naturelles. C’est interdit par la Constitution. C’est pour cette raison que le créationnisme a développé une branche scientifique "adaptée à l’école" : la théorie de l’"Intelligent Design" (ou dessein intelligent), qui met en évidence les lacunes de l’évolution et les questions laissées sans réponses par Darwin. Les partisans de cette théorie pensent que la vie sur Terre n’a pas pu apparaître d’elle-même. Ils en concluent que seule une intelligence supérieure a pu imaginer et créer l’univers.

En considérant les choses sous l’angle du "dessein intelligent", on trouve rapidement des solutions aux problèmes auxquels s’est heurtée la théorie de l’évolution, par exemple le développement de l’œil ou le système complexe des plantes carnivores.

La théorie de l’"Intelligent Design" prétend être une critique de l’évolution fondée sur des faits scientifiques, mais en réalité, elle renferme une motivation religieuse, même si ses partisans s’en défendent avec véhémence. Ils se servent en quelque sorte d’un cheval de Troie utilisé pour faire entrer le Créateur – appelé pour l’occasion "designer" – dans les écoles. C’est à cette conclusion qu’est parvenu également un juge, dans le procès médiatisé qui a eu lieu à Dover en Pennsylvanie.

Pourtant, la pseudoscience de l’"Intelligent Design" connaît un fort succès aux Etats-Unis. Selon un sondage récent, trois Américains sur quatre sont convaincus de la véracité du créationnisme. C’est un organisme américain, le Discovery Institute, qui est la locomotive du mouvement du "dessein intelligent". Depuis une dizaine d’années, ses membres s’emploient, avec succès, à faire parler d’eux dans les médias et à faire croire qu’il existe une querelle scientifique sur l’évolution.

Mais beaucoup ignorent un détail effrayant : derrière le battage médiatique autour de l’antagonisme « Dieu contre Darwin » se cache un vrai plan. C’est ce que révèle une note interne confidentielle du Discovery Institute. Selon ce document, les créationnistes veulent remplacer la science "matérialiste" par une science "chrétienne". Il n’est donc pas seulement question de critiquer la science mais de fusionner foi et science, autrement dit de retomber au Moyen Age. A cette époque, c’était en effet l’Eglise catholique qui décidait de ce qu’on avait le droit d’enseigner. Il s’agit-là de fondamentalisme chrétien. L’Eglise catholique moderne s’est positionnée depuis longtemps sur ce sujet ; pour elle, théorie de l’évolution et foi sont parfaitement conciliables.

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Le 31 mai 2007

Un musée créationniste au Kentucky Etats-Unis crée la polémique

Les scientifiques crient au scandale après l'ouverture d'un musée qui retrace l'évolution humaine sur une base créationniste.

A CINCINNATI dans l'OHIO :

VIDEO T.F.1 :

Musée creationniste

Musée creationniste

VIDEO CNN :

from CNN concerning the Creation Museum, a museum currently being built near Cincinnati, Ohio, United States. The 27-million dollar museum is funded by the

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Le mardi 29 mai 2007

Un musée du créationnisme en Alberta
Presse Canadienne

Big Valley

Les théories du créationnisme et de l'évolution vont s'affronter de nouveau avec l'ouverture, en juin prochain, du premier musée permanent au Canada sur la création dite «intelligente».

Le Big Valley Creation Science Museum est rempli de présentations de fossiles et de brins d'ADN à l'appui d'une interprétation littérale de la Bible, à l'encontre de l'idée d'évolution selon laquelle l'espèce humaine est le résultat d'une série de mutations.


Harry Nibourg, le propriétaire de ce musée, estime que ces deux théories — évolution et création consciente — relèvent de la foi.

Il dit s'être intéressé au créationnisme après avoir vu des vidéos et lu des ouvrages sur le sujet. «J'ai fouillé plus avant, lu les livres, et l'évolution ne me paraissait pas logique, cela ne répondait pas aux questions que je me posais.
Cela n'étanchait pas ma soif de connaissances.»

Il y a quatre ans, l'idée lui est venue d'ouvrir un musée après avoir entendu Vance Nelson, le dirigeant de Creation Truth Ministries, à Red Deer, prononcer une allocution. Il lui a fallu du temps et environ 300 000 $ pour le construire, mais M. Nibourg pourra finalement dévoiler sa propre création cet été.

Il soutient que les expositions de son musée sont basées davantage sur la science que sur la technologie, et comportent plus de mentions de théories scientifiques que d'allusions à la Bible.

On y trouve des fossiles, des reproductions de têtes de dinosaures, ainsi que des présentations interactives de flagelles bactériens et d'ADN, qui «fournissent des preuves convaincantes de la création intelligente et réfutent tout processus non conscient, «naturel», comme l'évolution», peut-on lire sur le site Internet du musée.

Il a ajouté avoir offert de débattre de la question avec divers scientifiques en Alberta et ailleurs au pays, mais que la plupart d'entre eux ont refusé l'invitation. «Ils ont le droit d'avoir tort», a-t-il dit.

NATIONAL


 

 Debat TQS

VIDEO CANADIENNE : Debat TQS......Est-cequ'on descend du singe ou est-ce qu'on descend de Dieu ? 

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JESUSLAND à ORLANDO

 

 JesuslandVIDEO Jesusland ORLANDO

Reportage sur un parc d'attraction à caractère religieux, ayant pour but de prêcher la bonne nouvelle et de convertir les infidèles. Rival de Disneyland et de Universal, le parc est situé à Orlando en Floride.

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Voilà comment dès l'école, collèges et lycées on "gonfle la tête de la jeunesse" au point que 56% d'américains sont créationnistes et exportent leur bibliolâtrie dans le monde entier :

 

VIDEO : Friends of God -- Evolution

An utterly disturbing video from the HBO documentary Friends ..

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mercredi 14 février 2007

Le créationnisme s’infiltre dans les écoles françaises

Offensive créationniste sur l’Education nationale. Lycées et universités ont reçu plus de mille copies de l’Atlas de la création signé par Harun Yahya. Cet ouvrage réfute, au nom du Coran, le darwinisme et la théorie de l’évolution.


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Interview vidéo de Patrick Tort, historien des sciences et directeur de l'Institut Charles Darwin International
Théorie de l'évolution : j'accuse les créationnistes...



Suite aux polémiques suscitées par l'offensive créationniste qui, partie des Etats-Unis, s'étend désormais à l'Europe et tout récemment à la Turquie, nous avons rencontré Patrick Tort, directeur de l'Institut Charles Darwin International, pour faire le point sur la théorie de l'évolution de Darwin. Le combat contre une certaine forme de « révisionnisme » de la science se poursuit ici.

o La contestation de la théorie de l'évolution de Darwin : une histoire ancienne ?

o L'offensive des créationnistes : une réelle menace ?

o Du créationnisme au “dessein intelligent“ : des arrière-pensées toujours religieuses ?

o Théorie de l'évolution : le minimum de ce qu'il faut savoir...

o Origine de l'homme, sélection naturelle et civilisation : l'apport de Darwin

o Le faux procès des créationnistes contre la théorie de Darwin...

o Evolution : une science toujours vivante...

o Créationnisme : pourquoi faut-il combattre sa banalisation ?


VIDEO-CONFERENCE de Patrick Tort : 

"OFFENSIVE DES CREATIONISTES :

Offensive des créationistes Offensive des créationistes
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Citation:
En Turquie, le succès des thèses créationnistes inquiète les scientifiques

En mars dernier, l’« Atlas de la création », un livre réfutant la théorie de l’évolution au nom du Coran, était largement diffusé en Suisse. Son éditeur est basé en Turquie, où le darwinisme perd de plus en plus de terrain... En Turquie, la bataille contre le darwinisme semble quasiment gagnée. D’après une étude réalisée dans 32 pays par l’Université de Michigan et publiée dans le magazine Science, la Turquie serait le pays où le darwinisme serait le moins pris au sérieux. Une opinion confirmée par l’Académie turque des sciences qui révèle que 5% seulement des étudiants soutiennent la théorie de Darwin, alors que 25% la jugent insuffisante et 75% sans fondement.

* Nouvelles d'Arménie
* 2007-04-18


AGENCE SCIENCES PRESSE

 
Les thèses créationnistes gagnent du terrain en Turquie


LE MONDE | 08.02.07 | 15h28 • Mis à jour le 08.02.07 | 15h28
ISTANBUL CORRESPONDANCE


Dans un quartier populaire d'Istanbul, les bureaux aseptisés de la maison d'édition Global ne laissent rien deviner de son activité. Sur la table de réunion trône pourtant un grand livre rouge illustré. C'est le luxueux Atlas de la création, signé Harun Yahya, qui a été envoyé fin janvier aux médias, écoles et universités françaises. Global, fondé en 2001, emploie 92 personnes et publie exclusivement l'oeuvre du prolixe Harun Yahya : livres, films et sites Internet.

L'émoi suscité en France par cette offensive créationniste n'est pas pour lui déplaire. "Toutes les publicités sont bonnes à prendre, assure Emre Calikoglu, porte-parole de l'éditeur. Nous avons envoyé 2 000 exemplaires de l'Atlas pour le faire connaître en France et en Belgique. Et nous avons déjà reçu, en tout, 40 000 commandes." Selon lui, 10 000 exemplaires de l'ouvrage ont été tirés en français.

Traduit en plusieurs langues, ce livre, qui prétend démonter scientifiquement la théorie de l'évolution des espèces, a été distribué en Turquie en novembre 2006, soulevant là aussi un débat, puis aux Etats-Unis, selon le même procédé qu'en France. Canada, Allemagne, Grande-Bretagne et Italie devraient suivre. Sept volumes sont prévus et Harun Yahya, retiré à Mersin, sur la côte sud de la Turquie, travaille actuellement au sixième tome, selon sa maison d'édition.

Agé de 50 ans, Harun Yahya (Aaron et Jean en arabe), de son vrai nom Adnan Oktar, est un prédicateur qui publie des ouvrages sur la création ou la religion depuis une vingtaine d'années. "Il a été emprisonné plusieurs fois et a séjourné en hôpital psychiatrique", affirme Sevket Ruacan, professeur en médecine et membre de l'Académie turque des sciences.

En 1999, Harun Yahya a été arrêté en compagnie de plusieurs de ses disciples. Soupçonnés de chantage sur diverses personnalités politiques et médiatiques, ainsi que d'abus sexuels sur des mineurs découverts par la police dans une villa d'Istanbul, ils ont été finalement relaxés.


LE CULTE DU SECRET



Tarkan Yavas, président de la Fondation pour la recherche scientifique (BAV), qui prêche les idées d'Adnan Oktar, estime sans fondement les accusations dont celui-ci est l'objet. "Ce sont des calomnies propagées par les matérialistes, les maçons et les communistes", explique, dans un français parfait, ce diplômé du prestigieux lycée Galatasaray. Il affirme qu'il a "vu le soleil" en lisant la prose d'Harun Yahya et qu'il est "temps de dire la vérité (...) notamment en France, pays des Lumières. Vont-ils brûler nos livres sous la tour Eiffel ?"

La mouvance d'Harun Yahya affiche tous les attributs d'un mouvement sectaire : des moyens financiers à l'origine mystérieuse, le culte du secret, un "gourou", des disciples prosélytes dans le monde entier et un goût prononcé pour la théorie du complot. "Ils ressemblent à certains évangélistes américains, souligne Sevket Ruacan. Ils se sont inspirés directement des créationnistes chrétiens. Ils ont traduit certains de leurs ouvrages, auxquels ont été ajoutées quelques références au Coran. Leurs méthodes sont les mêmes." Des anti-évolutionnistes américains participent d'ailleurs régulièrement aux conférences organisées par le mouvement.

Harun Yahya n'est donc pas à la tête d'un simple groupe d'islamistes illuminés. Le rigorisme religieux et la nostalgie d'un empire ottoman conquérant font partie des références de son organisation, au même titre que la mythologie nationaliste turque. La revue intitulée Union turco-islamique et la Fondation pour la protection des valeurs nationales (MDKV) reprennent les thèmes favoris de l'extrême droite islamo-nationaliste : promotion du panturquisme, soutien à la minorité turkmène d'Irak, condamnation du "génocide tchétchène"... Le mouvement organise des conférences sur "le mensonge du génocide arménien", le sionisme ou les "terroristes kurdes darwiniens". Certains ouvrages sur la Shoah flirtent avec le révisionnisme.

En Turquie, la visibilité grandissante de ce groupe inquiète. "Avant ce gouvernement, on se cachait beaucoup plus", admet Tarkan Yavas. Aujourd'hui, conférences et expositions se multiplient à travers le pays, avec la bienveillance des autorités locales. En 2006, les fossiles censés prouver que Darwin s'est trompé ont été exposés trois cent cinquante fois, rien qu'à Istanbul. Des livres pour enfants sont distribués gratuitement.

Petit à petit, le créationnisme fait son nid en Turquie. "Ses thèses figurent dans les livres scolaires depuis 1985, constate le biologiste Aykut Kence, de l'université technique du Moyen-Orient. Ces temps-ci, l'évolution n'est même plus abordée à l'école élémentaire. Et beaucoup d'enseignants formés ces dix dernières années sont convertis au créationnisme." D'après un sondage réalisé par l'Académie des sciences, 75 % des lycéens du pays ne croient pas à la théorie de l'évolution.

Guillaume Perrier
Article paru dans l'édition du 09.02.07.
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SERBIE



Serbie : Le créationnisme dans le cursus scolaire

La ministre de l’éducation serbe, Ljiljana Colic, souhaite mettre un terme à l’enseignement "exclusif" de la théorie de l’évolution émise par Charles Darwin, rapporte le journal Glas Javnosti. La ministre souhaite introduire dans le cursus scolaire l’enseignement du créationnisme, théorie selon laquelle l’origine du monde relatée dans l’Ancien Testament est vraie.
Les professeurs serbes se disent "choqués" par cette annonce. A leur sens, cette mesure témoigne de l’ingérence de l’église orthodoxe dans la politique gouvernementale et de son pouvoir croissant dans un pays où la religion n’est pourtant enseignée que depuis peu dans les écoles.
BBC News, 7 septembre 2004,
www.bbc.co.uk
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30 MAI 2007

Le créationnisme islamiste débarque en Suisse


RELIGION. «L'Atlas de la création», un livre de 770 pages réfutant au nom du Coran la théorie de l'évolution, est distribué gratuitement dans des écoles romandes. Par qui? Enquête.

LE TEMPS


et :


 
Retour du créationnisme en Suisse

vendredi 21 février 2003
par Thierry DURUZ

Après des siècles de progrès sociaux, culturels, techniques et scientifiques, il me semblait démontré que les « thèses » créationnistes étaient pour le moins douteuses. Or, non. La bête religieuse n’est pas morte, malheureusement... et il semblerait même qu’en ce début de XXIe siècle, elle se porte mieux qu’auparavant : regardez ce qui se passe ici et ailleurs, vous comprendrez aisément ce que je veux dire. Hélas, trois fois hélas...

Ainsi donc, les créationnistes souhaitent que l’école publique et laïque enseigne les thèses créationnistes (1), alors même que la science en a démontré, en totalité ou en partie, la fausseté. Puis, après cela, faudra-t-il prier en classe ? Et enseigner que la Terre est plate et est le centre de l’univers ? ? ? Allons, allons... ce n’est pas parce que, de nos jours, la science n’est pas encore en mesure de tout démontrer, qu’il faut attribuer ce qu’on ne sait pas expliquer à la supposée création divine... on frise le ridicule, là... D’ailleurs, la création divine, parlons-en...
...........
Lausanne, 31 janvier 2003

DURUZ Thierry

(1) Le journal suisse 24 Heures révèle ainsi dans un article récent que dans sa villa de Vuarrens (Suisse), Bible en main, Daniel Mathez, défend avec une étrange force tranquille à la fois son appartenance au courant évangélique et la « scientificité » du discours créationniste. Cela depuis quelques décennies déjà. Son CBE (Centre Biblique Européen) a édité une quinzaine d’ouvrages brochés tirés entre 1000 et 5000 exemplaires. Il se réjouit que, en Suisse orientale, ses pairs fondamentalistes revendiquent une place pour leur théorie dans les écoles.
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PAYS-BAS



 
Créationnisme: le Kansas de l'Europe

(Agence Science-Presse) - Les incultes qui contestent l'existence de l'évolution ne sont pas tous dans le Sud profond des Etats-Unis. On en trouve aussi aux Pays-Bas: la ministre néerlandaise de l'éducation a proposé que soit tenu un débat sur la légitimité d'enseigner la théorie de l'évolution.


Elle-même ancienne enseignante, la ministre du gouvernement chrétien-démocrate, Maria van der Hoeven, a déclaré en entrevue, le 21 mai, que les théories de Darwin ne sont "pas complètes", puisqu'elles ne tiennent pas compte de ce qu'elle a qualifié de "nouvelles choses", à savoir le design intelligent –cette version pseudo-scientifique du créationnisme. Dès mars, elle avait attiré l'attention en rapportant une conversation "fascinante" avec le nanophysicien néerlandais Cees Dekker, défenseur affiché du design intelligent.

Outre-Atlantique, la revue américaine des chercheurs, Science, saute sur l'occasion pour demander, dans le titre de l'article, si les Pays-Bas ne seraient pas en voie de devenir "le Kansas de l'Europe". Le Kansas est aux prises depuis une décennie avec un débat récurrent sur la légitimité d'enseigner sur un pied d'égalité l'évolution et le créationnisme. Le mois dernier ont eu lieu à ce sujet des audiences publiques, boycottées par la communauté scientifique (lire L'impossible dialogue).

"Bien, pas tout à fait le Kansas, nuance aussitôt le journaliste. Après tout, (le Pays-Bas) est le pays qui a légalisé l'euthanasie et inventé le mariage gay."

La ministre remet en cause la séparation entre l'Église et l'État, dénoncent des députés de l'opposition. Pas question de revenir aux années 1950, comme aux Etats-Unis. Poussant plus loin l'analogie historique, l'éditorialiste du quotidien NRC Handelsblad demande: "veut-elle nous renvoyer au Moyen âge?"

L'initiative de Mme van der Hoeven, écrit le quotidien français Le Monde, n'a pourtant, "pour l'instant, reçu qu'un écho très faible, y compris dans son propre parti, où son initiative semble gêner". Encore heureux.


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ROYAUME-UNI

 

Royaume-Uni : Le créationnisme aux examens

L’une des agences britanniques de préparation et de suivi des examens, l’OCR, a introduit dans les programmes de biologie du GSCE (l'équivalent du brevet des collèges) un sujet sur le créationnisme.

L’OCR entend ainsi initier les élèves aux différentes polémiques scientifiques.

Mais plusieurs enseignants et observateurs soulignent le fait qu’aborder la question du créationnisme en biologie confère un statut scientifique à une théorie qui relève de la croyance.

Le créatonnisme serait ainsi étudié dans le cursus britannique au même titre que l’évolutionnisme de Darwin qui, bien que controversé sur plusieurs points, demeure une théorie scientifique
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http://ecolesdifferentes.free.fr/GBCREA.htm
Earth is 6,000 Years Old
Added: 1 year ago
 truthmake...

La terre a 6000 ans et c'est un chimiste qui dit cela....OMG! Une blouse blanche, ça fait plus sérieux quand on dit des âneries ! Evil or Very Mad
 Mardi 04 mars 2008

Les créationnistes anglais veulent faire école

Le mouvement créationniste tente d'investir l'Europe. Cette branche dure de l'Eglise évangélique veut faire entrer ses théories dans les écoles anglaises. (Reportage : F. Thelma, N. Hameon)

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BELGIQUE

Radio Air Libre 87.7 MHz

Obscurantisme : les créationnistes attaquent

Petit à petit, le créationnisme fait son nid en Turquie. beaucoup d'enseignants formés ces dix dernières années sont convertis au créationnisme. D'après un sondage réalisé par l'Académie des sciences, 75 % des lycéens du pays ne croient pas à la théorie de l'évolution.
Le ver est dans le fruit. Après l'Amérique et La Turquie, l'Europe?
 


Offensive créationniste dans les écoles
Laurent Gérard

 


Des écoles francophones ont reçu "L'Atlas de la création", ouvrage qui réfute la théorie de l'évolution des espèces. La ministre Arena émet une circulaire de mise en garde.

Une brique de 800 pages. Un bel ouvrage, richement illustré. Du papier glacé et des illustrations couleur sur quasi chaque page. L'auteur de "L'Atlas de la création" et la maison d'édition, basée à Istanbul, qui lui est entièrement dévouée, ont mis les petits plats dans les grands pour colporter leur message créationniste à travers le monde. Après une large diffusion dans les écoles françaises au début de cette année, c'est au tour des écoles belges de recevoir l'ouvrage signé Harun Yahya.

Selon l'entourage de Marie Arena (PS), plusieurs directions d'école qui avaient reçu le livre ont interpellé mercredi le cabinet de la ministre de l'Enseignement. Même s'il est difficile d'évaluer pour l'heure quel est le nombre d'écoles concernées, la ministre a réagi prestement, envoyant dès jeudi, début d'après-midi, une circulaire électronique à tous les établissements pour "mettre en garde l'ensemble des équipes éducatives contre les valeurs véhiculées dans ce document".

Quel est le message de cet "atlas" ? L'auteur, Adnan Oktar, qui écrit sous le pseudonyme de Harun Yahya, est un Turc de 50 ans qui, au nom du Coran, tente depuis une vingtaine d'années, et avec un succès grandissant, de réfuter la théorie de l'évolution des espèces. D'après l'anthropologue algérien Malek Chebel (1), "l'Atlas de la création est le fruit d'une organisation de type sectaire, proche de l'extrême droite turque, qui assène des "vérités" qui n'ont rien à voir avec l'islam".

Darwinisme = terrorisme

L'évolutionnisme de Charles Darwin (1809-1882) émet l'hypothèse de la sélection du plus apte parmi des individus naturellement variants. Il expose cette théorie en 1859 dans son livre, l'"Origine des espèces". Depuis le milieu du XXe siècle, l'évolution fait l'objet d'un large consensus scientifique. Selon le créationnisme, au contraire, l'Univers a été créé par un être suprême.

Pour argumenter cette thèse, Harun Yayha propose des doubles pages mettant face à face, d'une part, des photos d'animaux ou de plantes, et d'autre part, des fossiles vieux de plusieurs millions d'années, plus ou moins semblables à l'être vivant actuel. Avec, à chaque fois, la même conclusion : "Inchangés au cours de millions d'années, les scorpions (NdlR : un exemple parmi des centaines d'autres) sont une preuve solide de la création". Pour l'auteur, l'espèce humaine ne fait pas exception. Et le darwinisme serait la réelle source idéologique du terrorisme.

Grossière, cette démonstration peut néanmoins faire mouche face à un public non averti. D'où la célérité de la réaction de la ministre de l'Enseignement. Dans la circulaire envoyée hier aux établissements, elle souligne que les idées défendues par l'auteur sont "contraires aux valeurs qui sous-tendent le décret "Missions" et qui sont traduites dans les référentiels de compétences ainsi que dans les programmes d'enseignement."

Dès lors, Marie Arena "compte sur la vigilance de chacun pour veiller à ce qu'il ne constitue en rien un outil pédagogique à destination des élèves" et demande de "porter cette information à la connaissance des membres des équipes éducatives".

Laurent Gérard
Source :
La Libre Belgique du 23 mars 2007
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ALLEMAGNE


19/07/2007 - RÉFLEXIONS

Bas Kast s'oppose au créationnisme


Le journaliste scientifique Bas Kast critique le créationnisme, qui fait actuellement l'objet d'un débat en Allemagne. Les créationnistes réfutent la théorie de l'évolution de Darwin et affirment que le monde a été crée par Dieu. "Par le passé, les interprétations bibliques étaient le seul moyen d'expliquer le monde - c'est pourquoi on peut comprendre qu'elles existent. Nous étions ignorants à cette époque, bonté divine ! Aujourd'hui c'est l'inverse : le monde a bien plus de sens si l'on suppose qu'il n'existe pas de Créateur au sens de la Bible ou de concepteur intelligent. Il n'y a qu'une seule solution pour que le créationnisme reste plausible : s'isoler hermétiquement, ignorer les nouvelles découvertes et veiller à ce qu'aucun savoir acquis après l'an 100 ne filtre jusqu'à soi."

Der Tagesspiegel (Allemagne)


ENDOCTRINEMENT DANS LES ECOLES :



 
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DESTIN DES JUIFS DANS L'ARMAGUEDON EVANGELIQUE

 

EXPLICATION :

Ce qu'est l'armaguédon pour les évangéliques (40% aux USA et "l'enlêvement" pour récompense :

Origine du mot Armaguedon :

Armaguedon, souvent écrit en français Harmaguédon (Angl. Armageddon), vient de l'hébreu et signifie "la montagne de Meguiddo"

Ce mot se trouve uniquement dans Apocalypse 16:16 et précise le lieu central où l'Antéchrist rassemblera ses armées pour s'opposer au retour de Jésus-Christ.

Mais le lieu lui même est aussi cité, tant dans la Bible que dans la littérature antique profane : la région de Méguiddo a vu deux grandes victoires d'Israël, celle de Barak contre les Cananéens, et de Gédéon contre les Madianites. Ce fut aussi le lieu de deux désastres, la mort de Saül et celle du roi Josias.

Le mot Meguiddo ou Meguiddon peut être traduit par "emplacement de troupes". C'est en effet le centre stratégique par où passent les routes allant d'Egypte vers la Syrie ou Babylone.
[...]


L'enlèvement de l'Eglise : 1 Thessaloniciens 3:13; 4:13-17.
Les vrais chrétiens, ceux qui ont mis leur foi en Christ leur Sauveur, seront enlevés à la rencontre de Christ dans les airs, pour revenir ensuite avec Lui. C'est à ce moment que les corps des chrétiens ressusciteront des morts et que les chrétiens qui vivront cet événement seront changés, le temps d'un clin d'œil.


Enseignements du passé :
Matthieu 24:36-44; Luc 17:26-30, 34-36; Esaïe 26:19-21.
Noé fut mis à l'abri du danger, dans l'arche, avant que le déluge vînt. Lot fut mis en sûreté avant que débute la destruction de Sodome. Il semble, de même, que les vrais chrétiens seront soustraits au danger avant que la colère de Dieu se déverse sur le monde. Certains chrétiens dormiront quand ils seront enlevés, d'autres seront éveillés, mais tous les vrais chrétiens seront enlevés. Ceux qui ne sont pas sauvés seront laissés.


Qui sera enlevé au ciel ?
Matthieu 25:1-13
Le Seigneur montre dans cette parabole que tous ceux qui sont des membres d'église ne seront pas obligatoirement enlevés.Les membres d'église qui n'ont pas mis leur foi personnelle en Christ leur Sauveur, qui ne sont donc pas devenus la demeure du Saint-Esprit (dépourvus d'huile dans leurs lampes) seront laissés.
[...]


La nation juive : Esaïe 11:10-12:6; Jérémie 30:7-9; Zacharie 12:8-10; 13:6; 24:16-21; Romains 11:25-29
Lorsque Christ reviendra en gloire, les Juifs Le reconnaîtront comme étant le véritable Messie que leur nation a rejeté; ils croiront alors en Lui.

BIBLE OUVERTE
(Site évangélique)

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Armageddon - Le Monde, édition du 20 Octobre 2004

Pierre RAPHAËL

Henri Tincq


Brandissant les récits bibliques et les mythes fondateurs de l’Amérique, un grand nombre d’organisations évangéliques proches du président, convaincues que le Messie reviendra en Terre promise après avoir rassemblé le peuple juif, soutiennent l’établissement d’un "Grand Israël".


Les survivants de l’Apocalypse sont le feuilleton que dévore l’Amérique évangélique. Depuis 1995, onze volumes s’arrachent en librairie (60 millions d’exemplaires vendus). Le dernier en date, en 2003, s’intitule Armageddon. Ce best-seller est l’œuvre du pasteur Tim La Haye, l’un des ténors de la droite religieuse et sioniste américaine, formé à l’université fondamentaliste Bob Jones.


Le récit commence avec la disparition subite d’une centaine de passagers lors d’un vol entre Chicago et Londres. C’est l’illustration hollywoodienne de l’Enlèvement, l’épisode cher aux chrétiens fondamentalistes, pour qui une minorité d’entre eux pourront monter au Ciel sans avoir à subir la Tribulation de sept ans promise avant le retour du Christ.


Le récit biblique de l’Apocalypse prophétise "mille années de captivité pour Satan, suivies de mille années de règne terrestre du Christ"(ch. 20). Ce nouvel avènement du Messie - le Millenium- obsède les milieux protestants "prémillénaristes". Pour eux, le retour du Christ est promis à tous les hommes, en premier lieu au peuple juif, élu de Dieu depuis Abraham et Moïse. Le peuple juif n’a pas reconnu le Christ lors de sa première venue, il y a 2 000 ans, mais la promesse de Dieu à son égard n’est pas caduque.


Ce thème du "rétablissement d’Israël" est l’un des plus constants dans les bastions protestants du Sud conservateur. On en parle comme d’un "sionisme chrétien"
, un mot qui a fait, dès 1992, la "une" du célèbre Christianity Today, magazine évangélique distribué à des millions d’exemplaires. Il représente un lobby pro-israélien très puissant. Compte tenu de la démographie - 70 millions de chrétiens born-again (nés de nouveau), convertis ou revenus à la foi, comme George Bush -, les lobbies sionistes chrétiens sont cinq fois plus nombreux que la communauté juive.


Ce "sionisme chrétien" puise dans les récits bibliques comme dans les mythes fondateurs de l’Amérique. Lorsqu’ils fuient l’Angleterre des Stuart, les "Puritains" étaient déjà nourris des récits de la Genèse et des Psaumes. Persécutés par la monarchie, comme le peuple hébreu l’avait été par Pharaon, ils émigrent en Amérique comme en "Terre promise". Ils sont le nouveau peuple élu. Leur conquête sur les tribus indiennes est identifiée à celle du peuple d’Israël contre les Cananéens, les Jébuséens, les Philistins.
VIDEO : Les Indiens d'Amérique
  
Les bâtisseurs du Nouveau Monde font ainsi de l’antique nation d’Israël un guide et un modèle. Dieu leur a confié la mission de régénérer le monde et d’y préparer l’avènement du retour du Christ, d’y créer la fameuse "Cité sur la colline" qui inspira les Pères fondateurs. Dans cette "Nouvelle Jérusalem" (Washington) doit régner l’ordre divin.


Ce "sionisme chrétien" est donc l’héritier du messianisme américain, mais aussi du retour en force, après la création de l’Etat d’Israël, en 1948, de la théorie "dispensationnaliste" du fameux prédicateur John Darby (1800-1882). Selon lui, l’histoire de la relation entre Dieu et les hommes est marquée par des "dispensations" successives, dont la dernière sera "le temps du Royaume du Christ". L’actuelle dispensation - "le temps de l’Eglise" - n’achève pas la trajectoire divine et n’enlève rien à la "promesse" faite par Dieu à Israël.


Pour les "sionistes chrétiens", le doute n’est donc pas permis : c’est en Israël que le Messie reviendra après avoir rassemblé le peuple juif.


C’est en Israël qu’aura lieu la bataille finale, annoncée dans l’Apocalypse, entre Dieu et les forces du Mal sur la plaine de l’Armageddon, qui a donné lieu à tant de livres et de films. Le Messie ne reviendra pas avant que les juifs ne soient tous de retour en Israël. Ils se convertiront au christianisme, sous peine de périr dans un holocauste lors de l’Armageddon.


Cette synthèse entre le mythe fondateur américain et une lecture millénariste des prophéties de la Bible a une traduction politique évidente.
[...]
Pour accélérer le retour de Jésus, des évangéliques américains fondent même, en 1980, l’Ambassade chrétienne internationale à Jérusalem. Ils soutiennent l’émigration des juifs russes en Israël, financent des colonies en Cisjordanie et à Gaza, font un travail de lobbying intense au Congrès en faveur d’Israël. En 2002, le journal Haaretz déplore cette "sainte alliance"des évangéliques et des extrémistes israéliens, nuisible à la paix.
Ils sont le nouveau peuple élu.

En 1998, pour le 50e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, Benyamin Nétanyahou, alors premier ministre, déclare à Orlando (Floride), devant une assemblée de Voices United for Israël (Voix unies en faveur d’Israël), réseau de 200 organisations évangéliques pro-israéliennes : "Nous n’avons pas de meilleurs amis et alliés que les gens assis dans cette salle."


Un nombre impressionnant d’organisations évangéliques soutiennent encore aujourd’hui la politique d’Ariel Sharon, "cet homme de paix", comme l’a qualifié George Bush en 2002. Citons Restoration Foundation (Fondation Restauration), Christian Friends for Israeli Communities (Amis chrétiens des communautés israéliennes), etc. Au début des années 2000, près de 30 millions de protestants américains se disaient convaincus que la politique d’Ariel Sharon et les revendications en faveur du Grand Israël reposent "sur une légitimité divine fondée dans les prophéties bibliques"

V.I.V.

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 Les Etats-Unis et la Mission Divine



C’est une contradiction : les Nord-Américains qui appuient plus l’idée d’un seul Israël "avec Judée et Samarie" -c’est-à-dire, territoires palestiniens inclus- sont des politiques et prédicateurs évangéliques, méthodistes, presbitériens, adventistes et autres variantes chrétiennes qui ont gagné un poids politique considérable avec W. Bush au gouvernement.

Ils proclament que le conflit au Moyen-Orient annonce l’imminence de l’Apocalypse ou d’Armagedón ou de la bataille finale entre les armées du mal et les armées du bien, la victoire de ces derniers, la deuxième arrivée du Christ et l’établissement du Royaume de Dieu sur Terre.Les "armagedonistes", non sans angoisses et craintes pour leur salut devant la proximité du Jugement Dernier, veulent provoquer une guerre que, concrètement, ils concoivent ainsi : les armées du mal, c’est-à-dire les armées russes et arabes, se battront durant la dernière bataille contre les armées du bien c’est-à-dire, les armées d’Israël, des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, et seront vaincues. Il y aura alors le Paradis dans le monde terrestre pendant un millénaire


Cette croyance a engendré des phénomènes curieux aux Etats-Unis. Le fondamentalisme évangéliste en général et celui qui pourrait se nommer christianisme sioniste en particulier ont des liens étroits avec la droite fondamentaliste d’Israël. Son influence sur la politique américaine au Moyen-Orient est notoire et visible à la Maison Blanche et au Congrès. Elliot Abrams, alors directeur du Conseil de Sécurité National pour le Proche-Orient, a reçu en mars 2004 des dirigeants du Congrès Apostolique mécontents de la décision de W. Bush de favoriser l’éradication d’installations israéliennes dans le territoire palestinien de Gaza. Abrams a expliqué que cela n’aurait pas d’interférences avec les desseins de Dieu sur l’Armagedon, parce que Gaza ne contenait pas de lieux d’importance biblique (Village Voice, 18-504). Depuis, il y a plus.


Les “armagedonistes” destinent des millions de dollars à promouvoir les colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 et à payer les voyages de juifs russes qui émigrent en Israel, dans le but d’accélérer l’accomplissement de leurs prophéties. Entre autres, celle que le Christ, avant d’installer le Paradis ici, condamnera les athées à subir des morts épouvantables ; seulement les bons chrétiens et les Juifs convertis se sauveront.
Des croyants en ce Christ brutal, comme le lieutenant général William G. "Jerry" Boykin, sont impliqués dans le scandale d’Abu Ghraib (www.beliefnet.com, 27-05-04).


Des sénateurs méthodistes, presbitériens et de l’Eglise du Christ ont approuvé l’application de la torture à des prisonniers en Irak et à Guantanamo. Le fondamentalisme chrétien étasunien, en particulier celui de la variante "dispensacionalista", préfère le Dieu vengeur de l’Ancien Testament au Christ des Évangiles. Mais ses adeptes se disent évangélistes.


La doctrine des "armagedonistes" est celle qui a crû le plus rapidement aux Etats-Unis ces dernières années. Elle aurait environ vingt millions de fidèles qui en plus croient en leur possible immortalité personnelle, un désir ardent qui "repose entièrement dans l’existence de l’État d’Israël. C’est pourquoi la situation actuelle au Moyen-Orient est pour eux une question de vie ou de mort", a signalé Gary North, un évangéliste distant de ses co-religionaires (lewrockwell.com), qui supposent qu’ils pourront partager les destins immortels de Enoch (Génesis 5:23-24) et de Elías (Reyes 2, 2-11), bien que cela dépendra d’une séquence temporelle : les chrétiens seront sauvés de la mort exactement 42 mois avant que la "Grande Tribulation" ne tombe sur Israël. Si l’État israélien disparaît, l’arrivée de la "Grande Tribulation" sera remise à des siècles, jusqu’à ce que l’État d’Israël recommence à exister, et alors il n’y aura pas d’immortalité pour eux. La "Grande Tribulation" -et cela quelque chose que les "armagedonistes" mentionnent rarement- annihilera deux tiers des Israéliens, qui paieront ainsi le prix de l’immortalité étrangère. C’est la motivation religieuse du soutien politique et économique qu’ils prêtent à l’État d’Israël, sans préjudice des poussées antisémites de certains de ses leaders


Charles Mars, un évangéliste d’autre classe, remarque que ce courant "a amassé dans les dernières années un pouvoir politique jamais connu dans l’histoire nord-américaine" et il se demande "à quel prix de notre témoignage et de l’intégrité de notre message" (The New York Carotte, 201-06). Il rappelle que des ministres évangélistes influents lançaient des sermons en faveur de la guerre contre l’Irak en argumentant que celle-ci accélérerait l’accomplissement de la prophétie apocalyptique

HNS.INFO 
16 mars 2006

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 Beaucoup de fondamentalistes chrétiens croient que les juifs sont la clef qui précipitera "la seconde venue" de Jésus et le salut de l'humanité. Ils citent pour le prouver les passages affirmant que "le salut vient des juifs" (Jean 4,22) et que "vous-les juifs- ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez "Béni soit celui -Jésus- qui vient au nom du Seigneur !" (Matthieu 23,39)

Certains croient, en s'appuyant sur le septième chapitre de la Révélation, que le retour de Jésus aura lieu quand 144.000 juifs exactement auront été convertis, le reste des juifs devant être éliminé pendant la grande tribulation. Voici ce qu'en pense Richard YAO, un ancien fondamentaliste non-juif :

"Il est extrêmement inquiétant de voir des millions de personnes dans ce pays s'habituer à l'idée qu'il est souhaitable que des millions de gens (juifs) meurent dans ce terrible holocauste, sous prétexte que c'est là une condition au retour de Jésus. Je pense que cela est très, très effrayant"


La réponse juive aux missionnaires - Manuel contre le prosélytisme chrétien - Rabbin BENTZION KRAVITZ 2004

JEWSFORJUDAISM

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09.06.2008

LES EVANGELISTES. LA POLITIQUE ET DIEU

ARTE - À l'école de Dieu

MAI 2008

Une découverte du fondamentalisme chrétien aux États-Unis et de ses réseaux de propagation.


En quatre étapes - recrutement de la base, formation d'une nouvelle élite dirigeante, collaboration avec les autorités et mise en place d'un réseau de personnalités choisies -, le documentaire analyse comment les extrémistes chrétiens ont réussi à devenir l'une des composantes les plus influentes de la société américaine.

Réalisateur: Claudia Willke

Effrayant !
Evil or Very Mad


Dans le film ARTE "A L'ECOLE DE DIEU", un des pasteurs que l'on voit est celui de JESUS CAMP : Ted Haggard


LISA GETTER of The Los Angeles Times, la journaliste qui parle de
cette étrange fondation occulte prête à accueillir avec plaisir OUSSAMA BEN LADEN
est celle-ci :

The Family appelée The Fellowship Foundation
Une découverte du fondamentalisme chrétien aux États-Unis et de ses réseaux ...
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ARTE - De la croisade à la contrition


MAI 2006


Un "moment christique" est au commencement de la carrière politique de George W. Bush. Alors que W., qui est encore un alcoolique patenté, émerge après une semaine passée à faire la tournée des bars, il se voit dans un miroir, tombe à genoux et supplie Dieu de lui venir en aide. Lui, le boit-sans-soif décide de se repentir. Le révérend Billy Graham, célèbre et charismatique prédicateur évangéliste (les "born-again christians") l’aide sur la voie de la rédemption, ils prient ensemble et parlent longuement de Dieu. Pour Bush, "le révérend Graham a semé dans son cœur les graines de la foi". Résultat, le plus puissant président du monde peut aujourd’hui affirmer : "En ce moment, je devrais être assis dans un bar du Texas, et non à la Maison Blanche. Si je suis ici, c’est pour une seule raison : j’ai rencontré la foi. " Et si les Américains aiment tant Bush, c’est parce qu’il est faillible et pieux, comme eux.

Dieu a porté Bush au pouvoir. Du coup, ce dernier se sent investi d’une mission divine quand il plaide pour l’envoi des troupes américaines en Irak. Plus la guerre approche, plus W. se prend pour un prédicateur inspiré : "Dieu m’a montré la voie, nous devons défendre notre pays et apporter la paix sur la terre", déclarait-il dans un discours à la nation. Juste avant le bombardement de Bagdad.

La rhétorique religieuse manichéenne a remplacé l’argumentation politique – ce qui peut sembler étrange à des oreilles européennes, surtout qu’en Irak, il n’est pas tant question de Dieu que d’or noir et d’intérêts économiques. Or on ne peut pas comprendre l’attitude des Américains dans la guerre en Irak si on ne considère pas la place tenue par la religion aux Etats-Unis.

En effet, 84 % des Américains se disent croyants, alors qu’une part infinitésimale se revendique athée. La religion est toute puissante et conditionne toute la vie de la société : de la famille à la politique, et même, on l’a vu, dans le choix d’une campagne militaire. A l’opposé de notre vision de la politique, qui sépare strictement le pouvoir séculier et l’Eglise, la religion modèle les sphères d’intérêt à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Depuis toujours en Amérique, christianisme et nouvel ordre mondial sont étroitement liés. Vivre les utopies, concrétiser les idéaux libéraux et les exporter vers les autres pays – voilà le projet des Américains. Les Etats-Unis se considèrent comme le « God’s own country » et la mission de George W. Bush, libérer l’Irak de Saddam Hussein par la violence, fait partie de son devoir chrétien d’améliorer le monde.

La guerre en Irak, un des chapitres de l’apocalypse

D’après une enquête du magazine Time, 53 % des Américains se disent « intégristes ». Les Eglises indépendantes, les « born-again christians », les pentecôtistes et les charismatiques sont en pleine ascension. Tous ces groupes évangéliques ont ainsi vu le nombre de leurs adhérents faire un bond de près de 20 %. Ils attendent le retour de Jésus et l’Apocalypse décrite dans le Nouveau Testament. Pour la majorité de ces chrétiens conservateurs, le 11 septembre 2001 a mis en branle un processus qui aboutira à la fin du monde et à l’avènement du royaume de Dieu – à leurs yeux, la guerre en Irak n’est qu’une étape.

Ils ne sont pas encore majoritaires aux Etats-Unis, mais ils détiennent le pouvoir politique. Et c’est cette droite chrétienne qui a porté Bush à la Maison Blanche. Leurs voix ont fait pencher la balance lors des dernières élections présidentielles.



Le lobby des télévangélistes

Le poids des intégristes sur la politique intérieure et étrangère américaine est énorme et ne cesse de grandir. A coup de centaines de milliers de dollars, ils forment de jeunes journalistes et travailleurs pour la base, participent à des talk-shows très regardés et font un travail de lobbying au Congrès. Les télévangélistes réalisent des audiences records – ils sont des millions devant leur poste quand Jerry Falwell, de l’ultraconservatrice Convention Baptiste du Sud, s’en prend publiquement, dans une intervention haineuse, aux homosexuels, aux pro-avortements, aux juifs et aux musulmans. Pour rédiger ses discours, Bush a en outre jeté son dévolu sur un diplômé du Wheaton-College, la pépinière des prédicateurs.

Rien d’étonnant donc que, selon un sondage de l’institut indépendant Pew Research, 77 % des évangéliques américains approuvent la guerre en Irak. Richard Lang, président de la commission d’éthique et de liberté religieuse de la Convention Baptiste du Sud a ainsi déclaré : "Il faut punir le mal et récompenser le bien. L’heure de la violence a sonné."

Les Eglises font acte de contrition

Entre-temps, la croisade de l’Amérique contre l’axe du mal a tourné à la contrition. Plus de deux mille soldats tués, les scandales de la torture dans les prisons d’Abu Ghraib et à Guantanamo – bref, ce qu’il faut bien appeler le fiasco de la politique de Bush au Moyen-Orient, a ébranlé les Américains, et les intégristes chrétiens. Ils ne sont plus qu’un tiers aujourd’hui à approuver l’intervention militaire en Irak, et 60 % des Américains déclarent dans un sondage Gallup que la guerre ne valait pas tous ces sacrifices.

D’autres Eglises, dont l’Eglise catholique, avaient (timidement) condamné la croisade de Bush dès 2003. Les évêques catholiques avaient rédigé des lettres pastorales contre la guerre d’invasion en Irak, mais plus de la moitié des 60 millions de catholiques soutenaient Bush. D’après le Pew Research Institute, ils étaient 62 % à approuver l’option militaire. La plupart des opposants à la guerre sont d’ailleurs issus des rangs des protestants afro-américains et des athées, qui sont aussi les rares à organiser des manifestations.

Même l’Eglise méthodiste a elle aussi pris ses distances avec son éminent membre, George W. Bush. En octobre 2005, 95 évêques méthodistes ont, dans une prise de position, reconnu leur "complicité" dans une invasion qu’ils jugent désormais "injuste et amorale". Ils n’auraient pas protesté suffisamment fort contre une guerre "que les Etats-Unis ont lancée et qu’ils n’auraient jamais dû faire" et au cours de laquelle "des milliers de vie ont été sacrifiées et des centaines de milliers de dollars gaspillés."

Enfin, la conférence américaine des Eglises, qui participait à l’assemblée générale du conseil œcuménique des Eglises (COE) en février dernier à Porto Alegre, a reconnu sa complicité dans la guerre. Parmi les signataires, on trouve des luthériens, des méthodistes, des presbytériens et des Eglises orthodoxes pour la paix. L’administration Bush a semé la terreur dans d’autres pays, lit-on. "Nous pleurons tous ceux que la guerre a tués ou blessés. Nous constatons à notre grande honte que des abus ont été commis en notre nom."

La fin de l’innocence

Même si Bush a perdu son innocence morale aux yeux de beaucoup, y compris dans les rangs intégristes, certains s’accrochent encore à la guerre, qu’ils jugent juste. Comme le prédicateur Jerry Falwell : récemment encore, il déclarait à la télévision que la guerre en Irak se déroulait "pretty well", autrement dit "assez bien". Ce qu’on montre sur CNN serait mensonge. La chaîne Fox montrerait une toute autre image de la guerre. Précision : Fox, réputée pour son conservatisme, diffuse les émissions de Falwell…

George W. Bush sous l'emprise de Dieu part 4VIDEO George W. Bush sous l'emprise de Dieu part 4
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LE MONDE SELON BUSH
Synopsis : Qui sont les Bush ? Enquête sur l’exercice du pouvoir de 2000 à 2004 aux Etats-Unis



Critique : Reposant sur le recueil de témoignages et de nombreuses images d’archives, ce documentaire met en lumière les manipulations, les contrevérités et les alliances du clan Bush qui se sont succédées à la tête de la plus grande puissance mondiale. Focalisant d’entrée de jeu sur la première élection de G.W. Bush en 2000, William Karel démonte rigoureusement et progressivement la stratégie de pouvoir du Président des Etats-Unis et de son administration. Dans un second temps, en prolongement de ses premiers constats, l’auteur remonte dans le passé des premières exactions de la famille Bush. Du fait d’une enquête particulièrement sérieuse, dans laquelle chaque élément est savamment expertisé, recoupé, « Le Monde selon Bush » relègue « Fahrenheit 9/11 » de Michael Moore au rang de document grossièrement propagandiste.

A l’origine du film, le producteur Jean-françois Lepetit avait lu les ouvrages passionnants d’Eric Laurent, « La guerre des Bush » et « Le monde secret de Bush », des enquêtes minutieuses qui l’ont intimement convaincu de la constitution d’un projet filmique. L’un des maîtres du documentaire historique, William Karel, spécialiste notamment des Etats-Unis (« Les Hommes de la Maison Blanche », « CIA: Guerres secrètes ») est contacté pour finaliser un documentaire. Ce dernier détache ainsi, sur la centaine de points abordés dans les livres d’Eric Laurent, une quinzaine de faits édifiants : le « messianisme » de G.W. Bush, ses mensonges réguliers, ses ignorances ou les vérités « omises » pour rallier l’opinion américaine à sa cause dans le but d’une guerre déclarée à l’Irak, sa farouche volonté de faire taire toute critique au nom d’un patriotisme sacro-saint, les erreurs et les mystifications des hommes du Président, Dick Cheaney en première ligne, le harcèlement de Hans Blix, l’acharnement contre Joe Wilson et sa femme (agent de la CIA dont l’identité est mise à jour et de ce fait, sa carrière brisée) etc.… Chaque révélation confine au sordide et ce, indiscutablement.


Karel organise le montage d’extraits d’interventions de G.W.Bush et de ses hommes tout au long de leur « campagne » guerrière. En parallèle il ordonnance avec une scrupuleuse attention les entretiens qu’il a tournés. Ses témoins ne sont pas les moindres : Richard Perle et Dick Cheaney (Conseillers de G.W. Bush), James Woolsey (ancien Directeur de la CIA), Robert Baer et Robert Steel (anciens agents de la CIA), David Frum (Conseiller de G.W. Bush), Michael Ledeen (Conseiller de Ronald Reagan) etc.


Le spectateur fait ainsi clairement le constat de la nécessaire et volontaire « confusion » agencée par les « faucons » pour mentir délibérément au peuple américain: prêter au visage d’Oussama Ben Laden, les traits de Saddam Hussein puis foncer, en dépit de tout feu vert international, dans un conflit armé en Irak. Les images rapportées de l’intervention du sénateur Robert C. Byrd qui fustige la politique de G.W.Bush, le 12 février 2003 sont particulièrement touchantes : l’octogénaire se pique d’une colère furibonde face au silence dramatique d’une assemblée ayant confié ses pleins pouvoirs à un Président qui a pour but de ravager, sans preuves tangibles, un peuple composé à 50% d’individus de moins de quinze ans.

Dans une seconde partie, William Karel poursuit son film en pistant les liens inavoué de G.W.Bush avec l’Arabie Saoudite, fait état que le futur Président des Etats-Unis a bien été sauvé financièrement de la faillite par des banquiers saoudiens, qu’il a côtoyé le frère d’Oussama Ben Laden, lui qui,  présent sur le sol américain le matin du 11 septembre 2001 pourra s’envoler avec toute sa famille sur autorisation exceptionnelle, alors que tout avion est interdit sur le territoire américain…

Karel s’intéresse aussi au père de G.W.Bush, démontre que sous son mandat, soixante souches d’armes biologiques ont été « plus ou moins » livrées par les Etats-Unis à Saddam Hussein et révèle enfin, les ambiguïtés du grand-père Prescott Bush, condamné en 1942 par Roosevelt, d’acte de collaboration avec des… entreprises nazies.


Tour à tour, l’auditeur est absolument saisit face à l’accumulation des faits à charge contre la famille Bush et rien ne lui permet de remettre en cause le sérieux de toutes ces allégations. Contraints ainsi à la divulgation de « l’inimaginable » (d’autres ont affirmé qu’il s’agissait là de pure propagande anti-Bush), le spectateur convaincu du « Monde selon Bush » considérera dès lors la diffusion de l’oeuvre comme essentiel et portera un regard plus que jamais circonspect au derniers faits et gestes du superpuissant "Monsieur Bush", depuis sa récente réélection.

Olivier Bombarda


Un film de William Karel en collaboration avec Eric Laurent auteur de La guerre des Bush et Le monde secret de Bush (Editions Plon)

VIDEO PREMIERE PARTIE :



    VIDEO DEUXIEME PARTIE :

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    JOHN MAC CAIN

    Éradiquer l'Islam, un programme pour McCain

    et son "conseiller spirituel"

    ROD PARSLEY
    VIDEO

    L'amérique a été fondée en partie, dans le but de détruire l'Islam

     

     

    PressTV, le 13 mars 2008

    Rod Parsley, un évangéliste prêchant à la télévision (photo de droite), conseiller spirituel de McCain et son allié clef dans l'Ohio, a appelé à l'éradication de l'islam en tant que « fausse religion. »

    Le sénateur John McCain a acclamé Parsley, tandis que le pasteur de la géniale église de l'Ohio appelait les chrétiens à « guerroyer » contre l'Islam pour le détruire.

    Le 26 février, McCain apparaissait à un rassemblement de sa campagne à Cincinnati en compagnie de Rod Parsley, un pasteur de la World Harvest Church (Église des moissons mondiales) de Colombus. Au cours de la manifestation, McCain a qualifié de « guide spirituel » le ministre évangélique.

    Parsley, meneur d'une congrégation forte de 12.000 membres, a pondu plusieurs livres décrivant ses vues fondamentalistes religieuses.

    Dans le chapitre Islam: The Deception d'Allah de son livre The 2005 Silent No More, Parsley informe d'une « guerre entre l'islam et la civilisation chrétienne. »

    Il traite aussi l'Islam de « religion de l'anté-Christ, » en exhortant les États-Unis à lancer une nouvelle croisade pour l'éradiquer.

    Dans le passé, l'église de Parsley a été accusé de participer à des activités partisanes pro-républicaines en violation à son statut d'exemption fiscale.

    Les relations entre McCain et Persil sont sensible politiquement. En 2004, l'église de Parsley a été crédité de rabattage aux urnes pour George W. Bush des électeurs chrétiens fondamentalistes.

    Original : http://www.presstv.com/detail.aspx?id=47232
    Traduction libre de Pétrus Lombard

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    Quand un catholique critique McCain



    Bill Donohue, président de la Ligue catholique, critique aujourd’hui John McCain, lui reprochant d’avoir accepté le soutien du télévangéliste texan John Hagee, qui a déjà qualifié l’Église catholique de «grande putain» et d’«antéchrist».

    Le sénateur Obama a rejeté le soutien de Louis Farrakhan, un autre intolérant. McCain devrait suivre son exemple et rejeter l’appui de Hagee», a déclaré Donohue dans un communiqué.

    McCain est apparu aujourd’hui aux côtés du pasteur controversé. Il n’a pas encore réagi à la critique de Donohue.

    THE TRAIL

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    John McCain

    Liaisons venimeuses

    Le 29 février, John McCain recevait à San Antonio au Texas l’appui du Révérend John Hagee. Le vote des évangélistes est incontournable dans le Sud mais McCain se serait sans doute bien passé de celui-là.

    Auteur d’ouvrages prophétiques, John Hagee prétend que la Nouvelle-Orléans a été frappée par l’ouragan Katrina à cause des droits des Gays, et que l’Eglise catholique est une « secte, la pire pute de Babylone »... Dans son livre « Jerusalem Countdow : a warning to the world » (compte à rebours pour Jérusalem : avertissement au monde) basé sur une interprétation délirante de la Bible, il prédit qu’une coalition arabo-russe attaquera Israël. Dieu interviendra pour sauver l’Etat Hébreux en frappant de la foudre les assaillants. En conséquence, l’Antéchrist, incarnée par le président de l’Union Européenne, provoquera une confrontation entre la Chine et l’Occident au sujet d’Israël. De cet affrontement, Armageddon, viendra le second avènement du Christ…

    Critiqué par les catholiques pour avoir accepter ce soutien, John McCain a répondu qu’il n’avait pas à partager toutes les opinions de ceux qui l’appuient.

    MATCH.COM

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    08.06.2008

    LES EVANGELIQUES ET L'AFRIQUE

     

    senegal Sénégal : Deux cents nouvelles sectes dans le pays

    samedi 13 septembre 2008, par admin

    Une floraison qui « préoccupe » l’Eglise catholique

    Dakar, 13 juillet 2008 (Apic)
    La floraison des sectes au Sénégal « préoccupe » l’Eglise catholique du pays, a déclaré l’archevêque de Dakar, le cardinal Théodore Adrien Sarr. Dans une interview à l’hebdomadaire local, « La Sentinelle », il a indiqué que ce phénomène est « souvent évoqué au niveau de la Conférence Episcopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) dont il est le président en exercice.

    Selon l’hebdomadaire, une vague de « nouvelles églises » a envahi le Sénégal qui compte, à ce jour, deux cents sectes évangéliques, protestantes, pentecôtistes… « Ce phénomène s’amplifie de jour en jour » agressant « parfois l’Eglise universelle ». Selon le cardinal Sarr, des « milliers » de chrétiens quittent leurs églises originelles pour ces sectes.

    Pour le chef de l’Eglise catholique du Sénégal, « c’est de l’apostasie » pour ceux qui abandonnent l’Eglise romaine au profit de ces "nouvelles églises", même s’ils n’en sont pas conscients. « S’ils décident de revenir à l’Eglise catholique, il faudra une cérémonie spéciale d’absolution de l’apostasie », a-t-il fait remarquer.

    Pour éviter cette situation, « il faut donc être attentif à comprendre les attentes de nos populations afin de voir comment y répondre, de manière à ce qu’elles n’aillent pas chercher ailleurs ce qu’on peut leur offrir ici », a-t-il relevé. (apic/ibc/pr)

     V.I.V.

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    camerounCameroun : Seules 46 sectes chrétiennes officiellement autorisées dans le pays

    samedi 13 septembre 2008, par admin

    Yaoundé, 20 juillet 2008 (Apic) Le gouvernement du Cameroun assainit le milieu religieux.
    Son ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Hamidou Yaya Marfa, a publié le 11 juillet dernier, une liste 81 associations religieuses, Eglises chrétiennes et institutions religieuses officiellement reconnues par le gouvernement. Cette mesure vise à mettre fin à la prolifération des nouvelles religions au Cameroun. Le nombre exact de ces sectes chrétiennes est difficile à établir faute de statistiques fiables.

    Selon "Le Quotidien Mutations" de Yaoundé, seules 46 d’entre elles sont désormais déclarées légales. Pour le journal anglophone camerounais en ligne www.postnewsline.com, il y a "des centaines" d’associations religieuses chrétiennes au Cameroun. Nombre d’entre elles viennent du Nigeria voisin et exercent leurs activités dans "l’illégalité totale". Sur les 81 associations, Eglises chrétiennes et institutions religieuses, il y a 46 Eglises protestantes et pentecôtistes opérant dans le cadre de la loi au Cameroun.

    POUR LIRE LA SUITE, CLIQUER SUR SPOILER

    Spoiler:
     
    V.I.V.

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    Mardi 19 septembre 2006

    ARTE - L’enfant du diable : torturé au nom du Christ

    En Grande-Bretagne, la police enquête sur des rites d’exorcisme infligés à des enfants et généralement inspirés par des Églises évangéliques africaines.


    Ce document nous mène de Londres au Congo, en compagnie de l’africaniste Richard Hoskins, du King’s College, également expert auprès de la police britannique. Celle-ci a eu à enquêter depuis quelques années sur des cas d’enfants d’origine africaine torturés et parfois assassinés. Les auteurs des maltraitances sont des proches, souvent les parents euxmêmes, qui agissent avec la bénédiction des Églises évangéliques.

    libres, au nom de Jésus- Christ. La police britannique suppose que les enfants accusés de "sorcellerie" ou de "possession" sont envoyés au Congo, afin d’y être désenvoûtés. Certains groupes évangéliques intégristes seraient derrière ces affaires récurrentes. En enquêtant sur la disparition du jeune Londris, 10 ans, né en Angleterre de parents congolais, Richard Hoskins montre ici comment les membres les plus pauvres d’une société congolaise dévastée se réfugient dans la religion pour y chercher un peu d’espoir. Et finissent par y rencontrer le diable en perso



    Voir la vidéo 

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    ARTE - MARCHANDS DE MIRACLES (2006)
    un film de
    Gilles Remiche
     

    Quel espoir, dans un pays ravagé par la guerre, la maladie, la corruption, sinon un miracle… un film-périple en République du Congo – Kinshasa, dans l’univers ahurissant des Nouvelles églises, croisements de pentecôtisme et de croyances traditionnelles, dirigées par des « pasteurs », « prophètes » ou « apôtres messianiques », et dont la violence du culte est à la mesure de la misère des fidèles. Le discours des télé-évangélistes, lui aussi, entre cynisme obscène, mégalomanie et surréalisme, répond à la désespérance de guérison d’une maladie incurable, de l’obtention d’un visa ou de prospérité immédiate…
    VIDEO : Marchands de miracles

    VIDEO : marchand miracles religion, croyance ignorance


    SYNOPSIS


    Que peut-on attendre de la vie dans un pays fantôme, ravagé par la guerre, la maladie, la corruption et l’égoïsme des puissants ? Un miracle !
    Ce pays, c’est la République Démocratique du Congo et les miracles y sont proposés quotidiennement dansles églises de guérison, appelées aussi églises du réveil. De nouvelles églises, fruits d’un croisement hybride de pentecôtisme « born again » à l’américaine et de croyances traditionnelles africaines. A leur tête, les « pasteurs », « prophètes » ou « apôtres » messianiques distillent des promesses de guérison de maladies incurables, d’obtention de visa pour l’Eldorado européen, ou encore de prospérité immédiate. Pour ce faire, certains ont même mis sur pied leur propre chaîne de télévision, au succès sans cesse croissant.
    Ainsi, les églises du réveil séduisent aujourd’hui la majorité des Congolais.
    Marchands de Miracles est un périple au cœur de Kinshasa, à la découverte de cet univers ahurissant où la violence des cultes reflète celle de la misère ; où le discours tragi-comique des télé-évangélistes – entre cynisme obscène, mégalomanie et surréalisme – répond à la naïveté désespérée des fidèles. Avec, en toile de fond, Kinshasa comme une Cour des Miracles contemporaine


    LES EGLISES EVANGELIQUES

    Marchands de Miracles traite du phénomène des églises du réveil, dites aussi églises de guérison, en République démocratique du Congo et tout particulièrement à Kinshasa. Ces églises indépendantes se revendiquent du pentecôtisme et s’inspirent des télé-évangélistes américains « born again ». Cette tendance fondamentaliste et puritaine du protestantisme est très répandue dans la fameuse « Bible Belt » américaine.
    Les conservateurs proches du clan Bush, par exemple, s’en réclament ardemment.

    Dans les années 80, le télé-évangélisme américain est en plein essor et ses leaders (Jimmy Swaggart, Bill Graham,…) s’exportent dans les pays du Tiers-monde (Amérique du Sud, Afrique, Asie,…). Leurs discours de salvation et de prospérité immédiate empreints de mysticisme trouvent dans la pauvreté et les syncrétismes religieux locaux un terrain favorable. En outre, le pentecôtisme propose un contact direct avec le divin, sans doute plus adapté aux conceptions locales que le culte catholique, souvent perçu comme rigide et impénétrable par les autochtones. Aussi, à l’heure actuelle, le pentecôtisme est la religion qui connaît le plus grand essor au niveau planétaire (on parle de 10.000 convertis par jour en Chine, par exemple).

    Cet essor peut également s’expliquer par une lecture « économique ». Certaines valeurs fondatrices du néo-libéralisme se retrouvent en effet dans l’œcuménique pentecôtiste, qui met l’accent sur l’individu et son rapport personnel et direct avec Dieu ainsi que sur la notion de « placement » : les fidèles financent « l’œuvre de Dieu » (lisez l’église et surtout le pasteur) afin d’obtenir en retour des miracles directement proportionnels avec les offrandes consenties. A se sujet, dans Marchands de Miracles, une jeune prostituée kinoise nomée Olga explique que c’est en donnant 10 US$ à l’église que Dieu lui donne, le soir, un client qui paiera ses services 50US$.

    Contrairement au discours catholique, le pentecôtisme valorise la richesse et ses signes extérieurs, considérés comme des bénédictions de Dieu.
    On imagine donc aisément le succès qu’un tel type de discours peut rencontrer dans des pays où les populations vivent dans le dénuement total et sont fascinées par les images de prospérité renvoyées par l’Occident. Une prospérité qui leur paraît souvent inaccessible. A moins d’un miracle…

    Le cas du Congo


    Dans les années 80, au Zaïre, le régime de Mobutu s’essouffle, rattrapé par la corruption qui le gangrène. La contestation, appuyée par l’église catholique et favorisée par la fin de la guerre froide, commence à gronder et entraîne manifestations et pillages au début des années 90. Pour affaiblir l’institution catholique qui le gêne, mais aussi pour calmer la révolte sociale, Mobutu supportera les églises de guérison en distribuant les autorisations nécessaires et, selon certaines sources, en les soutenant financièrement.

    Les télé-évangélistes américains, ainsi que de nombreux évangélistes suisses, allemands et suédois financeront dans un premier temps le développement de leurs collègues congolais. Ces sponsors étrangers se sont ensuite progressivement retirés, déçus que les pasteurs congolais soient plus enclins à utiliser leurs subsides à des fins personnelles plutôt que religieuses. Mais la machine était lancée, et le business lucratif des miracles ne fera que prospérer au Congo…


    Aujourd’hui, on dénombre plus de 8.000 de ces églises à Kinshasa, mégapole de 7,5 millions de personnes où le revenu annuel moyen par habitant atteint à peine 500 US$. Si la majorité de ces églises ont un impact local, certaines d’entre elles ont leurs propres chaînes de radiotélévision qui émettent sur tout le territoire congolais, recueillant des
    audiences de plus en plus importantes. Les pasteurs les plus connus sont donc à la tête de véritables entreprises et jouissent, de par leur popularité, d’un réel pouvoir au Congo. Le monde politique, désireux de s’attirer les faveurs des électeurs, courtise ces pasteurs ; leur soutien constituant une garantie électorale.

    De plus, cette vision du monde mystique détourne de nombreux Congolais de la réalité qu’ils vivent, ce qui leur permet de tenir le coup. Les dirigeants, eux, peuvent continuer à piller les ressources de l’état en toute quiétude…

    Si ces églises sont financées au départ par les dons des fidèles, on ne peut que s’étonner du train de vie de certains pasteurs. Les fidèles sont certes prêts à donner tout ce qu’ils ont à l’église mais ils sont souvent très pauvres et leurs dons ne pourraient couvrir certaines dépenses somptueuses dont les pasteurs sont coutumiers. De nombreux
    scandales ont éclaté : trafic de médicaments, d’êtres humains, d’armes
    (l’Archibishop Fernando Kutino, l’un des pionniers de ce mouvement au Congo, vient d’être condamné à vingt ans de prison…), etc. La médiatisation de ces malversations ne semble pourtant pas avoir entaché la réputation des « Hommes de Dieu » au sein de la population…

    Les églises du réveil se caractérisent également par les guérisons-miracle de toutes sortes de maladies, la délivrance des démons (de pauvreté ou de « blocage » – c’est à dire les démons qui empêchent d’obtenir un visa pour l’Occident), les transes à vertu cathartique.

    Autres thèmes favoris des églises du réveil : les témoignages (aveux public de péchés), la promesse d’un « blindage » contre les sortilèges tant redoutés du monde ancestral, les dîmes et offrandes, et le leadership incontesté des pasteurs qui les dirigent sans partage.

    Ces églises proposent donc, en plus d’une grille de lecture simpliste pour des vies souvent très compliquées, un espoir d’amélioration soudaine des conditions de vie. Or, selon toutes les analyses rationnelles, il est irréaliste d’espérer une une telle amélioration.

    Elles sont également une alternative à la faillite de l’Etat, qu’elles diabolisent, au sens premier du terme, en l’associant à la sorcellerie, ce « deuxième monde », monde de la nuit et des esprits maléfiques qui terrorise la plupart des Congolais. Puisque l’on ne peut plus faire confiance à l’Etat, faisons confiance à Dieu. « Puisqu’il n’y a plus d’hôpitaux ni de médecins, c’est Dieu qui me guérira ».

    Il est surprenant de constater qu’au Congo, la contestation des pratiques de ces églises est à peu près inexistante. Elle se limite souvent à quelques intellectuels, minoritaires au sein même de leur groupe social, dont les prises de position n’ont qu’un impact très limité.

    Pour la plupart des Congolais, critiquer « les choses de Dieu », s’assimile à un acte satanique. De plus ces croyances sont extrêmement répandues au sein de la population.

    Cette situation permet, on l’a vu, au monde politique congolais de maintenir certaines pratiques de mal gouvernance (corruption endémique et généralisée, pillages des ressources de l’Etat,…) sans que leurs administrés ne s’en émeuvent outre mesure.
    C’est parce que cette contestation est quasi inexistante que l’on ne la voit pas dans « Marchands de Miracles », Marchands de Miracles traite donc de ce phénomène à Kinshasa, où les églises de guérison connaissent un succès croissant, rassemblant la majorité des Congolais au sein de leurs assemblées.

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     congorepublique CONGO

    08 juillet 2007
    Le fils qui hérite de l’église de son père

    Ce panneau fait la pub d’un rassemblement religieux, une grande croisade d’évangélisation et de guérison miracle. Je connais cette tête ! Un ancien collègue de classe à l’école primaire. Il a une belle carrière de Pasteur. Il a sa tête sur des panneaux publicitaires dans toute la ville, son propre site Internet, ses propres stations de télévision et de radio, ses propres adeptes,…

    Il a hérité de son père une église et le pouvoir d’attirer des gens à la recherche de miracles. Je ne doute pas un instant qu’il remplisse le stade des martyrs avec ses 80 000 places. Les églises de « réveil », une affaire qui marche bien au Congo. Pas besoin de diplôme, il suffit de bien connaître la Bible, de savoir bien parler et convaincre les gens à vider leurs poches en échange de miracles.





    Esther, « enfant-sorcier » à Kinshasa
    Les victimes innocentes des sectes évangélistes


    A Kinshasa, de plus en plus d’enfants, accusés de sorcellerie par de proches parents sont renvoyés dans la rue. Le phénomène est encouragé par les églises dites de réveil qui foisonnent dans la capitale congolaise. Rencontre avec Esther, enfant-sorcier qui rêve d’un avenir de lumière.

    AFRIK.COM
    jeudi 1er novembre 2007, par DIDIER NZAPADA

    Les télé-évangélistes congolais sont formels : les enfants abandonnés, qui errent dans les rues de Kinshasa, vêtus de presque rien, ou avec des guenilles, sont ‘‘possédés’’, ‘‘envoutés’’. Selon les pasteurs propriétaires de ces télés, les gamins rachitiques dont certains ont des malformations physiques, sont malnutris et sales dans les rues des villes du pays portent en eux des ‘‘esprits malfaisants’’. La plupart ont été chassés des toits familiaux par leurs parents, qui les accusent de sorcellerie et d’attirer toutes sortes de malheurs à leurs familles.


    Voués aux gémonies par les sectes évangélistes


    Dans un pays qui compte plus de 40 chaînes de télévision dont près de la moitié appartiennent aux églises évangélistes (de réveil) et plus de 200 stations de radio, il est difficile qu’un tel message ne passe pas. Une peur irraisonnée de ces enfants s’est alors installée dans l’esprit de la population. Des dizaines de milliers de garçons et de fillettes sont violentés. Beaucoup sont intimidés, privés de nourriture et torturés lors de cérémonies d’exorcisme orchestrées dans des églises de réveil par des pasteurs évangéliques qui exploitent la croyance enracinée dans la population selon laquelle ‘‘le monde invisible existe réellement et qu’il est peuplé d’esprits nuisibles’’.
    Dans les quartiers pauvres de la capitale congolaise où ces sectes naissent comme des champignons à chaque coin de rue, des milliers d’enfants sont ainsi accusés chaque jour de sorcellerie. Charles Bivula, chef de projet pour la protection à Save the Children (une ONG de protection de l’enfance), estime que dans la seule ville de Kinshasa, 80% des gamins des rues sont abandonnés pour cette raison. Selon un rapport du REEJER (Réseau des éducateurs des jeunes et enfants de la rue) publié en mars 2007, 18 000 personnes vivent dans la rue à Kinshasa, dont plus ou moins 13 700 enfants de moins de 18 ans.



    Rencontre avec Esther, 13 ans


    Esther, 13 ans, est l’une de ces ‘‘enfants sorciers’’. Elle porte un body noir, une mini jupe bleue et des baskets de marque Nike usés, « don, dit-elle, d’un photographe blanc » croisé le long de la rivière Kalamu. ‘‘Ce sont mes seuls biens’’, explique l’enfant accompagnée de trois de ses camarades. Après d’infructueuses tentatives d’hébergement dans les différents centres d’accueil de la place, les rues nauséabondes de Matonge, le plus chaud et bruyant quartier de Kinshasa, sont sa résidence depuis qu’elle est partie du toit familial. Son crime : avoir jeté un sort mortel à une de ses demi-sœurs. Mais, avant le décès de celle-ci, le petit frère et la petite sœur de sa marâtre avaient déjà commencé à la maltraiter. ‘‘Ils me laissaient des fois deux jours sans manger, se souvient Esther. Mes deux frères allaient à l’école, mais ils m’empêchaient d’y aller parce que, disaient-ils, j’étais une sorcière. Papa était parti en Angola. Ils ont arrêté de payer l’école pour moi’’. A la mort de sa grand-mère, sa vie s’est transformée en enfer. ‘‘Un jour, ma marâtre s’est sentie mal au retour d’une veillée de prières de deux jours, raconte-t-elle. Elle faisait une crise d’estomac. Ses frères ont dit que je lui ai jeté un mauvais sort. Je ne comprenais rien de tout cela. Je niais mais personne ne voulait m’entendre. Ils ont continué à m’accuser. Un jour, mon petit frère s’est mis à me battre avec un fouet. En voulant m’échapper je me suis cognée contre l’encadrement de la porte et me suis blessée à la tête. Il m’a tirée vers lui et a continué à me frapper. J’ai eu très peur. J’ai réussi à lui échapper et me suis enfuie de la maison’’. Ce jour là, Esther avait 9 ans. Elle dit s’être réfugiée dans la rue pour ne plus ‘‘être battue’’. Elle ne connaît pas sa mère, ni ne sait rien d’elle. Cependant elle pense que si elle avait vécu avec sa ‘‘vraie mère’’, elle n’en serait pas là aujourd’hui.


    Déloger les démons du corps des enfants…


    A Kinshasa, la grande majorité des pasteurs évangéliques affirment qu’ils peuvent déloger les démons du corps de ces enfants. Bobo Makoka, la quarantaine révolue, pasteur de l’église Mission évangélique sur la brèche, est présenté par ses fidèles comme ‘‘le guerrier du Seigneur’’. En dix ans de ministère, l’homme dit avoir déjà ‘‘délivré’’ une vingtaine d’enfants ‘‘possédés’’ des griffes des ‘‘esprits malfaisants’’. Ses méthodes d’exorcisme sont relativement douces : il n’a recours ni aux coups ni à la torture, ni même à un jeûne de plusieurs jours, mais soumet les enfants à la ‘‘cure d’âme’’ : ‘‘J’écoute l’enfant et après je procède à la délivrance par des séances de prière’’, explique-t-il. ‘‘J’ai pour cette année 4 cas de petits enfants de 5, 7, 8 et 10 ans dont l’un a déjà trouvé solution, les trois autres sont en cours’’, confie le pasteur. Bobo soutient que le premier enfant avait ‘‘bloqué son père’’ qui ne trouvait pas du travail, mais quand le petit a été ‘‘délivré’’, le père a vite trouvé un emploi.
    Selon lui, les gamins se transforment souvent en animaux la nuit. ‘‘Toi, en quoi t’es-tu changé ?’’, demande-t-il à un des garçons. ‘‘En souris’’, répond-il. ‘‘Et toi ?’’, demande-t-il à un autre, ‘‘en serpent…’’. ‘‘Les enfants sorciers sont inconscients et sans pitié. Quand on leur demande de donner (tuer) leurs parents, ils n’hésitent pas. Voyez les enfants soldats, ils commettent les pires atrocités par rapport aux adultes !’’, explique Prospère Kodjo, adepte d’Ebale Mbonge, une secte célèbre à Kinshasa. L’ONG Save the Children tente, en partenariat avec d’autres ONG locales réunies au sein du REEJER de faire un plaidoyer en faveur de ces gamins maltraités et de les rendre à leurs familles. ‘‘J’ai vu des enfants, entassés les uns sur les autres pendant plusieurs jours sous prétexte de les préparer pour leur délivrance’’, rapporte un éducateur social au REEJER.


    Un jour, peut-être, la télé…


    Au cours des quatre dernières années, Save the Children a réussi à réunifier à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, environ 8.000 enfants en rupture avec leurs familles. Le hic, c’est qu’une solution est trouvée en aval, mais qu’en même temps en amont, de nouveaux enfants sont déversés chaque jour dans la rue. Le meilleur pour eux est peut-être à venir. La ministre de la Condition féminine et de la famille a présenté un « Code de protection de l’enfant », le 16 juin 2007, à l’occasion de la journée de l’enfant africain. En attendant son adoption, tout ce que veut Esther, c’est aller à l’école pour être plus tard ‘‘comme Chantal Kanyimbo’’, une présentatrice vedette de la RTNC, la radiotélévision publique congolaise.


    Article repris à notre Partenaire The Post (Kinshasa)




    VIDEO : Enfants Dits Sorcier - Children Accused of Being a Witch

    Internews (http://www.internews.org) has produced two videos to raise awareness of the plight of Congolese children accused of witchcraft. The Internews (http://www.internews.org) has produced two videos to raise awareness of the plight of Congolese children accused of witchcraft. The videos were part of a project funded by the United States Agency for International Development that trained journalists from Democratic Republic of Congo (DRC) to report on peace talks and social issues. The videos were produced by Angela Nicoara and Mike Ormsby. 




    AUDIO "CARNET DE ROUTE" - « Pour moi, ce discours est une perversion du christianisme. Il n’a rien à voir avec l’Evangile, ni avec Jésus-Christ ! » Le père Zbigniew Orlikowski, rebaptisé père Zibi par les enfants de la rue, ne parvient pas à retenir sa colère. Le responsable polonais d’ORPER dénonce le discours de nombre d’Eglises de réveil. Il s’enflamme même contre ces « pasteurs autoproclamés et sans formation » qui donnent des réponses faciles à la misère des Congolais. « Je ne tiens pas à entrer dans le débat théologique avec eux, ajoute le père Zibi. Ce qui m’importe, c’est le sort réservé à ces enfants. Sous prétexte de sorcellerie, on les abandonne, on les maltraite, on les brûle, on les tue ! »



    DELIVRANCE (EXORCISME) EFFECTUES PAR DES PASTEURS SUR DES ENFANTS DITS "SORCIER"


     
    EGLISES EVANGELIQUES dites "DE REVEIL" au CONGO : des enfants maltraités accusés d'être DES ENFANTS SORCIERS 

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     Bénin : Nouvelle sectes

    lundi 13 août 2007,


    Cotonou, 23 juillet 2007
    (Apic) L’Eglise catholique du Bénin se dresse contre les nouvelles sectes. Elle a désigné dans chacun des dix diocèses du pays, des exorcistes catholiques.

    En plus du vaudou, religion traditionnelle dominante dans le pays, le Bénin n’est pas épargné par la prolifération anarchique des sectes. Parmi celles-ci, les églises évangéliques sont les plus nombreuses. Selon des estimations du ministère béninois de l’Intérieur, on dénombre 650 églises évangéliques à travers le territoire national. Plus de 10% de la population appartiennent à l’une d’elle, contre seulement 5% il y a cinq ans. Plus de 30% de la population déclare toutefois encore être membre de l’Eglise catholique.

    La percée des nouvelles églises est liée à leur campagne de recrutement. Emissions télévisées ou radioffusées. Face à cette situation, a déclaré le père Pamphile Fanou, principal exorciste de l’archidiocèse de Cotonou, « "nous ne pouvons pas rester trop longtemps sourds".

    Pour le chercheur béninois, Aristide-Fiacre Ekpangbo, "le problème majeur de l’Eglise catholique est que les catholiques n’ont "pas de formation biblique, pas de croisades, de prières"

    Interviewée, Adrienne Andandé, une Béninoise de 32 ans, revenue au catholicisme, a rappelé qu’auparavant, les fidèles catholiques n’avaient pas de prêtres pour les aider à lutter contre "des attaques de sorciers ou de puissances maléfiques". "Il n’y a pas de semaine où, par dizaines, les fidèles ne reviennent pas vers nous en disant qu’ils ont été abusés par des églises évangéliques", a fait remarquer l’abbé Pamphile Fanou

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    OUGANDA

    Janvier 2008

    Le lobby évangélique à l’assaut de l’Ouganda

    Pasteur superstar


    Un jour de 1979, du haut de ses 17 ans, M. Robert Kayanga entre en communication avec Jésus-Christ et l’accepte comme son sauveur. C’est ainsi que le jeune Ougandais issu d’une famille protestante traditionnelle devient born again. Fort de cette renaissance, il part suivre des études bibliques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Quatre ans plus tard, il parcourt écoles et marchés de son pays natal pour y prêcher. En quelques mois, des milliers de fidèles, veuves et orphelins pour les trois quarts, se rassemblent autour de lui. Aujourd’hui à la tête de mille quatre cents églises, il est l’un des plus célèbres pasteurs ougandais.

    Vingt-cinq mille personnes viennent danser et crier leur foi lors des cinq services dominicaux qu’il tient dans sa mégacathédrale, le Centre des miracles. Inauguré en 2004 par le président Yoweri Museveni en personne, l’édifice, d’une valeur de 11,1 millions de dollars (7,6 millions d’euros), se situe dans un quartier populaire de Kampala, capitale de l’Ouganda, en lieu et place du manguier sous lequel M. Kayanga a fait ses débuts de prêcheur.

    Pasteur à plein temps, il s’est enrichi sans avoir quasiment jamais travaillé et adopte un mode de vie semblable à celui d’une superstar américaine. Adepte des vols en première classe, il se fait escorter par des gardes du corps de l’armée nationale, possède plusieurs voitures de luxe, se construit une villa du type de celles de Beverly Hills au bord du lac Victoria, et compte bientôt acquérir un jet privé. Ce qui ne l’empêche pas de solliciter auprès de ses fidèles un soutien financier lui permettant de se rendre aux quatre coins du monde pour établir des partenariats avec d’autres évangélistes ou encore d’organiser des « croisades » en Ouganda. C’est ainsi qu’il a invité l’Américain Creflo A. Dollar tous frais payés : 800 millions de shillings (400 000 euros) ont été récoltés localement pour sa venue.

    Confortablement installé sur un fauteuil de style Empire, M. Kayanga raconte qu’il a changé d’optique. Nul besoin de devenir politicien ou homme d’affaires pour s’extirper d’une pauvreté qu’il mettait sur le compte de l’engagement de son père comme modeste prêtre au sein de l’Eglise anglicane. Accessible à n’importe qui déclarant avoir eu une vision, le statut de pasteur constitue désormais l’ascenseur social le plus en vogue en Ouganda et permet de s’introduire dans les cercles du pouvoir. Avec le soutien de la plus célèbre born again du pays, la première dame Janet Museveni, nombre de bergers évangéliques sont en interaction régulière avec la présidence du pays.



    Anouk Batard .
    Voir aussi
    Le lobby évangélique à l’assaut de l’Ouganda, par Anouk Batard


     

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      Hérodote, Revue de géographie et de géopolitique
    119 - Les évangéliques à l’assaut du monde (quatrième trimestre 2005)


    «En Côte-d’Ivoire, « les forces du bien contre les forces du mal »»


    par Sandrine Raynal

    * Doctorante à l’Institut français de géopolitique.  

    Résumé : En Côte-d’Ivoire, « les forces du bien contre les forces du mal »

    Après son élection à la présidence en octobre 2000, Laurent Gbagbo, pour confor-ter sa fragile légitimité, décide de s’appuyer sur les Ivoiriens chrétiens, majoritaires dans le Sud. Aussi utilise-t-il le concept d’ivoi-rité non plus seulement pour opposer les Ivoiriens aux étrangers mais pour opposer les Ivoiriens musulmans du Nord aux Ivoiriens chrétiens du Sud. L’ivoirité sous Gbagbo perd ainsi son caractère ethnique pour se transformer en concept régionaliste et religieux. D’où l’importance accordée à la religion et à sa pratique autour du prési-dent et de sa femme, tout deux très impliqués dans le mouvement évangélique. Le conflit est alors présenté comme étant le combat des forces du bien, incarnées par le régime en place, contre les forces du mal, que sont les rebelles.  
    Dans cette repré-sentation, les rebelles sont les musulmans du Nord, partisans d’Alassane Ouattara, lui-même poulain de la France. La guerre est donc assimilée à un combat spirituel, l’impérialisme français n’étant qu’une figure du mal radical dont les rebelles sont l’incarnation. Élisabeth DORIER-APPRILL et Robert ZIAVOULA, La diffusion de la culture évan-gélique en Afrique centrale  

     

    Dommage...... la vdéo-reportage de 90 minutes de CANAL + "LES GOURUS DE LAURENT GBAGBO" a été effacé ! On y voyait l'influence des pasteurs-prophètes évangéliques sur Laurent GBAGBO et leur responsabilité dans la déstabilisaion du pays.
     


    L'intelligent d'Abidjan - 2/16/2005 3:19:18 AM

    La seconde partie du reportage vidéo de Canal+ sur les évènements de novembre ouvre un chapitre sur des hommes de Dieu qui font le président LAURENT GBAGBO.



    Une chose est d'avoir le pouvoir, une autre est de le gérer. Le président
    GBAGBO , ancien séminariste et fervent catholique s'est, au début de son mandat, reconverti à une église évangélique. Le patron de l'église Shekina, Moïse Koré , ancien basketteur, l'acteur de cette reconversion, est depuis dans l'entourage immédiat du président. Désigné à tort ou à raison comme conseiller du président, Moïse Koré est très écouté au palais. " Il m'est arrivé de lui confier une ou deux missions à l'étranger, mais il n'est pas dans mon cabinet officiel", tient à préciser le président GBAGBO , quand on l'interroge sur les missions réelles du pasteur. N'empêche que tous les dimanches, Moïse Koré dirige une messe à la résidence du président, dont les participants sont triés sur le volet.

    Simon Nandjui, homme d'affaires et responsable de l'église évangélique ''Plein évangile'', fait partie du cercle restreint de ceux qui fréquentent le couple présidentiel. Ses relations avec des hommes d’affaires israéliens renforcent l'axe Abidjan Tel-Avir. " Dieu a choisi Israël, et notre rapprochement avec Israël ne peut être que bénéfique pour nous ", soutient M. Nandjui. en dehors de ce cercle de nationaux, LAURENT GBAGBO et son épouse ont tissé une toile dans le milieu évangélique américain. Le gourou Richard Shakarian, richissime homme d'affaires et pasteur compte parmi les amis du président.. Et le voyage au pays de Bush, répond plus à rencontrer ces hommes de Dieu que de faire des meetings politiques. Richard Shakarian a beaucoup investi en Israël. Moïse Koré, Simon Nandjui, Richard Shakarian et toute la galaxie évangélique, sont un peu comme les ''fétiches'' qui rassurent le président. Dans la gestion de la crise, comme dans son maintien au pouvoir. C'est d'ailleurs pour cela que pendant la crise au début de novembre, devant l'hôtel Ivoire, on a vu de nombreux groupes de jeunes chanter des cantiques. A la gloire de Dieu et de … Jésus. Dans le reportage de Canal+, diffusé hier sur la chaîne cryptée à Abidjan, en attendant la diffusion sur la Rti, on a pu avoir une meilleur perception du rôle de ces gourous.

    Carlos A. Samassi


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    ETHIOPIE




    VIDEO : Ethiopia Holy Ghost Crusade 2003


    Ethiopia Holy Ghost Crusade 2003...calvary apostolic church holy ghost

     


    Observez attentivement les pasteurs américains sur l'estrade à droite : ils sont littéralement en transe. A tel point que quelqu'un retient l'un d'eux en arrière par la chemise...

    On assiste là d'avantage à une célébration vaudou ou animiste avec excitation et fascination de la foule qu'à une célébration chrétienne.

    Aussi, quand on dit qu'il s'agit de l'esprit-saint, je pense avec terreur que l'esprit présent n'est surement pas celui qu'on croit

    D'autre part, toutes ces mains qui s'agitent en l'air et en avant, me rappellent une des périodes les plus sombres de l'humanité

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    Des protestants rencontrent l'Afrique


    13/03/2006 20:41

    Samedi 11 et dimanche 12 mars, une quarantaine de personnes s'est réunie à l’Institut protestant de théologieà Paris sur le thème "Églises et immigration"  

    Le pasteur Bernard Coyault, responsable du Service protestant de mission-Defap, a questionné le discours évangélisateur de certaines Églises protestantes d’expression africaine, majoritairement évangéliques. S’appuyant sur l’analyse des prédications de l’une de ces Églises – présente en région parisienne –, il a montré comment ces prêches offraient une identité stable et sécurisante à des auditeurs dont les vies sont souvent très éclatées. Les prêches offrent des moyens de résistance à la dépréciation de soi – comparée à « la puanteur du cadavre de Lazare au tombeau » – engendrée par des situations d’échecs répétés, a-t-il reconnu

    Mais ce discours s’accompagne parfois d’une « sorte d’hérésie matérialiste », a-t-il estimé. Il repose sur une « théologie de la prospérité» où Dieu est invoqué comme celui qui va donner visas, papiers, richesses… D’où les effets pervers de la prédication : « La culpabilisation de celui qui ne réussit pas » et «le renforcement d’une conception magique et matérialiste de la fidélité de Dieu.» «Finalement, les valeurs marchandes d’une société stigmatisée par ailleurs comme idolâtre sont réinvesties d’une valeur positive et continuent de subjuguer l’individu», a regretté le pasteur Bernard Coyault

    Autre danger, selon lui, de ces prédications : elles tendent à renforcer le décalage spirituel et social des croyants par rapport à la culture et à l’Église de leur pays d’accueil. Se développant « en décalage complet avec la société française », elles n’y suscitent qu’« hostilité ou sympathie condescendante », et risquent de renforcer la marginalisation de personnes souffrant déjà d’exclusion.

    LA CROIX

    LA THEOLOGIE DE LA PROSPERITE

     

    LA THEOLOGIE DE LA

    PROSPERITE


     

    EVANGELIQUE PENTECOTISTE

    L'EGLISE DU ROYAUME DE DIEU (EURD)


     
    L’EURD s’inscrit dans une tradition pentecôtiste vieille de plus d’un siècle dont elle accentue certains aspects. Ceci a conduit plusieurs sociologues et ethnologues à parler de néo-pentecôtisme, en référence à une « théologiede la prospérité » fortement dramatisée, voire jouée.
     
    Dans la logique religieuse pentecôtiste (fondée sur la théologiede la prospérité), les pauvres ne sont pas en état de se convertir » (Corten, 1995 : 86).

    La théologiede la prospérité prétend que la pauvreté est une manifestation des forces du Malin et cela contrairement à la richesse et à la prospérité qui constituent des signes de la présence de Dieu parmi les hommes et femmes : « [...] Moi je suis venu pour qu’elles aient la vie et qu’elles l’aient davantage » (La Bible, L’Evangile selon Jean, chapitre X). Les personnes qui se trouvent en marge de cette réalité de vie abondante se trouvent alors en-dehors du projet divin. Sous le paradigme de la théologiede la prospérité, les néo-pentecôtistes élargissent les formes d’accès au salut. Si la promesse de l’au-delà demeure, le salut prend également la forme d’une recherche de bien-être terrestre. Ce qui ne signifie pas pour autant que les soucis d’ordre terrestre étaient absents des préoccupations des croyants du passé. Bien au contraire, « l’urgence de faire face aux difficultés insurmontables et aux drames de la vie en ce monde a nourri en permanence des représentations et des pratiques directement ordonnées à l’obtention, ici et maintenant, des bénéfices de l’intervention divine, en matière de guérison, protection, etc », (Hervieu-Léger, 2001 : 76). Reste que le salut — Dieu et l’au-delà — était au centre de la pensée théologique et des pratiques religieuses. Aujourd’hui, notamment dans le néo-pentecôtisme, les valeurs s’inversent : l’accomplissement de soi « ici-bas » devient le centre des préoccupations théologiques. Le succès de l’EURD — connue par l’efficacité d’un service religieux destiné à résoudre des problèmes sociaux (individuels) — est, là encore, notre meilleur exemple.
     
    L’éclectisme théologique, la médiatisation du religieux (télévangélisme), la « guérison divine » (exorcisme), la transe dans tous ses états ainsi que la mise à disposition, pour le croyant, d’un service religieux « personnalisé » et fondé sur les principes de la théologiede la prospérité sont quelques-unes des caractéristiques du néo-pentecôtisme ; néo-pentecôtisme dont l’EURD est l’un des principaux vecteurs.
    ..........
    L’EURD considère l’argent comme la contrepartie des grâces accordées — guérison, succès professionnel, réussite sociale, bonheur ici-bas ainsi que dans l’au-delà, etc. Contrairement à d’autres théologies qui limitent le « projet divin » à une vie en abondance après la mort, l’EURD annonce le bonheur sur cette terre. « La volonté de Dieu est que nous ayons une vie bénie sur cette planète et qu’en plus nous recevions la vie éternelle après la mort physique » (Barros, brochure n° 123).

    Bien sûr, pour cela, il faut faire des sacrifices : « pour que le sacrifice puisse vous apporter des résultats, il va falloir que ce sacrifice soit complet : i) sacrifice spirituel [...], ii) sacrifice physique [...], iii) sacrifice financier, présenter à Dieu une offrande qui ne soit pas évidente, facile, mais qui cause de la douleur, afin d’appeler l’attention de Dieu et cela va provoquer en vous une certitude de pouvoir recevoir la victoire » (Barros, brochure n° 99).


    L’ostentation de l’Église, symbole de l’abondance divineface à la misère profane, donne ainsi sens à lathéologiede la prospérité, aux actions du Saint-Esprit sur l’Église à travers la prière et paradoxalement à la détresse de ses fidèles. C’est pour que la prière produise les résultats attendus qu’elle doit être bien orientée. Une prière bien orientée, « forte » dit-on, fait des miracles, rassemble des foules et, semble-t-il, érige un « royaume » qui s’étend de la ville de Joinville, située à l’extrême Nord de l’État de Santa Catarina (Brésil) jusqu’à Genève (Suisse).
    .........
    Certes, dans une l’Église, on prie, mais cette mise en valeur de la prière à l’EURD a d’autres significations. C’est, en effet, à travers la prière que cette Église véhicule ses représentations religieuses, à savoir la théologie(éclectique) de la prospérité. La légitimité de cette théologie dépend de la prière et, notamment de la façon dont celle-ci est orientée. En considérant l’argent comme la contrepartie des grâces accordées obtenues à travers la prière, l’EURD prospère et se présente aux croyants comme une preuve tangible de la présence de Dieu dans la démarche religieuse proposée. Bref, la prière est efficace lorsqu’elle est financée et bien orientée. Les particularités de cette orientation justifient probablement l’appellation « prière forte ». 
    ETHNOGRAPHIQUES.org 


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    france

    EGLISE CHARISMA -

    SEINE SAINT DENIS

    PROSPERITE  ?



    Je viens de lire une article "élogieux sur Charisma" dans cet article de la réforme : http://reforme.net/archive/article.php?num=3171&ref=1...

    J'ai pu lire ceci :
    "Charisma attire donc essentiellement des jeunes habitant le département de Seine-Saint-Denis, réputé le plus difficile de la région parisienne. L’Eglise promet aux convertis « la prospérité, le triomphe et le succès », selon le slogan affiché sur les murs. Les fidèles parlent avec enthousiasme de recherches de boulot qui aboutissent, de promotions au travail, de « bonheur spirituel et matériel ». Le site Internet de Charisma présente l’assemblée comme une « Eglise des champions », et 2006 comme une « année des victoires ». Pour autant, le pasteur Nuno Pedro rejette l’étiquette d’« Eglise de la prospérité», celle qui définit ce mouvement américain qui croit à un christianisme apportant richesse et prospéritéplutôt que pauvreté. L’étiquette ne lui convient pas, mais il adhère à la théologie: « Les gens qui venaient à Jésus étaient bénis dans tous les sens du terme. Brimer les aspirations de réussite est un crime. Ce n’est pas protestant. La foi aide à prospérer matériellement, les gens sortent de la misère. » Un discours qui trouve un large écho auprès des jeunes de la Seine-Saint-Denis, avides de solutions pour sortir d’une vie difficile."

    Je peux constater une chose : les conversions y sont nombreuses car chez Charisma on fait des promesses qui ne sont pas forcément biblique, je me répète : Oui Dieu accorde sa bénédiction mais pas forcément la où on l'attends, c'est à dire dans le portefeuille. Je serais d'accord avec le pasteur Nuno Pedro sur le fait que brimer la réussite est un crime mais que tromper les croyants en est un aussi au niveau de la Parole de Dieu. Tous les croyants n'auront pas le même chemin, certains auront une vie plus riches matériellement que d'autres et certains seront "pauvres"

    Les cours Bibliques à Charisma sont payants à l'année moyennant 500 euros, les messages sur cassettes sont payants, l'église est articulée sur une structure d'entreprise lucrative.

    En 2001, un pasteur africain démarre une église à Ivry sur Seine. Membre de la Fédération Protestante, elle compte maintenant 600 membres. Leur devise : « Construisons des générations qui influencent positivement leur environnement. » A Saint Denis, l’église Charisma, qui a démarré en 2002, accueille 7000 personnes dans les différents services du week-end. Elle a aussi commencé une quarantaine d’oeuvres en province. Bien d’autres exemples pourraient être donnés. Aucune oeuvre n’est irréprochable et certaines pratiques ne nous conviennent peut-être pas, mais ces églises annoncent Jésus- Christ mort et ressuscité." 

     SENTINELLES

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    france

    LES PASTEURS DE LA

    "PROSPERITE"

     INVITES A

    CHARISMA -PARIS


     

    http://www.tommybates.com/country_store.htmlTommy Bates Preaching

     

    Pastor Todd Hoskins 

    VIDEO TBN Presents Pentecostal Crazies:Todd Hoskins pt.1
    http://www.vctchurch.com/home.html

     
    video
     
     
     
    The whole video speaks for
    itself!...mike murdock false prophet demonic wisdom prosperity
     
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    usa

    États-Unis. L’Évangile de la

    prospérité

     

    Une Église fonctionnant comme une entreprise commerciale se charge de vendre un dogme à l’étrange contenu tel un produit de consommation courante.

    Correspondance particulière.

     Des congrégations qui ressemblent à des entreprises commerciales où l’Évangile est " vendu " comme un simple produit de consommation ? Non, il ne s’agit pas d’une secte quelconque, mais de la doctrine évangélique. Un produit made in America, of course, où Mamon, le dieu de l’argent, se porte toujours mieux qu’ailleurs. L’imbrication entre le religieux et l’argent n’a jamais été aussi flagrante que dans les Églises évangéliques qui s’inspirent de " l’Évangile de la prospérité ". Enseigné par des télévangélistes superstars, cet Evangile exhorte les fidèles à donner leur argent à l’Église - dîme des temps modernes - pour accéder à la richesse, rencontrer l’âme sour ou obtenir le salut éternel. Dixit ces télévangélistes - qui ont fait leurs choux gras des espérances pécuniaires de leurs ouailles.

    Décriés à la fin des années quatre-vingt, après des révélations de scandales sexuels et financiers, les télévangélistes multimillionnaires ont retrouvé leurs brevets de respectabilité. Grâce à l’Internet, au satellite et à la télévision câblée, leurs émissions, toujours imprégnées d’une atmosphère marchande, sont plus tapageuses que jamais. Et leurs messages de moins en moins scrupuleux : " Si vous ne donnez pas votre argent, vous manquerez de tout dans la vie ; par contre, si vous êtes généreux, vous serez récompensés ", affirment ces Tartuffes ecclésiastiques qui font monter la mayonnaise en recommandant à leurs " fidèles " de donner à la mesure de leur foi.

    Mais, en l’occurrence, c’est plutôt ces pseudo-pasteurs qui sont récompensés. Pour n’en citer que quelques-uns, le salaire du couple de prédicateurs texans télévisés Kenneth et Gloria Copeland (dont l’émission la Voix victorieuse du croyant est diffusée sur 700 chaînes américaines et 135 chaînes internationales) s’élèverait à environ 70 millions de dollars par an, selon un quotidien texan. Celui des Californiens Jan et Paul Crouch, propriétaires du réseau TV Chrétien Trinity Broadcast Network (et d’un ranch de 10 millions de dollars près de Dallas !) à 100 millions de dollars par an. Quant au pasteur géorgien Creflo Dollar, son salaire est inconnu, mais la construction de son église, the Church of World Changers (l’Église de ceux qui changent le monde), qui peut contenir 8 000 fidèles, aurait coûté 18 millions de dollars environ. Creflo Dollar, le bien nommé, mène un train de vie princier. Il ne se déplace qu’en Rolls-Royce et en jet privé et est souvent accompagné de gardes du corps. Mais, plus encore que les autres, la cupidité de Randy et Paula White, fondateurs de l’Église internationale sans murailles (The Without Walls International Church) de Tampa, en Floride (dont la résidence serait évaluée à environ 2,1 millions de dollars), le dispute à l’audace et à la cruauté : leurs émissaires vont dans les cités pour donner des représentations théâtrales chrétiennes et y soutirer l’agent des enfants déshérités. " Leur message cible les pauvres et les personnes mal informées. Le fidèle ne peut pas payer le crédit de sa maison, mais le pasteur lui dit que s’il donne son argent à l’Église, Dieu lui procurera l’argent pour son crédit ", explique Hank Hanegraaff, auteur d’un livre qui fait la démonstration de l’utilisation des stratégies des sectes par certaines Églises.

     Car, à n’en pas douter, dans un certain inconscient collectif américain, la prospérité est un signe d’agrément divin, voire de salut. Les croyants qui prospèrent sont ceux qui obéissent à la volonté de Dieu et sont assurés d’aller au paradis, tandis que ceux qui galèrent ici-bas ont un pied en enfer - d’où un mépris quasi institutionnalisé pour les pauvres.

    L'HUMANITE (2004)

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    Dieu veut-il que soyez-vous riche ?

     

    La couverture du numéro du 18 septembre 2006 du magazine de Temps pose la question - Dieu veut-il que soyez-vous riche ? Le centre de l'article de couverture est sur le nouveau message de méga-prospérité de méga-église de beaucoup d'églises évangéliques rapidement croissantes aux Etats-Unis. Joel Olsteen, le meilleur vendant l'auteur de votre meilleure vie maintenant, est le pasteur très bien connu de la méga-église de Lakewood située à Houston au Texas.  Son rassemblement est si grand il a dû transformer une arène de sports dedans à une église. En raison du popluarity de son livre et de la taille étonnante de son rassemblement il est identifié en tant qu'un des principaux pasteurs de ce qui s'est appelé le mouvement de théologie de prospérité.  Naturellement sur l'extrémité opposée du specturm il y a beaucoup de pasteurs et théologiens, le plus noteably Rick Warren, le meilleur auteur de vente du but conduit la vie, qui sont en désaccord fortement avec la théologie de prospérité et son foyer sur la richesse. 
    JESUS BLOG


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    bresil

    BRESIL : 30millions de fidèles
     
    PLUS DE SAMBA DANS

    LA NOUVELLE JERUSALEM


    L'Eglise universelle du Règne de Dieu - l'Universal -, d'obédience évangélique, recourt au marketing le plus agressif pour convertir au Nouvel Israël. Avec un succès considérable 


    Le diable? Il est partout, martèlent journaux, radios et télévisions de l'Universal, il revêt tant de visages. Et d'abord celui du... pape de Rome. L'Eglise catholique, voilà l'ennemi mortel.

    Pour s'en convaincre, si besoin est, un coup d'oeil sur les rayonnages de la librairie suffit. La meilleure vente du mois? «L'Histoire secrète des jésuites» d'un certain Edmond Pérès. L'illustration de la couverture en donne la couleur: un crucifix dressé sur une croix gammée «embroche» une Bible. «Ils s'infiltrent dans les Etats, les instituts, les partis politiques,lit-on sur le verso, pour fomenter révolutions, crimes de sang et désordres sociaux, politiques, moraux, militaires et sexuels afin d'instaurer un pouvoir mondial», sous la tiare de l'Eglise catholique.
     
    Ce matin, comme chaque dimanche, c'est le «jour de l'exorcisme», les croyants viennent tordre le cou à Satan. En voiture, par bus spéciaux, ils débarquent, jeunes, vieillards et nourrissons, riches et pauvres, bien vêtus, débonnaires. Un détail saute aux yeux: la plupart des «élus» sont des femmes, noires ou métisses. Un signe qui parle à Fernando Altmeyer, professeur de journalisme, ex-bras droit du cardinal «rouge» Evaristo Arns. «LEglise catholique est encore trop masculine, trop cérébrale, trop blanche», déplore ce partisan de la théologie de la libération, lui-même fils d'une Espagnole et d'un Allemand. «Pensez,révèle-t-il en tendant la main ouverte, qu'il n'y a que 5 Noirs parmi les 414 évêques du Brésil, pays où le brassage racial n'est pas un vain mot. La force des évangéliques est d'avoir compris qu'il faut s'ouvrir aux femmes, aux gens de couleur, à une religiosité affective.»

    La foule des croyants se répand à travers les méandres du jardin du temple, bordé par de modestes maisons de brique que rongent le soleil et la moiteur de l'été tropical. Beaucoup arborent un pins maison clamant
    «Brésil, nation évangélique». Ils lambinent en attendant non point la messe, qu'ils laissent aux «païens», mais l'«office», prennent des photos de la Jérusalem antique, puis s'installent à la cafétéria pour parcourir lhebdo de la secte, la «Folha Universal», qui tire à pas moins de 1million d’exemplaires, de très loin le plus fort tirage de la presse d'Amérique latine.

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     «Théologie de la prospérité», c'est justement le titre du livre-profession de foi d'Edir Macedo, le fondateur de l'Universal. Sans cesse réédité, il est disponible à la librairie du temple. L'évêque en chef y dénonce l'option catholique pour les pauvres, si chère à la théologie de la libération, et sa haine des puissants. Non, plaide-t-il, Jésus n'est pas l'homme loqueteux, doux et indigent que l'Eglise romaine popularise depuis deux mille ans. C'est un héros positif, prêt à guerroyer, ne boudant nullement honneurs et richesses. En vertu de quoi, observe le journaliste Paulo Farah, «il existe au Brésil un business évangélique en plein essor. Appuyé sur l'Association des Hommes d'Affaires du Plein Evangile (Adhonep), qui rassemble 25000chefs d'entreprise, il pèse 1milliard d’euros».
     
    LE NOUVEL OBSERVATEUR «La secte qui veut conquérir le monde » 

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    haiti

    théologie de la prospérité

    en HAITI - PORT AU PRINCE


    Le réseau religieux est un phénomène très intéressant. Dans tous les bidonvilles visités, les églises protestantes, et plus particulièrement celles de la branche évangéliste et pentecôtiste, foisonnent littéralement. Dans une société qui s’affirmait jusqu’à tout récemment catholique à plus de 80%, le protestantisme, en progression rapide, rejoindrait aujourd’hui 40% de la population en Haïti (Cayemites et al, 2001), un chiffre qui atteindrait 60% dans les bidonvilles, ce que confirme la tendance exprimée lors des entrevues auprès des ménages. Les pauvres des bidonvilles tournent le dos au catholicisme et adhèrent massivement au message de la théologie de la prospérité véhiculé par des pasteurs qui sont des leurs et qui vivent avec eux dans leur quartiers.

    Regroupant plusieurs centaines, parfois des milliers de fidèles, les nombreuses églises d’un quartier réussissent chacune à bâtir leur temple, et souvent à construire un orphelinat, un dispensaire médical, une école primaire, une école secondaire, parfois même comme dans Village de Dieu, à gérer une entreprise de fabrication de cercueils. Ainsi, une des petites églises du bidonville de Cité L’Éternel, nommée l’Église de Dieu Sanctifié par la Grâce, compte quelques 900 fidèles et supervise une école primaire qui rejoint 500 étudiants. Cette structuration impressionnante du sociocommunautaire s’effectue au rythme des ressources dégagées auprès des fidèles, des revenus provenant des activités connexes, parfois des dons d’églises étrangères, parfois de la captation de l’aide internationale.
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    Dans le bidonville de Village de Dieu (10 000 hab.) où on pénètre en franchissant l’une ou l’autre des grandes arches annonçant le nom du lieu, on recense un place publique éclairée, un terrain de football, une fontaine publique avec douches, un réseau d’électricité, 7 églises évangéliques dont une (l’Église du Rédempteur) occupe un impressionnant temple de 1000 places, des rues et ruelles bétonnées dotées de petits caniveaux.
    72ème Congrès de l’ACFAS Pdf

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    grandebretagneGRANDE-BRETAGNE et congorepubliqueCONGO

    PASTEURS GOUROUS -

    MIRACLES & GUERISONS


    Dans une église à l'est de Londres. Une sœur est venue à l'église avec une belle voiture cylindrée qu'elle venait de s'acheter. Après le culte, elle appelle le pasteur pour la bénir. Ce dernier arrive, commence à prier et, tout de go, se met à parler en langues. Ils vocifèrent des paroles et des mots que lui seul comprend. Lorsqu'il retombe de sa transe religieuse, il prophétise : la voiture a des démons. C'est sûr, dit le pasteur, que la personne qui la lui a vendu y faisait des pratiques sorcières et démoniaques. La sœur le croit sur les lèvres. Deux jours après, elle a un accident, puis des pannes régulières. Elle finit par donner raison au pasteur et abandonne la voiture auprès d'un mécanicien qui la récupère et l'utilise à ces jours.

    Un homme revient chez lui à la maison et se met à tabler. Il a juste le temps de soulever le couvercle d'un plat que sa femme sort de la cuisine en vociférant : « Cette nourriture est pour mon pasteur qui vient me rendre visite maintenant. Tu attends ». L'homme se fâche et casse les plats. La femme rétorque : entre mon pasteur et toi, je choisis mon pasteur. Un mois après, les deux divorcent.

    Au début était le pentecôtisme

    La nouveauté est apparue voici déjà trois décennies, à partir des USA d'où nous proviennent toutes les nouveautés. Au début, elles se faisaient appeler « des mouvements pentecôtistes » car l'effusion de l'esprit, avec le don de parler en langues, comme le jour de la pentecôte, semblait être leur action centrale. Un accent était mis sur le renouvellement de la vie du chrétien, le changement dans le comportement, des hommes et des femmes qui expérimentaient une autre expérience de Dieu dans leurs vies.

    Nouveaux pasteurs

    Tout tournait autour des nouveaux gourous, des pasteurs new look. Ils avaient reçu une vision et une mission spéciale de Dieu lui-même. Ils prêchaient l'évangile de Jésus-Christ. Ils baptisaient. Ils faisaient quitter Dieu et son culte des salles conventionnelles ou églises pour l'amener dans les lieux publiques : stades, carrefours, salle de cinéma. C'était la petite mode. Les nouveaux chrétiens se convertissaient aux sons des guitares, aux rythmes des danses. Le démon était chassé et poursuivi même dans les moindres coins et recoins où il se cachait. D'ailleurs, on semblait le voir partout. Le mouvement avait du succès et convertissait les « vieux » chrétiens fatigués d'avoir le salut par les sacrements. Ces nouveaux pasteurs étaient de vraies stars. Ils savaient haranguer. Ils savaient déplacer les foules, faute de ne déplacer les montagnes.

    Plus, on se perdrait à se retrouver dans la nouvelle hiérarchie dans les chefs de nos nouveaux pasteurs. On y perdrait son latin. Par quel coup de bâton magique on devient pasteur ? Comment saute-t-on pour devenir prophète ? Qui a préséance devant l'autre le bishop ou l'évangéliste ? Qui se font nommer Docteur et pourquoi ? Autant de questions sans réponses.

    Miracles et guérisons

    Le monde lui-même, fatigué de chercher toujours un salut matériel, devant la technologie avançant à un rythme vertigineux, avait trouvé dans ces nouvelles églises et ses nouvelles expressions religieuse, un salut. D'ailleurs, on ne parlait plus des « sectes », mot à connotation péjorative. Mais, on disait désormais, nouvelles églises. Là, on faisait une autre expérience des évangiles. Jésus Christ étant le même hier, aujourd'hui et demain. La foi renouvelée et renouvelle guérissait. Les miracles étaient visibles. On les cherche et on le quémande. On en faisait de vrais shows radiotélévisés. Les guéris témoignaient à qui voulait les entendre comment Dieu avait « opéré ». Comment quelque chose s'était produite dans leur vie et dans leur corps. Des maladies incurables avaient disparues.

    Les Églises mères

    Les Églises établies et conventionnelles, apparemment en perte d'adeptes, se sont vite fait envahir par la mycose. Une nouvelle mode. Même l'Église catholique, qu'on sait pour son orthodoxie légendaire, ne s'était pas empêché de commencer son « pentecôtisme catholique », en incluant bien sûr la Sainte Vierge Marie, les saints et bien sur l'obéissance au magistère, c'est-à-dire à la hiérarchie catholique héritée des apôtres. On parla alors du renouveau charismatique qui devait se faire conformément aux enseignements de l'Église.


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