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04.05.2007
"JESUS CAMP" ENDOCTRINEMENT DES ENFANTS
Réalisé par Heidi Ewing, Rachel Grady
Avec Becky Fischer, Mike Papantonio
Film américain. Genre : Documentaire Durée : 1h 25min. Année de production : 2006
Distribué par Haut et Court
Synopsis
Les familles que vous verrez dans le film représentent une force électorale influente qui fait de plus en plus entendre sa voix dans la vie culturelle et politique américaine.
Elles préparent non seulement le retour de Jésus, mais elles s'apprêtent également à "reprendre le pouvoir en Amérique au nom du Christ", entraînant avec elles leurs enfants.
Des enfants qui attendent de recevoir la parole divine, et s'agitent, en transes, comme possédés, quand l'Esprit-Saint parle en eux ; des mômes qui maudissent Harry Potter - parce qu'un héros sorcier est une chose sacrilège ; des gamins qui vénèrent le leader de leur pays, et embrassent son effigie en carton.
"Jesus Camp", c'est le titre d'un documentaire sur un camp d'été ultraprotestant, qui forme des enfants à devenir des soldats du Christ. Et ça fait peur.
C'est une femme, le Pasteur Becky Fischer, qui dirige le programme "Kids on fire summer camps“. Elle a accepté de laisser filmer ses activités, "pour atteindre et sauver d'autres personnes". Heidi Ewing et Rachel Grady, les deux réalisatrices voulaient montrer à quel point la foi et la politique sont entrelacées en Amérique.
Les enfants, tous âgés d'une dizaine d'années, se voient offrir un lavage de cerveau fondamentaliste. On les voit prier une photo de George W. Bush ou pleurer pour que l'avortement soit interdit. Un des enfants ne va pas à l'école et est éduqué par sa mère à la maison, laquelle affirme que "la science ne prouve rien". Tous les enfants du camp veulent devenir missionnaires.Becky Fischer, qui a l'air totalement fanatique, assume et compare même son camp à ceux des extrêmistes islamiques: "Sur 6 milliards de personnes, ll y a un tiers d'enfants de moins de quinze ans. C'est là dessus que l'on doit se concentrer. Nos ennemis le font déjà. Je veux voir nos jeunes aussi engagés dans la cause de Jésus que les jeunes musulmans le sont pour l'Islam. Je veux qu'ils soient prêts à donner leur vie pour l'Evangile, parce que nous détenons la vérité."
On peut se faire une idée avec le trailer du film, assez éloquent. Ca commence par une femme qui dit: “Il y a deux catégories dans le monde: ceux qui aiment Jésus et ceux qui ne l'aiment pas" Il se termine par un plan sur Fischer criant aux gosses: “C'est la guerre ! Est-ce que vous voulez en être ?" Le film sort le 6 octobre aux Etats-Unis.
SITE OFFICIEL : http://www.jesuscampthemovie.com/
Le film suit ces enfants dans le camp pendant qu’ils rectifient leurs cadeaux prophétiques et sont enseignés de la façon de ramener l’Amérique au Christ. Le film est un premier regard sur un camp d’entrainement intense, qui recrute des enfants chrétiens “born-again” pour les faire devenir une part active du futur politique de l’Amérique._________________________________________________________________________________________________
Des enfants qui attendent de recevoir la parole divine, et s'agitent, en transes, comme possédés, quand l'esprit-saint parle en eux; des mômes qui maudissent Harry Potter - parce qu'un héros sorcier est une chose sacrilège; des gamins qui vénèrent le leader de leur pays, et embrassent son effigie en carton... Non, on n'est pas dans une madrassa au Pakistan, mais dans un "summer camp" du Nord Dakota, aux Etats-Unis.
Il s'agit d'un documentaire saisissant, Jesus camp, réalisé par deux cinéastes, Heidi Ewing et Rachel Grady, qui ont suivi l'éducatrice prosélyte d'une église évangéliste américaine, Becky Fisher, dans son travail d'embrigadement quotidien (dans un bled du Missouri) et estival (dans le "camp de Jésus" en question). Pas de commentaire ; les images, terrifiantes, de décervelage parlent d'elles-mêmes : c'est l' équipe d'éducateurs chassant le démon des ordinateurs, micros et autres équipements qui serviront durant le stage d'été; c'est une petite fille de 9 ans qui écoute du hard-rock chrétien et cherche un métier où elle pourra convaincre les gens d'épouser la voie du seigneur; etc.
Intelligemment, le seul contrepoint du film - qui d'une certaine manière nous laisse la liberté de juger ce qu'on voit à l'écran - vient d'un avocat célèbre aux Etats-Unis, Mike Papantonio, qui attaque l'obscurantisme, en constante progression dans son pays, dans une émission de radio : il est lui-même chrétien, mais ne retrouve aucune des valeurs de sa foi dans ce lavage de cerveau généralisé. Les chiffres qu'il donne sont saisissants : un quart de la population américaine serait désormais composée de "reborn christians", ces croyants que le seigneur a visités - là plupart du temps avant l'âge de 13 ans - et qui ont fait de leur foi un mode de vie. Un certain nombre d'entre eux refusent d'envoyer leurs enfants dans les écoles, publiques ou privées, et leur prodiguent eux-mêmes un enseignement où le créationnisme - cete réfutation du darwinsime - est en bonne place. "Les enfants ! Une génération clé pour notre pays, dit sans honte Becky Fisher. C'est entre sept et neuf ans qu'ils sont le plus réceptifs à notre enseignement."
Mike Papantonio n'a pas tort en parlant d'une armée (du Christ) en train de livrer une "guerre culturelle"... 80% des Evangélistes ont soutenu Bush, et le président de l'Association des Eglises Evangélistes, Ted Haggard - interviewé dans le film - s'entretient tous les lundis avec le président et son entourage. Parents et enfants du Jesus Camp forment ainsi une escouade de militants dociles. Par exemple "Pro-life", comme on dit aux Eats-Unis, c'est-à-dire contre l'avortement. Pendant le tournage de ce documentaire, toute la comumnuauté évangéliste attend que soit confirmée la nomination à la Cour suprême - sur proposition de Bush - du juge Samuel Alito, connu pour ses positions anti-avortement. On prie, on pleure, on manifeste : les charmants bambins deviennent des fous de Dieu, militants fanatiques et décervelés...
Aux Etas Unis, même si cela a été imaginé au départ par des parents qui souhaitaient "déscolariser" leurs enfants, environ 80% des enfants suivent un programme ultra-religieux.
J'ai eu la chance de travailler avec l'un des spécialistes du phénomène homeschooling.
C'est ainsi que j'ai appris qu'il avait été complètement récupéré par les parents intégristes qui trouvaient les écoles chrétiennes trop "libérales" (liberté de pensée) et pas assez centrées sur une vision du monde "biblique".
En outre, cela permet d'occuper les femmes qui dans ces familles sont censées rester au foyer.
Aux E.U., même si cela a été imaginé au départ par des parents qui souhaitaient "déscolariser" leurs enfants, environ 80% des enfants suivent un programme ultra-religieux. (*)
Il existe toutes sortes de magazines pour les parents, que l'on trouve dans les bibliothèques municipales où les enfants homeschooled (religieux ou pas) passent beaucoup de temps.
Honnêtement j'ai essayé d'en lire mais j'ai eu la nausée au bout de 10mn.
Les enfants ont généralement un très bon niveau scolaire, puisque leur formation est personnalisée et fondée sur l'accès à l'écrit.
Evidemment d'un point de vue esprit critique, qu'on soit "homeschooled" ou élève d'une école intégriste, on est loin du compte.
Mais les enfants intégristes peuvent continuer leurs études dans des universités intégristes suivies d'études de droit ou de commerce elles aussi intégristes, comme cela ils n'ont jamais à se remettre en question.
Et question formation de l'esprit critique, beaucoup de cours de l'école américaine publique sont loin du compte aussi.... (les enseignants sont embauchés par la ville, donc ils ne peuvent pas faire de vagues au cas où une opinion déplairait à quelqu'un dans la classe.)
Il existe en gros trois formes de homeschooling:
. protestation contre la "décadence humaniste" de la société = intégristes chrétiens
. protestation contre le consummérisme de la société américaine = profs, bobos, intellos
. protestation contre le niveau de l'école locale et refus/impossibilité d'inscrire dans une école privée = un peu des deux groupes ci-dessus
A savoir : il n'y a pas de 'dérogation' possible.
On va dans l'école de son quartier, point, sauf dans les très grandes villes qui ont des écoles spécialisées avec tests d'admission. Donc si l'école ne "convient" pas, les parents n'ont le choix qu'entre une école privée (le 'sous contrat' n'existe pas, donc ça coûte au moins 1000 dollars par mois) et le homeschooling.
Vous trouvez qu'une école primaire avec 900 enfants, c'est trop grand ?
Tant pis pour vous.
Vous pensez que votre enfant devrait avoir droit à des récréations?
Désolé, l'école n'en propose pas.
Vous accepteriez de mettre votre enfant dans une école où les chatiments corporels (coups de bâton) sont utilisés - cas fréquent dans la moitié du pays ?
Si non, voila, vous êtes des parents "homeschoolers".
Il y a aussi un petit groupe de parents "homeschoolers" parce que leurs enfants ont des besoins particuliers :
Quoique les écoles américaines aient l'obligation légale de donner à chaque enfant ce dont il a besoin, qu'il soit autiste, aveugle, atteint du syndrome de Down, ou "présentant des problèmes graves de comportement", certaines écoles n'ont pas le budget, notamment pour le personnel.
(Honnêtement, les écoles font de gros gros efforts pour intégrer tous les enfants; de ce côté-là c'est assez triste en France.)
Sans compter les élèves qui ont été renvoyés parce qu'ils avaient apporté des armes à feu à l'école donc sont "homeschooled" de force; ils n'ont droit qu'à une heure par jour (voire par semaine) avec un tuteur mais sont obligés d'être chez eux aux heures scolaires.
Les écoles américaines peuvent être très dures pour les enfants non-conformistes, donc le "homeschooling" est aussi une solution pour eux: enfants de familles athées, adolescents homosexuels ou considérés comme tels, enfants qui s'intégrent mal et se font maltraiter...
Le homeschooling devient alors un recours, une protection de la part de parents qui ne savent pas quoi faire pour protéger leur enfant.
Il y a même des parents qui décident de "homeschool" leurs enfants parce que l'instit a repéré des bleus suspects... (Ben oui, dans la Bible on dit "qui aime bien châtie bien" et l'instit. attaque leurs convictions religieuses !)
Tout un système a été mis en place pour que ce soit vraiment une forme d'école parallèle.
On a la crainte que les enfants deviennent asociaux, ne puissent s'entendre avec les autres: pour que les enfants ne soient pas coupés des autres ils font plein d'activités, souvent organisées par les églises, qui aux USA sont comme des MJC françaises (avec terrains de jeux, piscine, grandes salles pour les cours de caté); ils passent beaucoup de temps dans les bibliothèques, et les districts scolaires n'ont pas le droit d'exclure les enfants "homeschooled" des programmes extrascolaires donc de 15h00 à 17h30, ils peuvent faire du sport ou participer à des clubs avec les enfants de l'école publique.
Donc ces enfants ont droit à un programme scolaire particulier, comme du temps des précepteurs, avec des activités à côté.
Certains enfants sont très épanouis parce qu'ils gèrent leur temps et "perdent" moins de temps dans des activités stupides (équivalent du coloriage - comme le programme scolaire est pensé pour l'enfant "moyen", la moitié des enfants "tuent le temps" en classe puisqu'ils sont plus rapides.)
Dans les familles intégristes, l'on apprend la Bible par coeur verset par verset, on fait des maths en comptant les talents ou les âmes sauvées par de courageux missionnaires, on fait des expériences "scientifiques" pour "prouver" que la prière aide la guérison du rhume, et où la littérature est confinée aux auteurs chrétiens (pour ne pas se voir reprocher le racisme, on s'assure qu'il y a des chrétiens de toutes les couleurs et des auteurs classiques de différents pays.
Par exemple, on va lire Chateaubriand ou Boileau mais pas Voltaire, mais on a fait un auteur français.)
A savoir que dans le Sud, la période dite de "l'intégration" (illégalité de la ségrégation dans les années 1970) a vu fleurir des écoles chrétiennes intégristes où comme par hasard tous les élèves étaient blancs.
"Hélas", comme la diversité des publics est obligatoire et toute pratique disciriminatoire mènerait à la fermeture de l'école, les "petits blancs" ont vu leurs écoles "envahies" par les "singes" et en ont retiré leurs povreu petits.
D'où le homeschooling chrétien du Sud, pas joli-joli dans les motivations.
Dans le Nord-Est et dans les villes universitaires, il s'agit parfois de parents qui refusent les diktats de la loi Bush "no child left behind" ("Aucun enfant sur le carreau"). Celle-ci impose des QCM à outrance à tous les enfants du CE1 à la 5e scolarisés dans le public. Si l'école n'améliore pas ses résultats et ne fait pas en sorte que les enfants de familles défavorisées s'améliorent en proportion des autres, l'école est fermée et les enseignants renvoyés. Le résultat c'est qu'on a carrément supprimé les récrés dans 40% des écoles primaires et presque tous les collèges pour les remplacer par des entrainements quotidiens aux QCM.
(enseignante aux USA)
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RESUME
La polémique est déjà là. Faut-il juger d’un mouvement général à partir d’un micro-exemple, comme cette école dirigée par le pasteur Fischer, au fin fond du Dakota du Nord ? Evidemment non.
Sauf qu’il y a une image plus que dérangeante : celle de gamins priant devant un poster du président Bush. La collusion entre religion et politique, entretenue à dessein par l’équipe gouvernante en place à la Maison Blanche, mène à ces dérives inadmissibles
Pasteur Fisher : “Je veux les voir établir leurs vies pour l’Evangile aussi radicalement qu’ils le font au Pakistan, en Israel et en Palestine, et dans tous ces différents endroits.”
Le garçon : “Vous savez beaucoup de personnes meurent pour Dieu et tout ça, et n’ont pas même peur…”
La petite fille : “Nous essayons d’être des combattants, seulement d’une façon plus marrante.”
Le risque ?
Une vision radicalisée des faits de société, notamment pour ce qui touche à l’avortement, à l’enseignement de la science ou encore au mariage gay, dès le plus jeune âge.
Une maman : “Il y a deux types de personnes dans le monde, celles qui aiment Jésus et celles qui ne l’aiment pas.”
Un gamin : “Je sens vraiment que nous sommes la génération clé pour le retour de Jésus.”
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Jesus Camp II (suite)
Le camp d’été religieux, objet du documentaire Jesus Camp, va être fermé pour plusieurs années. Information du Seattle Times.
La faute en revient à Ted Haggard.
Prêcheur évangéliste de son état, il apparait le temps d’une scène dans le documentaire.
On le voit en plein sermon, dans une haineuse charge anti-gay :
“La Bible est le mot de Dieu…. C’est écrit dans la Bible. Nous n’avons pas besoin d’une assemblée générale pour décider ce que nous devons croire… à propos des activités homosexuelles.”
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Seulement voilà, comme dit la pub, “life comes at you fast”.
Même le plus féroce des prêcheurs ne peut être un modèle de vertu sur Terre. Ted Haggard paie maintenant très cher pour apprendre cette vérité, que le bon sens commun lui aurait appris, sans avoir à s’appuyer sur un quelconque ouvrage écrit il y a bien longtemps.
Voilà, Tedd avait depuis 3 ans des rendez-vous privés avec un masseur personnel, Mike Jones. Et avec lequel, hé hé, il était engagé dans des rapports homosexuels. Tout en prenant de la méthamphétamine. Well done.
Evidemment, notre cher pasteur a d’abord nié farouchement, expliquant être fidèle à sa femme. Avant de tout avouer et de reconnaitre ses penchants homosexuels :
“The fact is I am guilty of sexual immorality. And I take responsibility for the entire problem. I am a deceiver and a liar. There’s a part of my life that is so repulsive and dark that I have been warring against it for all of my adult life,” he said.
“Je suis coupable d’immoralité sexuelle. Il y a une partie de ma vie qui est tellement répulsive et noire que j’ai dû me battre contre elle toute ma vie d’adulte.”
Enfin, il a sa façon toute personnelle d’avouer. Accepter son homosexualité pour vivre en harmonie avec lui-même, semble être au-dessus de ses forces, vraisemblablement.
Tout le mérite de ces révélations revient à Mike Jones, qui a déclaré se sentir en colère face à quelqu’un qui prêche contre le mariage gay et qui a, en coulisses, des relations homosexuelles.
Le brave pasteur ajoutait dans l’extrait, s’adressant à la caméra :
“je sais ce que tu as fait hier soir. Si tu m’envoies 1000 dollars je ne le dirai pas à ta femme.”
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Jesus Camp III (suite) Retour en grâce
Ted Haggard est guéri.
Le pasteur moralisateur sort enfin de l’enfer du doute après une cure spirituelle et l’affirme haut et fort : il est “complètement hétérosexuel.” De quoi rassurer tout le petit monde bien-pensant :
DENVER - One of four ministers who oversaw three weeks of intensive counseling for the Rev. Ted Haggard said the disgraced minister emerged convinced that he is “completely heterosexual.”
Haggard also said his sexual contact with men was limited to the former male prostitute who came forward with sexual allegations, the Rev. Tim Ralph of Larkspur told The Denver Post for a story in Tuesday’s edition.
“He is completely heterosexual,” Ralph said. “That is something he discovered. It was the acting-out situations where things took place. It wasn’t a constant thing.”
Rappelez-vous.
Ted Haggard est devenu célèbre pour avoir dénoncé l’homosexualité dans une scène choc du documentaire “Jesus Camp“, pour ensuite admettre ressentir lui-même des pulsions sexuelles “immorales” sous la pression des révélations de son “masseur personnel”, quelques semaines plus tard.
Le voilà donc guéri. Il envisage même de reprendre ses études et de passer un master en psychologie, avec sa femme.
Et comme charité chrétienne commence par soi-même, les membres de sa congrégation de Colorado Springs se sont déclarés fiers et heureux de son retour. Huh, huh. Pas vraiment en fait.
Il lui ont surtout conseillé de partir, de quitter la ville, tout simplement :
Another oversight board member, the Rev. Mike Ware of Westminster, said the group recommended the move out of town and the Haggards agreed.
“This is a good place for Ted,” Ware said. “It’s hard to heal in Colorado Springs right now. It’s like an open wound. He needs to get somewhere he can get the wound healed.”
It was also the oversight board that strongly urged Haggard to go into secular work.
Et par une bien étrange coïncidence, HBO a diffusé dernièrement un documentaire, Friends of God, dans lequel Ted Haggard fait une apparition remarquée , un an avant les faits que nous connaissons aujourd’hui.
Il y explique comment la vie sexuelle des chrétiens évangéliques est particulièrement intense (mesdames, orgasme garanti à tous les coups, au rythme d’un par jour minimum !)
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L’exploitation politique des enfants de familles évangéliques
Le documentaire "Jesus Camp" s'interroge sur les méthodes d'éducation auxquelles sont soumis de jeunes Américains, au nom de Jésus
Jesus Camp, de Heidi Ewing et Rachel Grady
Documentaire américain, 1 h 25
Terrifiant et inquiétant. Ce sont les mots qui viennent à l’esprit après avoir vu ce documentaire filmé dans quelques familles évangéliques américaines du Kansas. Des familles où les enfants, dès 4-5 ans, sont endoctrinés intellectuellement et manipulés émotionnellement afin de préparer le retour du Jésus et « reprendre le pouvoir en Amérique au nom du Christ ».
Le documentaire montre successivement une mère enseigner le créationnisme à son fils Levi (bon nombre d’évangéliques retirent leurs enfants de l’école pour prendre eux-mêmes en charge leur éducation) ; ou Rachel intimer l’ordre à sa boule de bowling « au nom de Jésus » de renverser le plus grand nombre de quilles ; ou encore des scènes d’hystérie collective, lors d’un camp biblique dans le Dakota du Nord, avec des enfants qui pleurent et hurlent leur refus de l’avortement, leur haine de Satan, et leur désir de voir des juges vertueux à la Cour suprême…
80 millions d’Américains évangéliques
« Ces enfants sont la génération clé pour que Jésus revienne », estime Becky Fischer, pasteur pour enfants depuis une quinzaine d’années, convaincue qu’ils manifestent la puissance de Dieu et constituent un « réservoir encore inexploité de futurs ministres de l’Évangile ».
Le film est intelligemment ponctué par les apparitions de Mike Papantonio, animateur d’une radio chrétienne et avocat, qui tente avec pertinence de rappeler le véritable message évangélique – le Sermon sur la montagne, le non-jugement, la compassion… –et de démontrer, avant qu’il ne soit trop tard, la dangerosité de ces 80 millions (25 %) d’Américains évangéliques dont l’influence politique n’a cessé de croître depuis l’élection de George W. Bush.
La scène où les enfants sont invités à bénir une silhouette grandeur nature d’un George Bush en carton est édifiante… À quoi ressembleront les États-Unis quand la génération des Levi et Rachel sera devenue adulte ?http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2300612&a...
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JESUS-CAMP N'EST PAS UN CAS ISOLE !
D'autres enfants precheurs :
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21:05 Publié dans ABUS SPIRITUELS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : DIEU, JESUS-CAMP, ENDOCTRINEMENT, ENFANTS, EVANGELIQUES, FONDAMENTALISME, SECTES














Commentaires
Merci pour cette note si complète.
Ce documentaire est tout simplement choquant et semble tellement irréel.
A bientôt
Ecrit par : Stella | 04.05.2007
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