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09.06.2008
LES EVANGELISTES. LA POLITIQUE ET DIEU
MAI 2008
Une découverte du fondamentalisme chrétien aux États-Unis et de ses réseaux de propagation.
En quatre étapes - recrutement de la base, formation d'une nouvelle élite dirigeante, collaboration avec les autorités et mise en place d'un réseau de personnalités choisies -, le documentaire analyse comment les extrémistes chrétiens ont réussi à devenir l'une des composantes les plus influentes de la société américaine.
Réalisateur: Claudia Willke
Effrayant !

Dans le film ARTE "A L'ECOLE DE DIEU", un des pasteurs que l'on voit est celui de JESUS CAMP : Ted Haggard
LISA GETTER of The Los Angeles Times, la journaliste qui parle de
cette étrange fondation occulte prête à accueillir avec plaisir OUSSAMA BEN LADEN
est celle-ci :
The Family appelée The Fellowship Foundation
ARTE - De la croisade à la contrition
MAI 2006
Un "moment christique" est au commencement de la carrière politique de George W. Bush. Alors que W., qui est encore un alcoolique patenté, émerge après une semaine passée à faire la tournée des bars, il se voit dans un miroir, tombe à genoux et supplie Dieu de lui venir en aide. Lui, le boit-sans-soif décide de se repentir. Le révérend Billy Graham, célèbre et charismatique prédicateur évangéliste (les "born-again christians") l’aide sur la voie de la rédemption, ils prient ensemble et parlent longuement de Dieu. Pour Bush, "le révérend Graham a semé dans son cœur les graines de la foi". Résultat, le plus puissant président du monde peut aujourd’hui affirmer : "En ce moment, je devrais être assis dans un bar du Texas, et non à la Maison Blanche. Si je suis ici, c’est pour une seule raison : j’ai rencontré la foi. " Et si les Américains aiment tant Bush, c’est parce qu’il est faillible et pieux, comme eux.
Dieu a porté Bush au pouvoir. Du coup, ce dernier se sent investi d’une mission divine quand il plaide pour l’envoi des troupes américaines en Irak. Plus la guerre approche, plus W. se prend pour un prédicateur inspiré : "Dieu m’a montré la voie, nous devons défendre notre pays et apporter la paix sur la terre", déclarait-il dans un discours à la nation. Juste avant le bombardement de Bagdad.
La rhétorique religieuse manichéenne a remplacé l’argumentation politique – ce qui peut sembler étrange à des oreilles européennes, surtout qu’en Irak, il n’est pas tant question de Dieu que d’or noir et d’intérêts économiques. Or on ne peut pas comprendre l’attitude des Américains dans la guerre en Irak si on ne considère pas la place tenue par la religion aux Etats-Unis.
En effet, 84 % des Américains se disent croyants, alors qu’une part infinitésimale se revendique athée. La religion est toute puissante et conditionne toute la vie de la société : de la famille à la politique, et même, on l’a vu, dans le choix d’une campagne militaire. A l’opposé de notre vision de la politique, qui sépare strictement le pouvoir séculier et l’Eglise, la religion modèle les sphères d’intérêt à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Depuis toujours en Amérique, christianisme et nouvel ordre mondial sont étroitement liés. Vivre les utopies, concrétiser les idéaux libéraux et les exporter vers les autres pays – voilà le projet des Américains. Les Etats-Unis se considèrent comme le « God’s own country » et la mission de George W. Bush, libérer l’Irak de Saddam Hussein par la violence, fait partie de son devoir chrétien d’améliorer le monde.
La guerre en Irak, un des chapitres de l’apocalypse
D’après une enquête du magazine Time, 53 % des Américains se disent « intégristes ». Les Eglises indépendantes, les « born-again christians », les pentecôtistes et les charismatiques sont en pleine ascension. Tous ces groupes évangéliques ont ainsi vu le nombre de leurs adhérents faire un bond de près de 20 %. Ils attendent le retour de Jésus et l’Apocalypse décrite dans le Nouveau Testament. Pour la majorité de ces chrétiens conservateurs, le 11 septembre 2001 a mis en branle un processus qui aboutira à la fin du monde et à l’avènement du royaume de Dieu – à leurs yeux, la guerre en Irak n’est qu’une étape.
Ils ne sont pas encore majoritaires aux Etats-Unis, mais ils détiennent le pouvoir politique. Et c’est cette droite chrétienne qui a porté Bush à la Maison Blanche. Leurs voix ont fait pencher la balance lors des dernières élections présidentielles.
Le lobby des télévangélistes
Le poids des intégristes sur la politique intérieure et étrangère américaine est énorme et ne cesse de grandir. A coup de centaines de milliers de dollars, ils forment de jeunes journalistes et travailleurs pour la base, participent à des talk-shows très regardés et font un travail de lobbying au Congrès. Les télévangélistes réalisent des audiences records – ils sont des millions devant leur poste quand Jerry Falwell, de l’ultraconservatrice Convention Baptiste du Sud, s’en prend publiquement, dans une intervention haineuse, aux homosexuels, aux pro-avortements, aux juifs et aux musulmans. Pour rédiger ses discours, Bush a en outre jeté son dévolu sur un diplômé du Wheaton-College, la pépinière des prédicateurs.
Rien d’étonnant donc que, selon un sondage de l’institut indépendant Pew Research, 77 % des évangéliques américains approuvent la guerre en Irak. Richard Lang, président de la commission d’éthique et de liberté religieuse de la Convention Baptiste du Sud a ainsi déclaré : "Il faut punir le mal et récompenser le bien. L’heure de la violence a sonné."
Les Eglises font acte de contrition
Entre-temps, la croisade de l’Amérique contre l’axe du mal a tourné à la contrition. Plus de deux mille soldats tués, les scandales de la torture dans les prisons d’Abu Ghraib et à Guantanamo – bref, ce qu’il faut bien appeler le fiasco de la politique de Bush au Moyen-Orient, a ébranlé les Américains, et les intégristes chrétiens. Ils ne sont plus qu’un tiers aujourd’hui à approuver l’intervention militaire en Irak, et 60 % des Américains déclarent dans un sondage Gallup que la guerre ne valait pas tous ces sacrifices.
D’autres Eglises, dont l’Eglise catholique, avaient (timidement) condamné la croisade de Bush dès 2003. Les évêques catholiques avaient rédigé des lettres pastorales contre la guerre d’invasion en Irak, mais plus de la moitié des 60 millions de catholiques soutenaient Bush. D’après le Pew Research Institute, ils étaient 62 % à approuver l’option militaire. La plupart des opposants à la guerre sont d’ailleurs issus des rangs des protestants afro-américains et des athées, qui sont aussi les rares à organiser des manifestations.
Même l’Eglise méthodiste a elle aussi pris ses distances avec son éminent membre, George W. Bush. En octobre 2005, 95 évêques méthodistes ont, dans une prise de position, reconnu leur "complicité" dans une invasion qu’ils jugent désormais "injuste et amorale". Ils n’auraient pas protesté suffisamment fort contre une guerre "que les Etats-Unis ont lancée et qu’ils n’auraient jamais dû faire" et au cours de laquelle "des milliers de vie ont été sacrifiées et des centaines de milliers de dollars gaspillés."
Enfin, la conférence américaine des Eglises, qui participait à l’assemblée générale du conseil œcuménique des Eglises (COE) en février dernier à Porto Alegre, a reconnu sa complicité dans la guerre. Parmi les signataires, on trouve des luthériens, des méthodistes, des presbytériens et des Eglises orthodoxes pour la paix. L’administration Bush a semé la terreur dans d’autres pays, lit-on. "Nous pleurons tous ceux que la guerre a tués ou blessés. Nous constatons à notre grande honte que des abus ont été commis en notre nom."
La fin de l’innocence
Même si Bush a perdu son innocence morale aux yeux de beaucoup, y compris dans les rangs intégristes, certains s’accrochent encore à la guerre, qu’ils jugent juste. Comme le prédicateur Jerry Falwell : récemment encore, il déclarait à la télévision que la guerre en Irak se déroulait "pretty well", autrement dit "assez bien". Ce qu’on montre sur CNN serait mensonge. La chaîne Fox montrerait une toute autre image de la guerre. Précision : Fox, réputée pour son conservatisme, diffuse les émissions de Falwell…
VIDEO George W. Bush sous l'emprise de Dieu part 1
VIDEO George W. Bush sous l'emprise de Dieu part 2
VIDEO George W. Bush sous l'emprise de Dieu part 4
Critique : Reposant sur le recueil de témoignages et de nombreuses images d’archives, ce documentaire met en lumière les manipulations, les contrevérités et les alliances du clan Bush qui se sont succédées à la tête de la plus grande puissance mondiale. Focalisant d’entrée de jeu sur la première élection de G.W. Bush en 2000, William Karel démonte rigoureusement et progressivement la stratégie de pouvoir du Président des Etats-Unis et de son administration. Dans un second temps, en prolongement de ses premiers constats, l’auteur remonte dans le passé des premières exactions de la famille Bush. Du fait d’une enquête particulièrement sérieuse, dans laquelle chaque élément est savamment expertisé, recoupé, « Le Monde selon Bush » relègue « Fahrenheit 9/11 » de Michael Moore au rang de document grossièrement propagandiste.
A l’origine du film, le producteur Jean-françois Lepetit avait lu les ouvrages passionnants d’Eric Laurent, « La guerre des Bush » et « Le monde secret de Bush », des enquêtes minutieuses qui l’ont intimement convaincu de la constitution d’un projet filmique. L’un des maîtres du documentaire historique, William Karel, spécialiste notamment des Etats-Unis (« Les Hommes de la Maison Blanche », « CIA: Guerres secrètes ») est contacté pour finaliser un documentaire. Ce dernier détache ainsi, sur la centaine de points abordés dans les livres d’Eric Laurent, une quinzaine de faits édifiants : le « messianisme » de G.W. Bush, ses mensonges réguliers, ses ignorances ou les vérités « omises » pour rallier l’opinion américaine à sa cause dans le but d’une guerre déclarée à l’Irak, sa farouche volonté de faire taire toute critique au nom d’un patriotisme sacro-saint, les erreurs et les mystifications des hommes du Président, Dick Cheaney en première ligne, le harcèlement de Hans Blix, l’acharnement contre Joe Wilson et sa femme (agent de la CIA dont l’identité est mise à jour et de ce fait, sa carrière brisée) etc.… Chaque révélation confine au sordide et ce, indiscutablement.
Karel organise le montage d’extraits d’interventions de G.W.Bush et de ses hommes tout au long de leur « campagne » guerrière. En parallèle il ordonnance avec une scrupuleuse attention les entretiens qu’il a tournés. Ses témoins ne sont pas les moindres : Richard Perle et Dick Cheaney (Conseillers de G.W. Bush), James Woolsey (ancien Directeur de la CIA), Robert Baer et Robert Steel (anciens agents de la CIA), David Frum (Conseiller de G.W. Bush), Michael Ledeen (Conseiller de Ronald Reagan) etc.
Le spectateur fait ainsi clairement le constat de la nécessaire et volontaire « confusion » agencée par les « faucons » pour mentir délibérément au peuple américain: prêter au visage d’Oussama Ben Laden, les traits de Saddam Hussein puis foncer, en dépit de tout feu vert international, dans un conflit armé en Irak. Les images rapportées de l’intervention du sénateur Robert C. Byrd qui fustige la politique de G.W.Bush, le 12 février 2003 sont particulièrement touchantes : l’octogénaire se pique d’une colère furibonde face au silence dramatique d’une assemblée ayant confié ses pleins pouvoirs à un Président qui a pour but de ravager, sans preuves tangibles, un peuple composé à 50% d’individus de moins de quinze ans.
Dans une seconde partie, William Karel poursuit son film en pistant les liens inavoué de G.W.Bush avec l’Arabie Saoudite, fait état que le futur Président des Etats-Unis a bien été sauvé financièrement de la faillite par des banquiers saoudiens, qu’il a côtoyé le frère d’Oussama Ben Laden, lui qui, présent sur le sol américain le matin du 11 septembre 2001 pourra s’envoler avec toute sa famille sur autorisation exceptionnelle, alors que tout avion est interdit sur le territoire américain…
Karel s’intéresse aussi au père de G.W.Bush, démontre que sous son mandat, soixante souches d’armes biologiques ont été « plus ou moins » livrées par les Etats-Unis à Saddam Hussein et révèle enfin, les ambiguïtés du grand-père Prescott Bush, condamné en 1942 par Roosevelt, d’acte de collaboration avec des… entreprises nazies.
Tour à tour, l’auditeur est absolument saisit face à l’accumulation des faits à charge contre la famille Bush et rien ne lui permet de remettre en cause le sérieux de toutes ces allégations. Contraints ainsi à la divulgation de « l’inimaginable » (d’autres ont affirmé qu’il s’agissait là de pure propagande anti-Bush), le spectateur convaincu du « Monde selon Bush » considérera dès lors la diffusion de l’oeuvre comme essentiel et portera un regard plus que jamais circonspect au derniers faits et gestes du superpuissant "Monsieur Bush", depuis sa récente réélection.
Olivier Bombarda

Un film de William Karel en collaboration avec Eric Laurent auteur de La guerre des Bush et Le monde secret de Bush (Editions Plon)
VIDEO PREMIERE PARTIE :VIDEO DEUXIEME PARTIE :
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JOHN MAC CAIN

et son "conseiller spirituel"
ROD PARSLEY
PressTV, le 13 mars 2008
Rod Parsley, un évangéliste prêchant à la télévision (photo de droite), conseiller spirituel de McCain et son allié clef dans l'Ohio, a appelé à l'éradication de l'islam en tant que « fausse religion. »
Le sénateur John McCain a acclamé Parsley, tandis que le pasteur de la géniale église de l'Ohio appelait les chrétiens à « guerroyer » contre l'Islam pour le détruire.
Le 26 février, McCain apparaissait à un rassemblement de sa campagne à Cincinnati en compagnie de Rod Parsley, un pasteur de la World Harvest Church (Église des moissons mondiales) de Colombus. Au cours de la manifestation, McCain a qualifié de « guide spirituel » le ministre évangélique.
Parsley, meneur d'une congrégation forte de 12.000 membres, a pondu plusieurs livres décrivant ses vues fondamentalistes religieuses.
Dans le chapitre Islam: The Deception d'Allah de son livre The 2005 Silent No More, Parsley informe d'une « guerre entre l'islam et la civilisation chrétienne. »
Il traite aussi l'Islam de « religion de l'anté-Christ, » en exhortant les États-Unis à lancer une nouvelle croisade pour l'éradiquer.
Dans le passé, l'église de Parsley a été accusé de participer à des activités partisanes pro-républicaines en violation à son statut d'exemption fiscale.
Les relations entre McCain et Persil sont sensible politiquement. En 2004, l'église de Parsley a été crédité de rabattage aux urnes pour George W. Bush des électeurs chrétiens fondamentalistes.
Original : http://www.presstv.com/detail.aspx?id=47232
Traduction libre de Pétrus Lombard
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Quand un catholique critique McCain
Bill Donohue, président de la Ligue catholique, critique aujourd’hui John McCain, lui reprochant d’avoir accepté le soutien du télévangéliste texan John Hagee, qui a déjà qualifié l’Église catholique de «grande putain» et d’«antéchrist».
Le sénateur Obama a rejeté le soutien de Louis Farrakhan, un autre intolérant. McCain devrait suivre son exemple et rejeter l’appui de Hagee», a déclaré Donohue dans un communiqué.
McCain est apparu aujourd’hui aux côtés du pasteur controversé. Il n’a pas encore réagi à la critique de Donohue.
THE TRAIL
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John McCain
Liaisons venimeuses
Le 29 février, John McCain recevait à San Antonio au Texas l’appui du Révérend John Hagee. Le vote des évangélistes est incontournable dans le Sud mais McCain se serait sans doute bien passé de celui-là.
Auteur d’ouvrages prophétiques, John Hagee prétend que la Nouvelle-Orléans a été frappée par l’ouragan Katrina à cause des droits des Gays, et que l’Eglise catholique est une « secte, la pire pute de Babylone »... Dans son livre « Jerusalem Countdow : a warning to the world » (compte à rebours pour Jérusalem : avertissement au monde) basé sur une interprétation délirante de la Bible, il prédit qu’une coalition arabo-russe attaquera Israël. Dieu interviendra pour sauver l’Etat Hébreux en frappant de la foudre les assaillants. En conséquence, l’Antéchrist, incarnée par le président de l’Union Européenne, provoquera une confrontation entre la Chine et l’Occident au sujet d’Israël. De cet affrontement, Armageddon, viendra le second avènement du Christ…
Critiqué par les catholiques pour avoir accepter ce soutien, John McCain a répondu qu’il n’avait pas à partager toutes les opinions de ceux qui l’appuient.
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19:25 Publié dans EVANGELIQUES ET USA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EVANGELIQUES; POLITIQUE, USA, DIEU, BUSH



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